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Vie financière

28 mai 2014

Trouver de bons jouets à bon prix

Équiper la salle de jeu sans faire exploser le budget, c’est possible. Cela demande bien sûr un peu d’imagination… mais une experte nous donne un coup de main! Voici ses conseils et ses suggestions.

Bien choisir

Choisir un jouet semble parfois un véritable casse-tête! Bien sûr, il faut savoir ce qui conviendra à nos enfants : où sont-ils rendus dans leur développement, quels sont leurs intérêts et leurs habiletés? La clé, c’est de trouver des jouets avec lesquels les enfants joueront longtemps.

Selon Francine Ferland, ergothérapeute et professeure à l’Université de Montréal, un bon jouet est un jouet « qu’un enfant peut utiliser de façon active, par exemple en l’associant à d’autres pour aller plus loin dans son jeu ». Des exemples? Les jouets à empiler (pour les tout-petits), les jeux de construction et de bricolage, et les marionnettes. Les trucs à boutons, à sons et à lumières, qui ne servent qu’à une chose (et que les enfants laissent souvent vite de côté), sont donc de moins bons choix.

Et les incontournables appareils technos?On ne peut pas les interdire aux enfants, mais, dit Francine Ferland, on doit essayer de stimuler ceux-ci aussi avec autre chose : « Donnons-leur une chance de découvrir les formes et les couleurs dans la vie réelle avant de leur mettre une tablette entre les mains! » Et, vers quatre ou cinq ans, si un enfant s’intéresse aux tablettes, il faut le superviser, fixer des limites de temps et choisir les applications. « Certaines ont plus de valeur éducative que d’autres; on doit donc bien se renseigner avant d’en acheter, poser des questions comme : qu’est-ce que ça va demander à l’enfant, combien de temps durent les jeux, y a-t-il différents niveaux? » conseille Mme Ferland.

Avoir un budget et fixer des limites

Si notre enfant raffole d’un film ou d’un personnage en particulier, il n’y a pas de mal à lui offrir un jeu qui y est lié. Mais s’il les veut tous? C’est alors une bonne occasion de lui apprendre à se fixer des limites. Et ça nous évite d’avoir à entendre le sempiternel argument « Tous mes amis en ont! »; Mme Ferland suggère d’ailleurs une réponse à cet argument : « Tu pourras alors jouer à ce jeu quand tu iras chez tes amis! ».

À cinq ou six ans, les enfants commencent aussi à comprendre que l’argent n’est pas illimité et qu’il faut faire des choix. On peut par exemple leur donner de l’argent de poche et les aider à prendre eux-mêmes des décisions : « Si tu achètes ce jeu, est-ce qu’il te restera assez d’argent pour autre chose? » Et quand il s’agit d’un jouet assez cher (les gadgets technos, par exemple), on peut leur dire : « Sais-tu combien ça coûte? Où va-t-on trouver cet argent? » « Quand ils ont vraiment envie de quelque chose, les enfants se mettent plus facilement à calculer », dit Mme Ferland.

Fabriquer, recycler, emprunter

Les enfants peuvent avoir aussi beaucoup de plaisir avec des jouets qui ne viennent pas nécessairement du magasin! « Quand on remplit une valise de vieux vêtements, d’écharpes et de chapeaux, par exemple, les enfants peuvent passer des heures à se déguiser », rappelle Francine Ferland.

Quand les enfants sont plus jeunes, on peut également assurer un « roulement des jouets » : on range ceux qui ne servent pas beaucoup pour l’instant, quitte à les ressortir plus tard (quand les enfants ont « oublié » un jouet pendant un certain temps, celui-ci retrouve facilement son caractère de nouveauté), ou on les garde pour les plus jeunes. « À partir de cinq ou six ans, les enfants peuvent aussi participer à des échanges de jouets, suggère Mme Ferland. Ça les oblige à réfléchir et à essayer de décider eux-mêmes ce qu’ils sont prêts à donner et ce qu’ils voudraient en échange. Et c’est une belle façon de les initier au recyclage et au partage. »

Enfin, on peut s’abonner à une bibliothèque plutôt que d’acheter des livres. Et il existe des joujouthèques où l’on peut emprunter des jouets, ce qui est une façon pour les enfants de mieux savoir avec quoi ils s’amusent vraiment le plus; certaines organisent aussi des marchés aux puces où l’on peut acheter, vendre et échanger.

C’est valable aussi avec les ados!

Tous ces conseils peuvent aussi être utiles avec les enfants un peu plus vieux… et même avec les ados : il s’agit seulement de les adapter. Surtout que, comme les ados sont de grands consommateurs de gadgets électroniques — des « jouets » qui coûtent cher –, il est encore plus important, avec eux, de revenir aux notions d’argent et de choix.

L’une des limites qu’il faut tenter de faire acquérir aux jeunes concerne le motif d’un achat. « Pour être comme mes amis » doit (autant que possible) être exclu des raisons valables d’acheter quelque chose. Par contre, quand les enfants prennent le temps de réfléchir à leur besoin, analysent les conséquences de leur décision et planifient leur achat, il faut alors discuter avec eux et les guider. Les jeunes d’aujourd’hui sont de plus en plus sensibles à l’importance du recyclage, alors, pourquoi ne pas explorer, par exemple, la possibilité d’acheter d’occasion?

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