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Vie financière

27 octobre 2017

L’ABC du plan d’affaires

Un plan d’affaires quand on lance son entreprise, c’est crucial. Conseils pour savoir comment faire.

Vous avez un projet d’entreprise, mais vous ne savez pas par où commencer? Pour partir du bon pied, voici comment préparer un plan d’affaires solide.

Un plan d’affaires est un guide et un fil conducteur : il décrit les objectifs de votre future entreprise et la façon dont vous comptez les atteindre. C’est aussi un outil qui vous aidera à prouver à une institution financière prêteuse, à des associés ou à des investisseurs potentiels le sérieux de votre démarche. Ce document leur montre que vous avez un plan de match et que vous êtes un entrepreneur structuré qui sait où il va!

Les 7 éléments d’un bon plan d’affaires

Un plan d’affaires ne se rédige pas en quelques minutes sur le coin de la table de la cuisine… Au contraire, c’est un document détaillé qui doit inclure des informations précises. On doit y retrouver :

  1. Un résumé, qui reprend les grandes lignes de l’étude de marché et du plan marketing. Ce résumé présente également les facteurs de succès de l’entreprise et quelques prévisions financières. Il doit être suffisamment accrocheur pour inciter le lecteur à poursuivre sa lecture.
  2. La description du projet : «On y décrit la mission de l’entreprise, son offre de services, ses objectifs, ses valeurs, sa vision à long terme», résume Bruno Fauteux, conseiller et formateur, démarrage formation, au SAJE accompagnateur d’entrepreneurs. Il est important de bien vulgariser l’information afin qu’elle puisse être aisément comprise par tous.
  3. Une courte biographie de votre parcours professionnel.
  4. L’étude de marché, qui est fondamentale. «Deux points essentiels doivent en ressortir : l’ampleur du marché existant pour le produit ou service qu’on souhaite offrir et sa croissance au cours des dernières années», indique Bruno Fauteux. À cela on ajoute une description de la clientèle type ainsi qu’une analyse de la concurrence, dans laquelle on compare son entreprise à des entreprises équivalentes – pas à des géants qui brassent des affaires depuis 20 ans! L’étude de marché comporte également une analyse des différents facteurs politiques, économiques, sociologiques, technologiques et environnementaux qui auront un impact sur la future entreprise. «Par exemple, on y indique quels sont les lois et règlements en vigueur, si la conjoncture économique favorise ou non les activités envisagées, la façon dont la technologie va affecter le secteur visé, etc.», résume Bruno Fauteux.
  5. Le plan marketing, dans lequel on procède à l’analyse de quatre facteurs. «On les appelle les 4P : le produit, le prix, la place et la promotion», explique M. Fauteux. Dans les grandes lignes, il s’agit de décrire son produit et son avantage concurrentiel, la manière dont on a fixé son prix, les endroits et la façon dont on souhaite le distribuer, ainsi que la campagne de communication et de publicité qu’on souhaite mettre en place. À cette étape, on peut aussi définir son branding, c’est-à-dire son image de marque.
  6. La planification des opérations. «On y énumère les tâches qu’on aura à effectuer au quotidien dans l’entreprise, ainsi que la liste des ressources humaines et matérielles dont on aura besoin : employés, équipement, matériel, etc.», indique Bruno Fauteux.
  7. Les prévisions financières pour une période de trois ans. Elles doivent comprendre les états de flux de trésorerie (fonds de roulement, salaires et ventes), les prévisions concernant les pertes, les profits, etc. «Il existe des logiciels de prévisions financières qui facilitent la préparation de ce document. Au SAJE par exemple, nous proposons le Prévisio sans frais à nos clients», dit Bruno Fauteux.

Conseils de pro

  • Pour préparer un plan d’affaires qui tiendra la route, il est essentiel d’aller sur le terrain afin de contre-vérifier ses projections. «Parlez à des clients, à des entreprises concurrentes, consultez des associations pour vous faire une tête. Vous en tirerez des constats utiles – par rapport à la pertinence du produit ou du service ou aux besoins de la clientèle, par exemple – qui vous aideront à ajuster le tir et vous éviteront de démarrer votre projet sur de mauvaises bases», conseille Bruno Fauteux.
  • Au chapitre du plan marketing, sachez que les banques demandent souvent aux entrepreneurs de préciser leur stratégie pour «briser la glace» et commencer à réaliser des ventes rapidement. N’oubliez pas : si vous empruntez de l’argent, il faudra commencer à le rembourser très rapidement, d’où la nécessité de vendre vite!
  • Ne vous montrez pas trop optimiste dans vos résultats financiers anticipés, ni, à l’inverse, excessivement pessimiste. Assurez-vous que les différentes sections de votre plan d’affaires sont cohérentes; par exemple, si vous parlez d’une campagne publicitaire dans votre plan marketing, les frais qui y sont associés doivent apparaître dans les prévisions financières.
  • Ne soyez ni trop synthétique ni trop bref : les investisseurs aiment voir le processus de réflexion d’un entrepreneur, car il prouve que son projet est prêt à être réalisé.

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