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Vie financière

11 octobre 2013

Une maladie peut-elle entraîner des difficultés financières?

Malgré tout ce que nous savons et aimons de notre système de soins de santé au Canada, la réponse est «oui». L’Indice de mieux-être des Canadiens Sun LifeMC 2013 explique ce phénomène.

Parmi les Canadiens ayant reçu un diagnostic grave, ou ceux qui ont subi un accident grave, 40 % affirment que cette expérience leur a causé certaines «difficultés financières». Selon l’Indice de mieux-être des Canadiens Sun Life 2013 publié aujourd’hui, 22 % révèlent que l’expérience leur a causé «certaines difficultés financières» et 18 %, d’«importantes difficultés financières».

Ces chiffres en étonneront beaucoup parmi nous, qui connaissons de longue date le généreux système de soins de santé canadien. Les Canadiens ne sont pas censés connaître des difficultés financières s’ils tombent malades. C’est un problème qui afflige d’autres pays.

Mais les chiffres sont clairs. Dans les faits, plus de la moitié de ceux qui ont connu un problème de santé grave décrivent au moins une conséquence financière. Ces conséquences vont de la diminution de l’épargne (pour 22 % des répondants) à l’augmentation du solde de la carte de crédit ou marge de crédit (22 % aussi) et même à la décision de contracter une nouvelle hypothèque ou de vendre la maison (5 %).

La quatrième édition annuelle de l’Indice de mieux-être des Canadiens Sun LifeMC dresse la liste des coûts en soins de santé courants dont on s’attend (incorrectement dans la plupart des cas) qu’ils soient totalement couverts. L’Indice révèle aussi qu’un pourcentage élevé, et étonnant, de la population adulte n’a aucun filet de sécurité autre que ce que le système d’État fournit pour couvrir leurs dépenses en soins de santé.

Quatre importantes conclusions :

1. L’an dernier, les Canadiens ont personnellement dépensé plus de 1 300 $ pour des soins de santé.

La moyenne nationale pour la période de 12 mois ayant pris fin en mai 2013 était de 1 354 $. D’un bout à l’autre du pays, les chiffres sont du même ordre : 1 532 $ au Canada atlantique; 1 234 $ au Québec; 1 229 $ en Ontario; 1 606 $ au Manitoba et en Saskatchewan; 1 731 $ en Alberta et 1 418 $ en Colombie-Britannique. Ces moyennes sont calculées à partir des estimations fournies pour les répondants au sondage.

2. À peu près la moitié des adultes canadiens s’attendent à ne rien payer pour des services de santé.

Nous avions dressé une liste de produits et services courants en soins de santé et demandé aux répondants s’ils prévoyaient payer eux-mêmes un certain montant de leur poche pour ces produits ou services. Les résultats nous ont étonnés. Quarante-six pour cent des répondants pensent qu’ils ne paieront rien pour les médicaments sur ordonnance; 47 % pensent qu’ils ne paieront rien pour une maison de retraite; 53 % pour les soins des yeux; 60 % pour les soins à domicile; 63 % pour des soins de chiropractie et 69 % pour des soins de physiothérapie. Supposant qu’un très petit groupe de ces répondants bénéficient d’un régime d’assurance très généreux n’exigeant d’eux aucune quote-part ou qu’ils ne tomberont jamais malades, on peut présumer qu’un important pourcentage de Canadiens ne comprend pas qu’il devra débourser de l’argent pour au moins certains de ces produits ou services.

3. Un Canadien sur cinq ne possède pas de filet de sécurité.

Trente-huit pour cent des répondants ne bénéficient pas d’une assurance-maladie collective, offerte soit par leur employeur, soit par celui de leur conjoint. Soixante-treize pour cent n’ont pas d’assurance-santé personnelle. Et 81 % disent ne pas avoir mis d’argent de côté pour couvrir des dépenses de santé. Un Canadien sur cinq n’a aucun de ces trois éléments de protection. On peut aisément supposer que peu de ces répondants sont riches (étant donné qu’ils n’ont pas d’assurance individuelle ou collective), ce qui laisse entendre que 20 % des adultes canadiens sont potentiellement vulnérables aux conséquences financières d’un problème de santé grave.

4. Les problèmes de santé graves n’ont pas que des conséquences financières.

Les répondants ayant été confrontés à ce type de problème les ont vécus différemment : 39 % ont cité «une modification sensible du mode de vie», 28 % ont connu une période dépressive; 19 % ont dû travailler moins; 17 % ont abandonné leur emploi; 14 % ont pris une retraite plus hâtive que prévu et 6 % ont dû remettre leur retraite à plus tard.

De nombreux Canadiens s'attendent à ne rien payer pour des services de santé

Mais il y a tout de même une bonne nouvelle. Le résultat de l’Indice de cette année – fondé sur les réponses à une série de questions sur la santé, le style de vie et les finances des répondants – est de 65,9. Il s’agit du meilleur résultat depuis les débuts de cette étude, en 2010. Sur une échelle de 0 à 100, 77 % des Canadiens classent leur état de santé général dans le premier quartile (75 ou mieux).

Pour en savoir plus, consultez le site Indice de mieux-être des Canadiens Sun LifeMC.

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