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Vie financière

06 avril 2015

Pour profiter d'une (plus) longue retraite

Pour profiter d'une retraite qui s’étire maintenant sur 30 ou 35 ans, il faut avoir des revenus en conséquence. Pour cela, voici cinq erreurs à ne pas faire.

Bonne nouvelle : les Québécois vivent de plus en plus longtemps. Mais, pour profiter d'une retraite qui s’étire sur 30 ou 35 ans, il faut avoir des revenus en conséquence. Voici cinq erreurs à ne pas faire si vous voulez éviter de vivre une retraite qui ne vous ressemble pas.

1. Ne pas planifier à l’avance

Selon Statistique Canada, en 2013, à 65 ans, un homme pouvait espérer vivre encore 19,2 ans, et une femme 22,1 ans. Maintenir des revenus intéressants, sans travailler, pendant deux décennies ou plus, ça se prépare. «La première chose à faire, c’est de s’en occuper, note Julie Carrier* conseillère en sécurité financière. Il faut avoir un plan financier précis, même si on pense ne pas avoir beaucoup d’argent à épargner.» Consulter un planificateur financier ou un conseiller en sécurité financière peut aider. Des sites comme celui de l’Institut québécois de planification financière et de l’Autorité des marchés financiers peuvent vous aider à en trouver un.

2. Trop s’endetter

«On vit dans une société de consommation, explique Ghislain Vachon, un planificateur financier de Gatineau. Les gens veulent profiter de la vie maintenant et ils dépensent beaucoup. Or, l’endettement freine grandement l’épargne.» Selon l’Institut de la statistique du Québec, l’endettement moyen des ménages québécois s’élevait à 69 200 $ en 2012. En excluant les prêts hypothécaires, c’est 19 788 $ que chaque Québécois devait, en moyenne, en 2013, selon TransUnion, une entreprise qui, entre autres, fournit différentes ressources et outils éducatifs aux consommateurs. Une bonne manière d’éviter de s’endetter et de réussir à épargner, c’est de couper dans les dépenses. Et c’est plus facile que l’on pense, croit M. Vachon : «On remarque souvent des dépenses trop élevées chez nos clients, parce qu’ils ne magasinent pas certains services. Il y a moyen d'économiser pas mal d’argent chaque mois en réduisant les frais d’assurance ou le coût des forfaits de cellulaires ou du câble, par exemple.»

3. Compter seulement sur les régimes publics

Selon Julie Carrier, trop de gens pensent que les rentes gouvernementales suffiront à combler leurs besoins à la retraite. Selon la Régie des rentes du Québec, une personne qui gagne 20 000 $ par année recevra à la retraite 17 717 $ par année — c'est le total de la rente du Québec et de la pension et du supplément de revenu garanti du gouvernement fédéral. Mais si l'on gagnait 40 000 $ par année, on ne recevra que 20 102 $, et si l'on gagnait 50 000 $ seulement 21 294 $. Ces chiffres indiquent le manque à gagner qu'il faut combler pour avoir un revenu de retraite suffisant. C’est d’autant plus important si vous ne comptez sur aucun régime de pension au travail, ou si les prestations de votre régime ne sont pas garanties.

4. Ne pas utiliser l’épargne systématique

Nombreux sont les Québécois qui attendent la dernière semaine de février pour investir dans un REER. C’est une erreur. «En optant pour l’épargne systématique, on s’offre deux avantages importants, dit Jacques-André Marcoux, conseiller en sécurité financière et PDG de Services Financiers Marcoux. D'abord, on évite de dépenser ce qu'on pourrait épargner, et, ensuite, on obtient un meilleur rendement, puisque, par exemple, on n’achète pas toutes nos parts de fonds communs de placement au même prix, d’un seul coup; on profite de moments dans l’année où les prix sont plus bas, et on accumule donc plus de parts.» De plus, la contribution systématique à un REER réduit l’impôt payé à chaque paie, puisque la déduction entre dans le calcul; l’avantage est donc immédiat.

5. Choisir de mauvais véhicules financiers

«Il y a plus de 4 000 fonds communs au Canada, et leur qualité est variable, dit Ghislain Vachon. Pourtant, les gens investissent sans trop comparer.» Parmi les critères à examiner pour comparer les fonds, il y a bien sûr le rendement, mais il y a aussi le rang quartile, qui permet de comparer le rendement d’un fonds avec celui d’autres fonds du même type. On trouve ces données sur des sites comme Morningstar ou Globefund. De plus, on néglige souvent les frais de gestion. Un investissement de 5 000 $ par année, à un rendement de 6 %, donnera, au bout de 25 ans, 236 671 $ avec des frais de 1 %, mais 204 896 $ avec des frais de 2 % : c’est 31 775 $ de moins. La calculette du site de Question Retraite permet de faire ce type de calcul aisément. 

*Conseillère en sécurité financière et conseillère en régimes d’assurance collective Solutions financières Julie Carrier inc., cabinet de services financiers, distributeur autorisé par la Sun Life du Canada, compagnie d’assurance-vie, et cabinet partenaire de Distribution Financière Sun Life (Canada) inc. † Représentante en épargne collective, Placements Financière Sun Life (Canada) inc. †, cabinet de courtage en épargne collective †Filiales de la Sun Life du Canada, compagnie d’assurance-vie

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