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Vie financière

20 juillet 2017

Stratégies financières à long terme pour les nouveaux parents

Épargner au quotidien est un bon début. Voici maintenant deux stratégies à long terme qui aideront vos enfants à économiser pour leurs études et à bien gérer leurs finances.

Dans le premier de nos deux articles sur les conseils financiers à l'intention des nouveaux parents, nous avons examiné cinq habitudes à prendre pour épargner durant les premières années de la vie de bébé.

Aujourd'hui, nous vous présentons deux stratégies à long terme qui pourraient vous faire économiser des milliers de dollars et assurer un avenir plus radieux à votre enfant.

De l'argent en cadeau pour les frais de scolarité

L'arrivée d'un bébé occasionne bien des coûts. Si vous essayez en plus de mettre de l'argent de côté pour votre propre retraite, voire pour l'achat d'une maison, épargner en vue des études supérieures d'un enfant peut sembler illusoire.

Heureusement, même si vous économisez un peu à la fois les premières années, vous en récolterez les fruits plus tard – en particulier si vous profitez du régime d'épargne parrainé par le gouvernement qui vous permet de faire fructifier cet argent.

Ce régime, appelé régime enregistré d'épargne-études (REEE), offre un excellent moyen de faire croître vos cotisations à l'abri de l'impôt, à concurrence d'un maximum viager de 50 000 $ par enfant (plus les revenus de placement qui peuvent s'accumuler dans le régime). Et lorsqu'on retire les fonds du REEE, les retraits sont imposés comme revenu du futur étudiant, vraisemblablement à un taux peu élevé.

Et ce n'est pas tout. Vous avez aussi droit à la Subvention canadienne pour l'épargne-études (SCEE), qui équivaut à 20 % de la première tranche de 2 500 $ de cotisations annuelles que vous versez au REEE de votre enfant (à concurrence de 500 $ par an) jusqu'à ses 17 ans, sous réserve d'un plafond viager de 7 200 $ par enfant.

Les enfants de familles à faible revenu ont droit à une subvention plus généreuse : le gouvernement verse 30 % de la première tranche de 500 $ de cotisations annuelles si le revenu familial net est compris entre 45 283 $ et 90 563 $, et 40 % s'il est inférieur ou égal à 45 282 $.

Il est très facile d'ouvrir un REEE, et les régimes sont souples. Vous pouvez cotiser autant que vous voulez chaque année (à condition de ne pas dépasser le plafond viager de 50 000 $ par enfant), et n'importe qui (pas seulement les parents) peut cotiser. Passez donc le mot aux grands-parents, parrains, marraines, oncles et tantes!

Votre enfant peut utiliser les fonds du REEE comme il l'entend, par exemple pour acheter des livres ou couvrir ses frais de scolarité ou de subsistance. De plus, s'il a pris de bonnes habitudes financières avant de finir son secondaire, il saura faire bon usage de cet argent. D'où notre dernier conseil.

Apprenez à votre enfant à bien gérer son argent

Selon le California Department of Education (en anglais seulement), les enfants commencent à imiter les gestes simples et les expressions du visage à environ 8 mois. Dès 18 mois, ils reproduisent les gestes plus complexes et répètent les expressions simples dont ils se souviennent.

Quel rapport avec l'argent? Eh bien, les enfants font «comme leurs parents», et beaucoup plus tôt qu'on pense. En leur montrant l'exemple, vous les encouragerez d'autant plus à se comporter de façon responsable avec l'argent.

Stacey Canonico, d'Omemee (Ontario), a laissé ses 2 enfants manipuler l'argent alors qu'ils étaient encore tout jeunes – tout en s'amusant. «Je leur donnais de vraies pièces de monnaie (après les avoir lavées), explique-t-elle. Je leur demandais de les classer, de les compter et d'essayer de faire 1 $ avec différentes pièces. Je leur donnais même à chacun une certaine somme et je leur disais de s'en servir pour “acheter” leurs jouets et leurs collations pour la journée. On s'amusait comme des fous!»

Quant à l'argent de poche, son expérience a été mitigée. «Mon fils voulait faire des tâches partout dans la maison en échange d'un peu d'argent, raconte-t-elle. Pour lui, c'était une bonne façon de commencer à associer travail et argent, mais ça ne l'encourageait pas à simplement rendre service. Je ne le paye donc plus pour les tâches quotidiennes, mais seulement pour les tâches les plus exigeantes, qui demandent davantage d'efforts.»

Enfin, n'oubliez pas que les enfants s'intéressent à ce que vous avez à dire sur la question. La Fondation canadienne d'éducation économique a réalisé un sondage auprès de 6 000 Canadiens âgés de 12 à 17 ans et constaté que 60 % d'entre eux voulaient que leurs parents ou leur tuteur leur parlent d'argent à la maison.

N'hésitez donc pas à engager la conversation avec eux sur le sujet.

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