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Vie financière

13 août 2018

Conseils d'expertes pour une rentrée à petit prix

Vous vous préparez pour le grand magasinage de la rentrée, mais vous ne voulez pas dépasser votre budget? Des expertes vous donnent leurs trucs pour économiser.

Vous vous préparez pour le grand magasinage de la rentrée, mais vous ne voulez pas dépasser votre budget? Des expertes vous donnent leurs trucs pour économiser.

Chaque parent à des préoccupations différentes quand la première journée d'école se profile à l'horizon. Comment Émilie se débrouillera-t-elle avec ses devoirs? Jérôme aura-t-il des problèmes à s'intégrer dans sa nouvelle école? Mais, peu importe leur situation, presque tous les parents doivent faire face au même problème : combien ça coûtera et comment faire pour tout payer?

Cette période de l'année peut être très coûteuse lorsqu'on additionne le coût des fournitures scolaires, des vêtements, des appareils électroniques, des activités scolaires et des sports. Sans oublier le coût futur des études collégiales ou universitaires! Est-il possible d'économiser tout en offrant à vos enfants tout ce dont ils ont besoin?

La réponse est « oui ». Nous avons demandé à trois rédactrices chevronnées en matière d'éducation des enfants de nous donner leurs meilleurs trucs pour le budget de la rentrée.

Mère de quatre fillettes, Tamara McPherson est la créatrice du site WonderMoms.ca, une ressource communautaire et d'information pour les mamans de la grande région de Toronto et de l'ouest de la province. 

« Le magasinage de la rentrée, c’est comme les Jeux olympiques », dit-elle. « Assurez-vous d'acheter tous les articles indiqués sur la liste, sinon on ne manquera pas de vous envoyer un formulaire de rappel. »

Loukia Zigoumis est mère de deux garçons et journaliste du blogue primé Loulou’s Views. Elle vit à Ottawa et écrit aussi des articles sur le magasinage pour le site Yummy Mummy Club.

Marci O’Connor est mère de deux garçons. Originaire de Montréal, elle participe à plusieurs publications en ligne en écrivant sur des sujets aussi divers que l'éducation des enfants, la forme physique et la mode.

Comment faites-vous pour ne pas dépasser votre budget lorsque vous magasinez pour la rentrée?

Tamara : On dirait qu’on achète toujours les mêmes articles année après année. Acheter tout ce qui est exigé par l’école pour chaque élève coûte une petite fortune lorsqu'on a quatre enfants. La liste est indéniablement plus longue que lorsque j'étais à l'école. Il faut donc bien planifier et faire preuve d'un peu de créativité pour passer plus facilement du mode « vacances » au mode « école ».

Ma famille épluche les circulaires de la rentrée dans les semaines précédant le jour J. Je n'ai pas d'objection à me rendre dans différents magasins si les aubaines valent le déplacement. Lorsqu'il s'agit d'articles de base, comme les crayons, les gommes à effacer, les ciseaux, les stylos, les règles, les calculatrices, etc., peu importe où vous les achetez. Ils sont toutefois habituellement moins chers dans des endroits comme les magasins à un dollar. Acheter en quantité ou des formats familiaux permet de réduire un peu le coût unitaire. Par ailleurs, les articles comme les cartables, les reliures Duo-Tang, les feuilles lignées et les séparateurs semblent se vendre à un prix plus raisonnable dans les magasins à grande surface ou les grandes boutiques de fournitures de bureau.

Pour chacun des enfants, j'établis un budget, que j'essaie de respecter. Je vous suggère de faire une liste des « besoins » et non des « désirs ». Montrez la liste à vos enfants et dites-leur que seuls les articles qui y figurent seront achetés en respectant strictement le budget. Non seulement vous ne dépasserez pas votre budget, mais vos enfants auront un sentiment de satisfaction lorsqu'ils verront qu'ils ont fait des choix judicieux. Vous pourriez aussi faire un concours pour voir qui achètera le plus d'articles sur la liste en dépensant le moins. Pour rendre l’expérience amusante, pensez à offrir un prix ou un cadeau à celui qui aura le moins dépensé.

Loukia : Pour moi aussi, ça fonctionne bien. J'aime me donner des défis – de même qu'à mes garçons – en établissant un budget pour les achats de la rentrée et en le respectant. Ça peut être très amusant! Nous dressons la liste des choses à acheter, puis nous comparons les prix. Il y a des marques auxquelles je suis habituée et d’autres que j'aime, mais le prix de certains articles influence parfois mes décisions. Qu'il s'agisse de nouveaux vêtements ou de nouvelles chaussures, ou encore de fournitures scolaires comme des boîtes-repas et des porte-crayons, c'est un véritable défi chaque année de respecter son budget – mais nous essayons de rendre cela amusant et recherchons les articles dont nous avons absolument besoin. Une autre bonne idée est d'acheter tôt en saison tout ce qu'il faut pour l'hiver, puisque ces articles sont souvent en solde avant que le froid s'installe.

Marci : Achetez des sacs à dos solides, de couleur unie. Évitez les personnages télé dont les enfants se fatiguent après deux semaines. Nous avons acheté à nos enfants des sacs de couleur unie et ils ont choisi quelques porte-clés ou épinglettes pour les personnaliser. Ils les utilisent depuis déjà trois ans et nous changeons parfois les bricoles qui les enjolivent.

Pour les fournitures scolaires, c'est toujours un peu délicat. Lorsqu'un enseignant demande une marque en particulier, nous nous plions à ses exigences. (Qu'arrive-t-il à ceux qui achètent une marque générique? Sont-ils renvoyés de l'école?) La seule chose pour laquelle je ne plie pas, c'est les chemises de carton. J’opte plutôt pour des chemises plastifiées qu’on pourra réutiliser. C'est ce que nous faisons depuis trois ans et nous n'avons eu qu'à en remplacer quelques-unes.

Je n'achète pas de collations emballées individuellement. J'achète en vrac et j'utilise des sacs réutilisables la plupart du temps. L'école apprécie cet effort écoresponsable et nous économisons quelques dollars!

Quelle est LA chose dont les enfants n'ont pas besoin pour la rentrée (mais que tous se plaisent à dire qu'elle est essentielle)? Et sur quoi ne faut-il jamais lésiner?

Tamara : Il y a tant de réponses possibles à cette question! Un iPod, un lecteur MP3, un ordinateur portatif, une toute nouvelle garde-robe... Mais, certains articles peuvent être recyclés et réutilisés pour plus d'une année scolaire, si on a fait de bons choix au départ. C'est le cas, par exemple, des sacs à dos et des boîtes à lunch. Mes enfants me demandent toujours de leur en acheter de nouveaux, et je leur réponds souvent : « Tu n'en as pas besoin, je t'en ai acheté un bon l'an dernier.» Si vous choisissez un sac à dos de bonne qualité, en nylon solide, vous n'aurez pas à le remplacer au milieu de l’année ni en septembre prochain. Ce n'est pas toujours une bonne idée d'acheter le sac à dos le moins cher. J'examinais ceux de mes enfants l'autre jour; j'ai constaté qu'ils étaient en très bon état et pouvaient être réutilisés cette année. Ne lésinez pas sur les sacs à dos et les boîtes à lunch, sinon vous devrez les remplacer en plein milieu de l'année scolaire.

Loukia : La plupart des gens semblent croire qu'ils doivent renouveler toute la garde-robe de leurs enfants avant le début de l'année scolaire. Bien que j'adore magasiner, je ne crois pas que ce soit une nécessité absolue pour les enfants qui retournent en classe. Je n'ai rien contre le fait d'acheter quelques nouveaux morceaux à mes enfants, surtout pour la première journée d'école – c'est une tradition dans la famille. Mais, ce n'est pas nécessaire de renouveler la garde-robe au complet. Par contre, j'achète toujours de nouvelles chaussures à mes garçons, mais juste avant la rentrée des classes – ça fait partie mes achats obligatoires. J'aime aussi leur acheter un nouveau sac à dos chaque année, et je commande de nouvelles étiquettes personnalisées pour marquer tout ce qui leur appartient, des porte-crayons aux parapluies.

Marci : Saviez-vous que des sacs à dos bon marché faits de plastique ne durent que 43 jours? Et, bien entendu, ils se déchirent toujours 52 minutes avant la fermeture du centre commercial (qui se trouve à 17 minutes de route)? Eh oui, c'est une statistique véridique. C'est aussi un très bon exemple qui illustre bien l'expression « en avoir pour son argent ». Il y a quelques années, quand mon fils a commencé la maternelle, j'ai acheté ce sac à dos « économique » parce qu’il l'avait choisi avec tout l'enthousiasme d'un jeune garçon qui fait son premier achat pour l'école. Je l'imaginais y mettre de petites collations et peut-être des invitations à des fêtes d'anniversaire, ou encore y trouver une feuille sur laquelle son professeur aurait collé une multitude d'étoiles de couleur or pour m'indiquer que mon fils dessinait de très beaux cercles.

Quelle ne fut pas ma surprise quand j'ai constaté la quantité de nourriture que je devais mettre dans ce sac pour sa journée à l'école ou qu'il fallait qu'il change plus souvent de vêtements dans une journée que Lady Gaga (shorts et t-shirt pour faire de l'exercice, sarrau pour les cours d'art, mitaines, d'autres mitaines, chapeau, un autre chapeau...).

L'épargne à long terme pour les études postsecondaires de votre enfant est-elle une préoccupation pour vous? Comment gardez-vous cela en tête lorsque les dépenses quotidiennes s'additionnent?

Tamara : La question des études postsecondaires des enfants nous a préoccupés pendant de nombreuses années. Comment pouvions-nous nous permettre de payer des études universitaires à nos quatre enfants? Nous devions concevoir un plan le plus tôt possible pour ne pas ajouter aux autres stress qui font partie intégrante de l'éducation des enfants. Nous en sommes venus à la conclusion que nous devions économiser 50 $ par semaine. Le montant n’a pas à être aussi élevé; ce qui est important, c'est d’en choisir un et de s’y tenir. Un petit montant épargné chaque semaine pendant 18 ans deviendra grand. Si vous faites le calcul, 50 $ par semaine pendant 52 semaines, ça vous donne 2 600 $ à la fin de l’année. Multipliez cela par 18 ans et vous obtenez la jolie somme de 46 800 $ plus l'intérêt. Ce n'est peut-être pas suffisant, mais c'est un bon début. Commencez à épargner tôt alors que vous avez encore beaucoup de temps devant vous. Vous pouvez même aller encore plus loin en consultant un expert financier qui vous donnera des conseils. Vous n'avez pas à vous lancer seul dans cette aventure.

Loukia : Mes enfants sont encore très jeunes : j'en ai un en première année, et un autre en troisième. Même s'ils ont encore plusieurs années d'école publique devant eux, l'idée qu'ils iront au collège ou à l'université un jour me trotte déjà dans la tête. Mes deux enfants ont leur propre compte bancaire dans lequel nous épargnons pour eux. Lorsque viendra le temps de choisir dans quel établissement ils feront leurs études postsecondaires, nous savons que nous aurons épargné suffisamment pour leur avenir. Il est parfois difficile de maintenir le cap pour l'épargne de nos enfants, mais nous faisons tous les efforts possibles en ce sens. Mon plus vieux aime épargner, lui aussi, et quand des membres de la famille lui demandent ce qu'il désire pour son anniversaire ou pour les Fêtes, il répond de l'argent. Je l'emmène ensuite à la banque afin qu'il comprenne tout le processus.

Marci : À la naissance de chacun de nos garçons, ma mère a établi un petit fonds d'épargne pour chacun d'eux. Mais, comme il ne fait aucun doute qu'ils iront étudier dans une grande université (oh, ne vous en faites pas, les vôtres aussi!), nous devons commencer dès maintenant à épargner davantage. Nous avons ajouté, à l'occasion, une partie de leur butin d'anniversaire au fonds, et cette année (mon plus vieux commence sa septième année), nous établirons un plan financier. Idéalement, ils contribueront à leurs études postsecondaires en travaillant à temps partiel, mais je m'attends à ce que mon mari et moi assumions la plus grande partie des frais. Rien ne nous fera plus plaisir que de le faire, mais je préférerais que nous ne nous endettions pas pour qu'ils aillent à l'université. Après tout, notre plan c'est qu'ils prendront soin de nous financièrement à notre retraite. C'est comme ça que ça marche, non?

Une bonne façon de mettre de l’argent de côté pour les études postsecondaires de votre enfant est d’opter pour un régime enregistré d’épargne-études (REEE), qui combine à la fois avantages fiscaux et argent versé par le gouvernement.

 

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