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Vie financière

27 septembre 2017

Travailleurs autonomes, gérez bien vos finances!

Vous êtes travailleur ou travailleuse autonome, ou vous songez à le devenir? Voici cinq conseils pour voir à vos finances!

Vous êtes travailleur autonome ou songez à le devenir? Vous savez – ou vous l’apprendrez très vite – que les travailleurs autonomes, en plus de faire leur « travail », doivent aussi devenir spécialistes du marketing, responsables du soutien informatique et adjoints de direction. Et, surtout, ils doivent voir aux finances de leur entreprise. Voici 5 conseils à ce sujet.

1. Un bon coussin financier

Offrez-vous de la flexibilité! Les travailleurs autonomes doivent souvent patienter 15, 30 ou 45 jours avant de recevoir leurs honoraires. Envoyez rapidement vos factures, dès que le travail est terminé. Et ne comptez pas sur les sommes à recevoir pour assurer à court terme vos finances : l’idéal est d’avoir un coussin financier suffisant pour pouvoir assumer pendant au moins 3 mois vos dépenses professionnelles et personnelles. Gardez donc quelques milliers de dollars dans votre compte bancaire d’entreprise – oui, oui, il vaut mieux séparer vos billes! – à cet effet.

Stéphan Viau, président de la Coalition des travailleuses et des travailleurs autonomes du Québec, recommande quant à lui d’avoir une marge de crédit – hypothécaire, idéalement, vu les bas taux d’intérêt actuels. « Cette flexibilité évitera les pressions financières qui constituent souvent la première cause d’abandon chez les travailleurs autonomes », dit-il. La perte d’un contrat? Une maladie? Un client qui « oublie » de vous payer? Vous ne serez jamais mal pris!

2. Plusieurs comptes bancaires

« Évitez le piège de dépenser l'argent qui ne vous appartient pas! », conseille Stéphan Viau. Déposez dans votre compte bancaire d'entreprise les honoraires que vous percevez, et transférez dans un deuxième compte, comme un compte d'épargne sans frais, les sommes que vous aurez à verser à l'État. Vous devriez ainsi verser sur ce compte les montants de TPS et de TVQ encaissés et une fraction à déterminer de votre prochain versement d'acompte provisionnel, de même qu'un pourcentage de vos revenus (6 %, par exemple) pour vous permettre de prendre des vacances « payées » durant l'année. À cela pourra s'ajouter un compte personnel, où vous déposerez votre « salaire », chaque semaine ou toutes les deux semaines.

Revenons aux acomptes provisionnels : de quoi s'agit-il? Ce sont des sommes à verser à l'Agence du revenu du Canada et à Revenu Québec, à des dates précises, et qui remplacent, en quelque sorte, l'impôt et les charges sociales qui sont retirés sur la paie des salariés; les acomptes provisionnels sont obligatoires à partir d'un certain niveau de revenus.

3. Des outils et de l'aide

Il existe des outils qui facilitent de beaucoup les tâches des travailleurs autonomes en matière de finances : Kiwili et Momenteo, notamment, sont des applications comptables qui permettent d’envoyer des factures, d’enregistrer les revenus et dépenses, de produire des rapports comptables et de stocker les pièces justificatives en format numérique. Mais ce n’est pas suffisant : « Payez-vous un comptable, suggère Stéphan Viau. Il pourra vous aider à réduire vos impôts en maximisant vos dépenses admissibles et vous conseiller sur la gestion financière de vos affaires. »

4. L'assurance-invalidité

Le plus grand risque qui pèse sur les finances des travailleurs autonomes? Celui de ne pas être en mesure de travailler. « Les gens n'hésitent pas à débourser plusieurs centaines de dollars par an pour assurer leur voiture, mais ils doivent aussi comprendre l'importance d'assurer leur capacité à générer un revenu », explique Julie Carrier, conseillère en sécurité financière*.

Il y a sur le marché de nombreuses formules d’assurance-invalidité. Mme Carrier suggère de limiter la durée du délai de carence, c’est-à-dire la période durant laquelle vous n’êtes admissible à aucune prestation une fois que vous recevez le diagnostic d’une maladie qui vous empêche de travailler. « Mieux vaut, aussi, opter pour une prime garantie dès le départ, pour éviter qu’elle ne soit révisée à la hausse avec le temps », dit-elle. Et, dans ce domaine comme partout ailleurs, la qualité a un prix : « Oubliez les économies de bout de chandelles : assurez votre revenu comme il se doit, pour avoir suffisamment d’argent pour vivre », ajoute Mme Carrier. Pour ce faire, il est important de bien comprendre toutes les clauses du contrat, en particulier les exclusions.

5. La planification de la retraite

Julie Carrier rappelle enfin que les travailleurs autonomes doivent mettre les bouchées doubles pour préparer financièrement leur retraite, puisqu’ils ne peuvent pas compter sur un régime de retraite d’employeur. « La première étape est d’examiner votre situation financière avec votre conseiller », dit-elle. Parce qu’au-delà de la gestion de votre budget et de vos cotisations actuelles au REER et au CELI, d’autres variables entrent en ligne de compte : « La période d’accumulation en est une, au même titre que le rendement attendu de vos investissements. Plus tôt vous commencez à épargner, moins l'effort à fournir sera grand. Enfin, une bonne compréhension des marchés boursiers vous permettra d'optimiser le rendement de vos placements », conclut-elle.

*Conseillère en sécurité financière et conseillère en régimes d'assurance collective Solutions financières Julie Carrier inc., cabinet de services financiers, distributeur autorisé par la Sun ;Life du Canada, compagnie d'assurance-vie, et cabinet partenaire de Distribution Financière Sun Life (Canada) inc. † Représentante en épargne collective, Placements Financière Sun Life (Canada) inc. †, cabinet de courtage en épargne collective †Filiales de la Sun Life du Canada, compagnie d'assurance-vie

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