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Vie financière

07 juin 2018

Vous voulez acheter une maison en 2018? Voici ce que vous devez savoir

L'achat d’une maison en 2018 représente un défi, mais les conseils qui suivent vous aideront à atteindre cet objectif.

«Le souhait d’accéder à la propriété fait partie de notre culture. L’acquisition d’un logement permet aussi de constituer un patrimoine», affirme le gouverneur de la Banque du Canada, Stephen Polz. L’accès à la propriété est un objectif financier pour bien des gens, mais en 2018, ce rêve peut sembler inaccessible.

Le marché de l’habitation en 2018 : hausse des taux d’intérêt et nouvelles règles

Le gouvernement fédéral et plusieurs gouvernements provinciaux ont récemment mis en place de nouvelles règles hypothécaires qui rendent l’achat d’une maison plus difficile, surtout pour les acheteurs d’une première maison. Ceux dont la mise de fonds se chiffre à moins de 20 % doivent répondre à une série de nouveaux critères et se soumettre à des conditions de «simulation de crise». Une étude récente de la société immobilière Re/Max (en anglais seulement) found that one in three would-be Canadian homebuyers are passing on buying a home because of the new stress-test rules.

Les taux d’intérêt sont aussi une préoccupation importante des acheteurs et des propriétaires. Le taux directeur de la banque centrale, ou «taux du financement à un jour», s’établit actuellement à 1,25 %. En avril, la Banque du Canada a décidé de ne pas l’augmenter, mais les analystes prévoient qu’une hausse aura lieu plus tard cette année. C'est une donnée importante puisque le taux du financement à un jour sert de référence pour les prêts hypothécaires des particuliers.

La hausse du coût des maisons au Canada

«Les nouvelles règles [de simulation de crise], la remontée des taux d’intérêt et la ‘‘confiance plus faible’’ à l’égard du marché de l’habitation ont concentré l’attention des acheteurs potentiels sur les maisons dont le prix se situe dans le tiers inférieur du marché», indique Don Campbell, auteur et analyste immobilier membre du Real Estate Investment Network (REIN). «Tout cela a entraîné un phénomène de surenchère qui se poursuit dans ce secteur du marché, tandis que la demande pour d’autres habitations, plus chères, est au ralenti dans la plupart des villes.» Pour en savoir plus, nous vous invitons à lire Comment la hausse des taux d'intérêt affecte les Canadiens.

Malgré cette situation difficile, M. Campbell souligne que les acheteurs d'une première maison continuent d’acheter en grand nombre. «Nous constatons avec intérêt que l’établissement de prêts hypothécaires non assurés est en hausse depuis huit ans», indique M. Campbell. Il fait allusion aux achats dont la mise de fonds représente plus de 20 % du prix d’achat et, par conséquent, l’assurance prêt hypothécaire de la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL) n’est pas requise.

Alors, comment ces propriétaires réalisent-ils leur rêve?

Conseils pour les personnes désirant acheter une maison en 2018

  • Créez un plan d’épargne stratégique avec un conseiller. «Analysez vos rentrées et sorties de fonds, et examinez si vous dépensez trop et pour quelles raisons», suggère Zack Faubert-Tétreault, conseiller Financière Sun Life. «Si vous souhaitez vraiment épargner. Essayez de réduire toutes vos dépenses superflues. Vous pourrez ainsi épargner de manière optimale.» Une fois cette analyse effectuée, faites un budget détaillé avec votre conseiller et tenez-vous-y. Le budget est essentiel pour épargner en vue de la mise de fonds initiale, puis des dépenses ultérieures liées à la maison (services publics, rénovations, impôts fonciers, etc.). «Vous devez aussi réduire vos dettes existantes avant d’en contracter de nouvelles», indique M. Faubert-Tétreault.

    Pour en savoir plus : Être propriétaire : combien ça coûte?

  • Achetez avec un ami ou un parent. Lori Williamson est représentante aux ventes chez Keller Williams Referred Realty Brokerage, dans le Grand Toronto. Selon elle, l’achat d’une maison avec un proche (ami, frère, sœur, père ou mère) est une tendance très marquée en 2018. «Certaines personnes achètent une maison avec leur famille dans l’optique de la revendre dans cinq ans. En se constituant ainsi un patrimoine, chaque co-acheteur pourra un jour tirer suffisamment d’argent de la vente de cette maison pour acheter ensuite sa propre maison», indique Mme Williamson. En achetant conjointement une maison, les co-acheteurs peuvent réduire leurs dépenses et acquérir une maison plus grande qu’ils ne pourraient pas se permettre s’ils l’achetaient seuls. Acheter une maison avec ses parents peut aussi aider considérablement les jeunes familles. «Les maisons multigénérationnelles sont avantageuses parce que les membres de la génération Y pourront s’occuper de leurs parents vieillissants, tandis que les grands-parents pourront veiller sur leurs petits-enfants», explique Don Campbell.

    Pour en savoir plus : Comment acheter une maison avec un ami... et rester amis?

  • Trouvez des locataires. Louer une partie de votre habitation peut également vous aider à accéder à la propriété. Si vous ne voyez pas d’inconvénient à partager votre espace, vous pourriez louer une ou deux chambres, ou même une section entière de votre maison, comme un appartement au sous-sol ou à l’étage. «Au lieu de louer l’appartement du sous-sol, certains propriétaires choisissent de l’habiter et de louer plutôt l’étage à un prix supérieur, ce qui est la solution la plus rentable. Pour les acheteurs individuels, c’est une bonne option», souligne Mme Williamson.

    Pour en savoir plus : 7 choses que vous devez savoir avant de devenir propriétaire-bailleur

  • Cherchez plus loin. «Si vous caressez le rêve d’acheter une maison, il vous faudra peut-être chercher en dehors des grandes villes, explique Mme Williamson. Intéressez-vous à d’autres régions où l’emploi est bon et qui comptent une université, et n’hésitez pas à envisager un quartier émergent.

  • Demandez de l’aide. M. Campbell souligne que de nombreuses personnes achètent leur maison en bénéficiant de l’aide financière de leur famille, parce que les baby-boomers reçoivent actuellement de l’argent de leurs parents en héritage et le transmettent en partie à leurs propres enfants. Bien que les familles ne soient pas toutes dans cette position, il pourrait vous être utile d’avoir cette conversation avec vos parents si vous vous sentez à l’aise de le faire. Vous verrez ainsi s’ils peuvent vous donner ou vous prêter une somme pour votre mise de fonds.

  • Faites travailler votre argent pour vous. En plus de votre compte d’épargne conventionnel, vous pourriez envisager d’autres solutions pour placer votre argent, comme un fonds commun de placement, un compte d'épargne libre d'impôt (CELI) ou un régime enregistré d'épargne-retraite (REER). Parlez-en à votre conseiller. Bien que les placements comportent toujours une part de risque, vous pouvez faire croître beaucoup plus votre argent en le plaçant qu’en le laissant dans un compte d’épargne. Si vous optez pour un REER, le régime d'accession à la propriété (RAP) vous permet de retirer en franchise d’impôt une certaine partie de votre REER pour acheter une maison (sous réserve de certaines conditions, y compris une échéance de remboursement des fonds retirés du REER). Pour des conseils personnalisés sur l’utilisation des placements comme mode d’épargne en vue de l’achat d’une maison, communiquez avec votre conseiller financier.

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