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Vie financière

03 janvier 2019

8 sites pour s’initier au troc

Le troc, ce procédé d’échange de biens ou de services vieux comme le monde, connaît actuellement un essor inattendu. Voici huit sites Web grâce auxquels on peut échanger plein de choses.

À cause de l’augmentation du coût de la vie et par souci d'écologie, de plus en plus de gens font du troc. Grâce aux réseaux sociaux, ce procédé a droit à une nouvelle vie. Coup d'œil sur huit sites Web où l'on échange biens ou services.

Troc de maisons

Lorsque Guillaume et Audrey ont réalisé que leur grand appartement (rez-de-chaussée avec sous-sol) du quartier Parc-Extension, à Montréal, pouvait faire des jaloux, ils ont tenté leur chance en l’affichant sur le site de petites annonces Craigslist, en indiquant « échange d'appartements ». Une semaine plus tard, pour un loyer identique, ils étaient installés dans un appartement un peu plus petit mais plus central... au grand bonheur d'une mère de famille qui, elle, rêvait d'un logement comme le leur. Les deux parties n’ont eu qu’à signer les cessions de bail et à obtenir le consentement de leur locateur respectif pour officialiser l’entente.

Mais il est aussi possible de troquer sa maison ou son appartement pour un certain temps seulement, par exemple pour profiter de vacances à rabais au Costa Rica : en effet, il suffit qu'un propriétaire de villa costaricien ait, lui, envie de passer du temps à Montréal dans votre condo. Le site Trocmaison facilite ce genre d'échanges, et propose un modèle de contrat. On peut même y offrir l’échange d’hospitalité : vous recevez chez vous vos partenaires de troc, et ils vous recevront ensuite à leur tour.

Troc de services

Vous concoctez la meilleure bolognaise en ville et aimeriez échanger l’heure qu’il faut pour la préparer contre une heure de maintenance sur votre ordinateur? C’est exactement ce genre d’échanges que permet la Banque d’échanges communautaires de services. Grâce à ce réseau, vous pouvez bénéficier d’une heure de mécanique auto, de massothérapie ou de gardiennage (entre autres), contre la promesse d’offrir à votre tour une heure de votre spécialité.

Au 21e siècle, savoir, c’est pouvoir, dit-on. Alors, plutôt que de vous aider à obtenir un poisson contre un autre bien ou service, le site e-180, un réseau de micro-mentorat qui permet d’échanger petites et grandes connaissances, vous propose qu’on vous montre à le pêcher. Les champignons et leur cueillette n'ont aucun secret pour vous? Pourquoi ne pas échanger ces connaissances contre un cours sur la dégustation des thés chinois?

Trocs de biens

Si vous vous promenez à Montréal — à Paris, à Düsseldorf ou à Berlin —, vous pourriez tomber nez à nez avec une Givebox. Ces boîtes installées dans les grandes villes permettent de déposer les biens dont vous ne vous servez plus à l’intention de quelqu'un qui passera et qui sera très content de les avoir. Vêtements, livres, jouets pour enfants (alouette !) s’y retrouvent à l’abri de la pluie. Pas besoin de payer quoi que ce soit. Servez-vous, c’est gratuit!

Selon le même principe, le Croque-livres, c’est une bibliothèque gratuite et collaborative de livres pour enfants. On prend un livre, on en dépose un — ou plusieurs! — et on contribue à faire naître le goût de la lecture chez les enfants.

Sur Facebook, le groupe Troquer c’est gratos vous permet aussi d’afficher en tout temps vos offres de troc de manière informelle.

Troc agricole

L’agriculture urbaine a de plus en plus la cote. Pour partager ses connaissances, les semis et semences, et le plaisir de cultiver ensemble ce qui se trouvera sur notre table de demain, les citadins se rassemblent. Cultive ta ville est le portail québécois de l’agriculture urbaine. On peut, entre autres, inscrire notre jardin privé pour y partager nos récoltes, les jardins collectifs pour cultiver notre lopin et de terre et participer à des échanges de semis et semences.

Troc et fiscalité

Mais, direz-vous, est-ce que tous ces échanges échappent au long bras du fisc? Bonne question. Au Québec, si l'on échange des biens et services dans le cadre d’une entreprise ou dans l'exercice de notre profession, les échanges sont assujettis à l'impôt. Ainsi, les travailleurs autonomes, qui doivent déclarer ce qu'ils reçoivent dans le cadre de leur pratique — qu’ils soient payés en argent ou en services — sont soumis à l'impôt quand ils font du troc.

Par contre, les échanges occasionnels qui ne concernent pas notre gagne-pain ne sont pas visés par le fisc. Autrement dit, la plupart du temps, l’échange de services peut encore être considéré comme de l’entraide entre voisins ou comme du bénévolat. Heureusement!

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