Passer à l'ouverture de session client Passer au contenu principal Passer au pied de page

Vie financière

09 novembre 2017

Mythes et réalités en finance : succession

Nos conseillers entendent souvent des mythes au sujet des finances. En voici qui portent sur la succession.

Ne manquez pas les autres articles de notre série sur les mythes et réalités en finance.

Les investisseurs ont souvent des idées préconçues, qu’ils véhiculent auprès de leur entourage et qui se rendent parfois jusqu’aux oreilles de leur conseiller. Dans cette série d’articles portant sur les mythes et réalités en finance, nous allons tenter de démêler le vrai du faux sur ce que nos conseillers entendent dans la pratique de leur métier. Aujourd’hui : la succession.

Mythe 7 : Quand je mourrai, mes enfants vendront ma maison pour payer les derniers frais

«Nombre de mes clients pensent que leurs enfants vendront leur maison pour payer les frais liés à leur décès. Pour ce faire, il faudrait que la maison soit vendue dans le mois suivant le décès. Or c’est peu probable», explique Nathalie Jacques, représentante en épargne collective 1.

Si la plupart des gens possèdent des actifs (maison familiale, chalet, REER, fonds de retraite, etc.) qui fourniront un héritage à leurs enfants, très peu sont conscients de ces deux points s’y rattachant :

  • Les enfants devront assumer les frais funéraires, les frais de notaire et les frais courants avant que certains actifs soient vendus, parfois sans même avoir de liquidités!
  • Plusieurs actifs, considérés au décès faire l’objet d’une «disposition» (à la juste valeur marchande) aux fins fiscales, sont des biens imposables entre les mains de la personne décédée. Cette disposition entraîne un impôt important à payer par les enfants lorsqu’ils héritent. Et cela arrive parfois avant que la succession ne soit réglée et que les liquidités provenant de la vente réelle des biens ne soient disponibles pour payer cet impôt!

«C’est là où une bonne planification successorale et un état des liquidités au décès permettent d’évaluer l’impact de la succession sur les enfants. Cela peut éviter les mauvaises surprises», mentionne Mme Jacques. «Car, ne l’oublions pas, régler une succession peut être long et, pendant ce temps, le fisc et les fournisseurs n’attendent pas».

Mythe 8 : Si je meurs, tout ira à ma conjointe. Ça fait 30 ans qu’on est ensemble!

«Les conjoints de fait croient encore qu’ils hériteront mutuellement l’un de l’autre. Pourtant même des années de cohabitation ne changeront rien au fait que c’est le Code civil du Québec qui s’applique!», indique Mme Jacques.

Ainsi, le Code civil ne reconnaît pas les conjoints de fait et c’est pourquoi il est important d’établir un testament notarié et de nommer le conjoint héritier des biens que l’on souhaite lui léguer. En l’absence de testament, ce sont les dispositions légales qui entrent en jeu : tous les biens sont légués aux enfants ou, à défaut, aux parents. Concrètement, cela signifie qu’un conjoint peut se retrouver copropriétaire de sa maison avec sa belle-mère âgée, ou son beau-fils de 2 ans…

Aux yeux des gouvernements toutefois, le conjoint de fait est reconnu et certaines rentes de conjoint survivant peuvent être versées. Le conjoint de fait peut aussi hériter des fonds de retraite (régimes à prestations et à cotisations déterminées), à certaines conditions.

Pour en savoir plus :

Ne manquez pas les autres articles de notre série sur les mythes et réalités en finance.

1Conseillère en sécurité financière, conseillère en assurances et rentes collectives et planificatrice financière, Solutions financières N. Jacques inc.†, cabinet de services financiers, distributeur autorisé par la Sun Life du Canada, compagnie d'assurance-vie, et cabinet partenaire de Distribution Financière Sun Life (Canada) inc.†

Représentante en épargne collective, Placements Financière Sun Life (Canada) inc.†, cabinet de courtage en épargne collective

†Filiales de la Sun Life du Canada, compagnie d’assurance-vie

Articles Connexes