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Vie financière

14 janvier 2016

Il n'est pas trop tard pour bénéficier du plafond de cotisation au CELI de l'an dernier

Le gouvernement a ramené le plafond de cotisation annuel au CELI à 5 500 $ pour 2016, mais il vous est encore possible de verser 10 000 $ pour 2015.

Oui, le gouvernement a ramené le plafond de cotisation annuel au compte d'épargne libre d'impôt (CELI) à 5 500 $. Mais le plafond demeure à 10 000 $ pour 2015. Comme vos droits de cotisation s'accumulent au fil du temps, si vous cotisiez à un CELI aujourd'hui même pour la toute première fois, vous pourriez y verser un total de 46 500 $ : 5 000 $ par année entre 2009 et 2012; 5 500 $ par année pour 2013 et 2014; 10 000 $ pour 2015; 5 500 $ pour 2016. Que vous vouliez épargner à l'abri de l'impôt pour faire un versement initial sur votre première maison ou approchiez de la retraite et cherchiez un moyen de bonifier votre épargne-retraite, il peut être très avantageux de cotiser à un CELI. Même si les cotisations versées à ce régime ne sont pas déductibles du revenu, vos placements y fructifient à l'abri de l'impôt et les retraits ne sont pas assujettis à l'impôt sur le revenu.

«Dans l'ensemble, je pense que le CELI est un excellent instrument et il incite davantage à épargner, dit Cindy Crean, directrice générale, gestion privée, Placements mondiaux Sun Life. Les gens ont ainsi davantage de souplesse pour faire le choix le plus avisé, le CELI ou le REER. Ainsi, pour la personne qui pense être dans une tranche d'imposition plus élevée à la retraite, le CELI pourrait être un meilleur choix que le REER. De plus, les retraités qui n'ont pas besoin de tous leurs revenus peuvent affecter plus d'argent au CELI pour le mettre à l'abri de l'impôt.»

Voici cinq bonnes raisons d'investir dans un CELI :

1. Commencer à épargner

Si vous venez tout juste de commencer votre carrière et que vous êtes encore dans une tranche de revenu peu élevée, épargner dans le cadre du CELI plutôt que du REER peut être sensé. Bien que les cotisations versées au CELI ne soient pas déductibles de votre revenu imposable, vous ne paierez pas d'impôt sur la croissance de votre placement ni lorsque vous le retirerez. Et si vous êtes dans une tranche d'imposition supérieure à la retraite, la déduction fiscale dont vous bénéficiez aujourd'hui en cotisant au REER pourrait être plus faible que l'impôt que vous devrez payer lorsque vous retirerez vos fonds.

2. Épargner pour l'achat d'une maison

Le CELI offre plus de souplesse que le REER lorsqu'il s'agit d'épargner pour l'achat d'une maison. L'Agence du revenu du Canada (ARC) permet certes aux premiers acheteurs d'avoir recours au Régime d'accession à la propriété (RAP) pour retirer jusqu'à 25 000 $ de leur REER, mais vous devez rembourser les fonds retirés sur une période maximale de 15 ans. Et il y a des pénalités : si vous sautez un paiement, ce montant sera ajouté à votre revenu imposable de l'année. Les retraits du CELI ne sont pas soumis à de telles exigences.

3. Épargner en vue de la retraite

Le CELI a été conçu en guise de complément au REER. Si vous avez versé la cotisation maximale au REER, le CELI offre une excellente façon de mettre une partie de vos gains de placement à l'abri de l'impôt. Et puisque l'espérance de vie a augmenté au cours des dernières années, le besoin d'épargner en vue de la retraite est plus important que jamais. Des cotisations supplémentaires au CELI peuvent vous aider à ne pas épuiser votre épargne de votre vivant.

4. Financer votre retraite

Si vous approchez de la retraite et que vous avez un montant considérable d'épargne REER, vous pourriez commencer à cotiser au CELI à la place, pour éviter que les paiements de la Sécurité de la vieillesse (SV) ne soient touchés. L'ARC applique en effet un impôt spécial (ou «impôt de récupération») sur vos paiements de SV si votre revenu net dépasse un certain seuil (le seuil était de 71 592 $ en 2014). Comme les retraits du CELI ne sont pas soumis à l'impôt, ils ne s'ajoutent pas à votre revenu imposable et ne peuvent déclencher cette récupération de la même façon que les retraits imposables du REER.

5. Travailler à la retraite

Selon l'indice de report de la retraite Sun Life, davantage de Canadiens s'attendent à travailler à temps plein plutôt que d'être pleinement à la retraite à 66 ans. Si vous faites partie de ce groupe, il peut être plus avantageux de cotiser au CELI qu'au REER, puisque les retraits du CELI peuvent servir à bonifier vos revenus de retraite sans que vous vous retrouviez dans une tranche d'imposition plus élevée, comme dans le cas du REER. Et contrairement au REER, vous n'avez pas besoin de fermer votre CELI à la fin de l'année au cours de laquelle vous atteignez l'âge de 71 ans.

Toutefois, pour déterminer la meilleure option de placement pour vos besoins, il est important de se rappeler que les cotisations au REER permettent également de réduire votre facture d'impôt annuel.

En supposant que votre tranche d'imposition sera plus faible au moment de retirer votre argent que lorsque vous avez versé les cotisations, un REER peut vous aider à économiser sur le montant global d'impôt que vous payez.

Vous pouvez faire appel à l'aide d'un conseiller pour déterminer les options qui correspondent le mieux à vos besoins et à votre situation personnelle.

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