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Vie financière

16 décembre 2015

Résolutions : penser plus loin que le bout de janvier

Parce que les meilleures résolutions sont celles qui se transforment en habitudes sur quatre saisons!

Pas de doute, le mois de janvier est le mois officiel des résolutions — ce qui a de bons et de mauvais côtés.

Parmi les bons côtés, l’élan qui nous porte à vouloir commencer l’année avec des habitudes de vie nouvelles et améliorées est une excellente occasion pour réfléchir aux sujets qui figurent à la rubrique des « il faudrait » : manger mieux, faire plus d’exercice, dépenser moins, épargner plus, etc. Ce n’est pas tous les jours que l’on a envie de faire face à ces questions et c’est tant mieux que l’on profite de cette occasion pour le faire.

Le moins bon côté des résolutions est que l’empressement qu’on a à les adopter peut nous faire passer à côté de la nécessité de tester le réalisme de nos nouveaux projets et, surtout, de bien les planifier.

L’exemple classique est l’abonnement au gym que l’on prend le 5 janvier et qui ne sert

plus dès le 5 mars. « Il faut tellement que je me remette en forme » n’étant ni un programme d’entraînement, ni un objectif concret à atteindre, la motivation à faire de l’exercice résiste rarement à tout ce qui peut venir se mettre dans son chemin.

L’argent figure aussi au nombre des thèmes de prédilection pour les résolutions. Et là encore, il est facile de prendre des résolutions draconiennes, sans prendre le temps de les planifier réalistement.

Un exemple intéressant de cela est celui de la « saison des REER » - laquelle est, d’un point de vue psychologique, assez semblable au « Festival des résolutions » qui a cours début janvier.

Pour plusieurs, saison des REER veut dire « ah, c’est vrai, il faut que je cotise à mon REER! ». Un douloureux rappel qui implique de donner un « gros coup » avant le 1er mars, question de profiter du remboursement d’impôt.

En soi, l’idée de mettre de l’argent de côté pour la retraite est excellente et c’est l’un des avantages de la saison des REER de nous le rappeler.

Toutefois, redoubler d'efforts pour cotiser cet hiver puis attendre à l’année prochaine pour cotiser de nouveau, c’est un peu comme faire dix séances de spinning en janvier et attendre à l’année suivante pour reprendre l’entraînement. Ce n’est pas mauvais pour la santé, mais ce n’est pas particulièrement efficace non plus.

Premièrement, l’épargne devrait se planifier et se faire en fonction d’objectifs. Il y a sur ce site plusieurs calculateurs qui vous permettront de déterminer combien il faut épargner pour financer la retraite souhaitée. Voilà qui met les choses en perspective!

Deuxièmement, en fonction de cette planification, l’épargne devrait être intégrée aux habitudes financières pour l’ensemble de l’année. Les cotisations automatiques, au moyen de retenues sur la paie ou de prélèvements bancaires, ont l’avantage de ne plus demander d’attention une fois mises en place. Elles demeurent invulnérables aux fluctuations de motivation! Aussi, leur impact sur le compte bancaire est assurément moins visible qu’un versement intensif fait le 27 février.

Troisièmement, le fait de planifier et de répartir ses investissements sur toute l’année constitue un moyen de réduire l’effet des fluctuations des marchés sur ses acquisitions – une forme additionnelle de gestion de risque dont je parlerai plus en détail dans mon prochain billet.

Tout cela pour dire que les meilleures résolutions sont celles qui se transforment en habitudes sur quatre saisons…

Bonne année!

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