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Vie financière

21 août 2017

Conseils d'expertes pour une rentrée à petit prix

Vous vous préparez pour le grand magasinage de la rentrée, mais vous ne voulez pas grever votre budget? Un groupe d'expertes vous fait part de leurs trucs qui pourraient vous aider à économiser.

Chaque parent a des préoccupations différentes quand la première journée d'école se profile à l'horizon. Comment Émilie se débrouillera-t-elle avec ses devoirs? Jérôme aura-t-il des problèmes à s'intégrer dans sa nouvelle école? Toutefois, peu importe leur situation, presque tous les parents doivent faire face au même problème : combien cela coûtera-t-il et comment faire pour payer tout cela?

Ce peut être une période de l'année très coûteuse lorsqu'on additionne le coût des fournitures scolaires, des vêtements, des appareils électroniques et des frais pour les excursions scolaires et les sports (sans oublier le coût futur des études collégiales ou universitaires). Est-il possible d'économiser tout en procurant à vos enfants tout ce dont ils ont besoin?

La réponse est «oui». Nous avons demandé à trois rédactrices chevronnées en matière d'éducation des enfants de nous faire part de leurs meilleurs trucs pour ce qui est du budget de la rentrée.

Mère de quatre fillettes, Tamara McPherson est la créatrice du site WonderMoms.ca, qui est une ressource communautaire et d'information pour les mamans de la grande région de Toronto et de l'ouest de la province. 

«Le magasinage pour la rentrée peut se comparer aux Jeux olympiques» dit-elle. «Assurez-vous d'acheter tous les articles indiqués sur la liste, sinon on ne manquera pas de vous envoyer un formulaire de rappel.»

Loukia Zigoumis est mère de deux garçons et la journaliste du blogue primé Loulou’s Views. Elle vit à Ottawa et contribue aussi au site Yummy Mummy Club en écrivant des articles sur le magasinage.

Marci O’Connor est mère de deux garçons. Originaire de Montréal, elle contribue à plusieurs publications en ligne en écrivant sur des sujets aussi divers que l'éducation des enfants, la forme physique et la mode.

Comment faites-vous pour ne pas grever votre budget lorsque vous magasinez pour la rentrée?

Tamara : Il semble que nous achetons toujours les mêmes articles année après année. Acheter tout ce qui est exigé par les établissements scolaires pour chaque élève coûte une petite fortune lorsqu'on a quatre enfants. La liste est indéniablement plus longue que lorsque j'étais à l'école. Il faut donc bien planifier et faire preuve d'un peu de créativité pour passer plus facilement du mode «vacances» au mode «école».

Ma famille épluche les circulaires de la rentrée au cours des semaines précédant le jour J. Je n'ai pas d'objection à me rendre dans différents magasins si les aubaines valent le déplacement. Lorsqu'il s'agit d'articles de base comme les crayons, les gommes à effacer, les ciseaux, les stylos, les règles, les calculatrices, etc., peu importe où vous les achetez. Ils sont toutefois habituellement moins chers dans des endroits comme les magasins à un dollar. Acheter en quantité ou des formats familiaux permet de réduire quelque peu le coût unitaire. Par ailleurs, les articles comme les cartables, les reliures Duo-Tang, les feuilles lignées et les séparateurs semblent se vendre à un prix plus raisonnable dans les magasins à grande surface ou les grandes boutiques de fournitures de bureau.

Pour chacun des enfants, j'établis un budget, que j'essaie de respecter. Je vous suggère de faire une liste des «besoins» et non des «désirs». Montrez la liste à vos enfants et dites-leur que seuls les articles qui y figurent seront achetés en respectant strictement le budget. Non seulement cela vous permettra de ne pas dépasser votre budget, mais cela apportera aussi un sentiment de satisfaction à votre enfant lorsqu'il verra qu'il a fait des choix judicieux. Vous pourriez aussi en faire un concours pour voir qui achètera le plus d'articles sur la liste en dépensant le moins. Un prix ou un cadeau pour celui qui aura le moins dépensé peut rendre amusante l'expérience de magasinage.

Loukia : Cela fonctionne aussi pour moi. J'aime me poser des défis – de même qu'à mes garçons – en établissant un budget pour les achats de la rentrée et en le respectant. Ce peut être très amusant! Nous dressons la liste des choses qu'il faut acheter, puis nous comparons les prix. Il y a des marques auxquelles je suis habituée et des marques que j'aime, mais le prix de certains articles influence parfois mes décisions d'achat. Qu'il s'agisse de nouveaux vêtements ou de nouvelles chaussures ou encore de fournitures scolaires comme des boîtes-repas et des porte-crayons, c'est un véritable défi chaque année de respecter son budget – mais nous essayons de rendre cela amusant et recherchons les articles dont nous avons absolument besoin. Une autre bonne idée est d'acheter tôt en saison tout ce qu'il faut pour l'hiver, puisque ces articles sont souvent en solde avant que la saison hivernale s'installe.

Marci : Achetez des sacs à dos solides, de couleur unie (pas de personnages télé dont les enfants se fatiguent après deux semaines). Nous avons acheté à nos enfants des sacs de couleur unie et ils ont choisi quelques porte-clés ou épinglettes pour les personnaliser. Ils utilisent ces sacs à dos depuis déjà trois ans et nous changeons occasionnellement les bricoles qui les enjolivent.

Pour les fournitures scolaires, c'est toujours un peu délicat. Lorsqu'un enseignant demande une marque en particulier, nous nous plions à ses exigences. (Qu'arrive-t-il à ceux qui achètent une marque générique? Sont-ils renvoyés de l'école?) La seule chose pour laquelle je ne me plie pas aux exigences, c'est pour les chemises de carton. J'achète plutôt des chemises plastifiées pour pouvoir les réutiliser. C'est ce que nous faisons depuis trois ans et nous n'avons eu qu'à en remplacer quelques-unes.

Je n'achète pas de collations emballées individuellement. J'achète en vrac et j'utilise des sacs réutilisables la plupart du temps. L'école apprécie cet effort écoresponsable et nous économisons quelques dollars!

Quelle est LA chose dont les enfants n'ont pas besoin pour la rentrée (mais que tous se plaisent à dire qu'elle est essentielle)? Et sur quoi ne faut-il jamais lésiner?

Tamara : Il y a tant de réponses possibles à cette question, notamment un iPod ou un lecteur MP3, un ordinateur portatif ou une toute nouvelle garde-robe! Il y a toutefois des articles, si on fait un choix judicieux au moment de leur achat, qui peuvent être recyclés et réutilisés pour plus d'une année scolaire. C'est le cas, par exemple, des sacs à dos et des boîtes à lunch. Mes enfants me demandent toujours de leur en acheter de nouveaux, et ma réponse est souvent la suivante : «Tu n'en as pas besoin parce que je t'en ai acheté un bon l'an dernier.» Si vous achetez un sac à dos de bonne qualité, en nylon solide, vous n'aurez pas à le remplacer au milieu du deuxième semestre, ni même en septembre prochain. Ce n'est pas toujours une bonne idée d'acheter le sac le moins cher que vous trouvez. J'examinais les sacs à dos de mes enfants l'autre jour; j'ai constaté qu'ils étaient en très bon état et pouvaient être réutilisés cette année. Ne lésinez pas sur les sacs à dos et les boîtes à lunch, sinon vous devrez les remplacer en plein milieu de l'année scolaire.

Loukia : La plupart des gens semblent croire qu'ils doivent renouveler en entier la garde-robe de leurs enfants avant le début de l'année scolaire. Bien que j'adore magasiner, je ne crois pas que ce soit une nécessité absolue pour les enfants qui retournent en classe. Je n'ai rien contre le fait d'acheter quelques nouveaux vêtements à mes enfants, surtout pour la première journée d'école – c'est une tradition dans la famille. Mais il n'est pas nécessaire de renouveler la garde-robe au complet. J'achète toujours des nouvelles chaussures à mes garçons, toutefois, juste avant le début de l'année scolaire – cela fait partie des nécessités sur ma liste d'achats pour la rentrée! J'aime aussi leur acheter chaque année un nouveau sac à dos, et je commande toujours aussi de nouvelles étiquettes personnalisées pour marquer tout ce qui leur appartient, des porte-crayons aux parapluies.

Marci : Saviez-vous que des sacs à dos bon marché faits de plastique ne durent que 43 jours et que, bien entendu, ils se déchirent irrémédiablement 52 minutes avant que le centre commercial (qui se trouve à 17 minutes de route) ferme? Eh oui, c'est une statistique vérifique. C'est aussi un très bon exemple qui illustre bien l'expression «en avoir pour son argent». J'ai acheté ce sac à dos «économique» parce que mon fils l'avait choisi avec tout l'enthousiasme d'un jeune garçon qui fait son premier achat pour l'école lorsqu'il a commencé la maternelle il y a quelques années. Je l'imaginais y mettre quelques petites collations et peut-être une ou deux invitations à des fêtes d'anniversaire ou encore y trouver une feuille sur laquelle son professeur aurait collé une multitude d'étoiles de couleur or pour m'indiquer que mon fils dessinait de très beaux cercles.

Quelle ne fut pas ma surprise quand j'ai constaté la quantité de nourriture que je devais mettre dans ce sac pour sa journée à l'école ou qu'il fallait qu'il change plus souvent de vêtements pendant la journée que Lady Gaga (shorts et t-shirt pour faire de l'exercice, sarrau pour les cours d'art, des mitaines, d'autres mitaines, un chapeau, un autre chapeau...).

L'épargne à long terme pour les études postsecondaires de votre enfant est-elle une préoccupation pour vous? Comment gardez-vous cela sur votre écran radar lorsque les dépenses quotidiennes s'additionnent?

Tamara : La question des études postsecondaires des enfants nous a préoccupés pendant de nombreuses années. Comment pourrions-nous nous permettre de payer des études universitaires à nos quatre enfants? Nous devions concevoir un plan le plus tôt possible pour que cette préoccupation ne s'ajoute pas aux autres stress qui font partie intégrante de l'éducation des enfants. Nous en sommes venus à la conclusion qu'il nous fallait économiser 50 $ par semaine. (Il n'est pas nécessaire que le montant soit si élevé; ce qui est important, c'est de décider d'un montant et de s'en tenir à celui-ci.) Un petit montant épargné chaque semaine pendant 18 ans deviendra grand. Si vous faites le calcul, 50 $ par semaine pendant 52 semaines vous donnent à la fin de l'année 2 600 $. Multipliez cela par 18 et vous obtenez la jolie somme de 46 800 $ plus l'intérêt. Ce n'est peut-être pas suffisant, mais c'est un bon début. Commencez tôt à épargner alors que vous avez encore beaucoup de temps devant vous. Vous pouvez même aller encore plus loin en consultant un expert financier qui vous donnera des conseils. Vous n'avez pas à vous lancer seul dans cette aventure.

Loukia : Mes enfants sont encore très jeunes – j'en ai un en troisièeme année et l'autre en première. Toutefois, même s'ils ont encore devant eux plusieurs années d'école publique, l'idée qu'ils iront au collège ou à l'université un jour, dans un avenir quand même assez rapproché, me trotte déjà dans la tête. Mes deux enfants ont leur propre compte bancaire dans lequel nous épargnons pour eux, de telle sorte que nous savons, lorsque viendra le temps de choisir dans quel établissement ils feront leurs études postsecondaires, que nous aurons épargné suffisamment pour leur avenir. Il est parfois difficile de maintenir le cap en ce qui a trait à l'épargne pour nos enfants, mais nous faisons tous les efforts possibles en ce sens. Mon plus vieux aime épargner, lui aussi, et lorsque des membres de la famille lui demandent ce qu'il désire pour son anniversaire ou pour la période des Fêtes, il demande de l'argent, et je l'emmène à la banque afin qu'il comprenne tout le processus.

Marci : À la naissance de chacun de nos garçons, ma mère a établi un petit fonds d'épargne pour chacun d'eux. Mais comme il ne fait aucun doute qu'ils iront étudier dans une grande université (oh, ne vous en faites pas, les vôtres aussi!), nous devons commencer dès maintenant à épargner davantage. Nous avons ajouté, à l'occasion, une partie de leur butin d'anniversaire au fonds, et cette année (mon plus vieux commence sa septième année) nous établirons un plan financier. Idéalement, ils contribueront à leurs études postsecondaires en travaillant à temps partiel, mais je m'attends à ce que mon époux et moi assumions la plus grande partie des frais. Rien ne nous fait plus plaisir que de le faire, mais je préférerais que nous ne nous endettions pas pour qu'ils aillent à l'université. Après tout, notre plan c'est qu'ils prendront soin de nous financièrement à notre retraite. C'est comme cela que ça marche, n'est-ce-pas?

Une bonne façon de mettre de l’argent de côté pour les études post-secondaires de votre enfant est d’opter pour un régime enregistré d’épargne-études (REEE), qui combine à la fois avantages fiscaux et argent versé par le gouvernement.

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