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Vie financière

02 avril 2015

L’indépendance financière : pourquoi attendre la retraite?

Pas envie d’attendre la retraite pour profiter de la vie? Voici nos conseils pour atteindre l’indépendance financière beaucoup plus tôt.

L’indépendance financière est souvent perçue comme un objectif à très très long terme, ou carrément comme un but hors d’atteinte. Après tout, ce n’est pas à la portée de tous : il faut être très riche pour être indépendant financièrement, non?

« Au contraire, affirme Jonathan Chevreau, l’indépendance financière est un objectif atteignable pour la plupart des gens, à condition d’y penser tôt et de prendre les décisions qui s’imposent. » En plus d’être chroniqueur à MoneySense, M. Chevreau est le fondateur de findependencehub.com et l’auteur du livre A Novel Approach to Financial Independence; l’indépendance financière est son cheval de bataille depuis plusieurs années. Selon lui, les gens de la génération X (et des suivantes) acceptent moins facilement d’avoir à travailler pendant 35 ans avant de pouvoir profiter de la vie une fois à la retraite : ils recherchent l’indépendance financière pendant leur vie active.

Mais qu’entend-on exactement par « indépendance financière »? « Au fond, c’est assez simple, dit M. Chevreau. Si vous n’avez pas besoin de travailler pour couvrir vos dépenses de base, vous êtes indépendants financièrement. L’âge n’a pas d’importance. Si vous arrivez à générer plus de revenus que le montant de vos dépenses de base avec des sources autres que votre travail, c’est gagné. »

Pour André Lacasse, planificateur financier, l’indépendance financière, c’est surtout la liberté de faire des choix : « C’est se trouver dans une situation financière qui nous permet, par exemple, de nous lancer à notre compte ou d’acheter une maison, soutient-il. Si vous ne pouvez pas quitter votre emploi parce que vous avez trop d’obligations financières, vous n’êtes pas indépendants financièrement. »

Haro sur les dettes!

Reste la question cruciale : comment y arriver? Pour Jonathan Chevreau, la première étape est certainement de décider de le faire; ensuite, il faut établir une stratégie – au moins 20 ou 30 ans avant la retraite ou la préretraite, et même plus tôt si possible. Au cœur de cette stratégie : éliminer nos dettes, faire attention à nos dépenses et prendre notre avenir financier en main, en étant à notre compte – à moins d’avoir un emploi qui offre beaucoup de pouvoir et de latitude.

Le plus important, c’est donc de commencer par se débarrasser de nos dettes, selon M. Chevreau. Dette d’études, prêt hypothécaire, cartes de crédit : aucune ne trouve grâce aux yeux de cet adepte de la frugalité financière! « Si vos dettes dépassent votre revenu, vous n’êtes même pas encore sur la ligne de départ de la course à l’indépendance financière! » dit-il. Autrement dit, il faut rembourser tous les emprunts, et, ensuite, vivre selon nos moyens.

L’autre versant de l’indépendance financière, c’est bien sûr les revenus. Jonathan Chevreau soutient qu’ils devraient provenir de plusieurs sources, et non pas d’un seul employeur. On peut, par exemple, penser à ce qui suit :

  • des dividendes provenant d’actions;
  • les paiements de divers clients, si vous êtes à votre compte;
  • la vente de votre entreprise ou de votre clientèle;
  • les revenus tirés d’immeubles locatifs;
  • le profit d’une maison payée entièrement, puis vendue;
  • des droits d’auteurs, si vous êtes auteurs ou musiciens, par exemple;
  • les revenus d’un fonds de pension si vous êtes en préretraite.

Planifier, planifier, planifier

Pour atteindre l’objectif plus tôt que tard, il faut aussi une solide planification financière. Demander l’aide d’un professionnel est donc loin d’être farfelu. En 2012, une étude de l’Institut des fonds d’investissement du Canada a montré que les ménages qui avaient eu recours aux services d’un conseiller pendant 4 à 6 ans possédaient des actifs supérieurs de 58 % à ceux des ménages identiques qui n’avaient pas consulté de conseiller; la différence grimpait à 99 % sur une période de 7 ans, et à 173 % sur une période de 14 ans. L’explication? Principalement de meilleures habitudes d’épargne et des décisions d’investissement plus profitables, grâce au soutien d’un conseiller.

Pas étonnant, selon André Lacasse. La plupart des conseillers encouragent fortement leurs clients à se donner un plan d’épargne systématique, quitte à devoir réduire certaines dépenses. « Je propose souvent aux gens de mettre de côté environ 10 % de leur revenu brut à chaque paie », dit-il. Et lorsque l’habitude est prise et que les clients commencent à voir des résultats, les conseillers les encouragent à augmenter le montant, par exemple en y ajoutant 50 $ par mois.

André Lacasse souligne aussi l’importance de faire un budget. Comment planifier, si l’on ne connaît pas exactement nos revenus et nos dépenses? Trop souvent, les gens calculent les dépenses fixes (loyer ou prêt hypothécaire, électricité, téléphone, etc.), mais n’ont aucune idée de ce qu’ils dépensent par mois en restaurants ou en vêtements, par exemple. Or, quand ils ont ces montants devant eux, ils sont souvent surpris, et alors ils réagissent. « Soyons clairs : pour atteindre l’indépendance financière, il faut parfois changer certaines habitudes de vie, comme arrêter de fumer ou aller moins souvent au restaurant », conclut André Lacasse.

En y mettant les efforts suffisants, et avec une bonne planification financière, l’indépendance financière pourrait être à votre portée plus facilement que vous ne le pensiez!

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