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Vie financière

11 septembre 2017

Conseils aux femmes ambitieuses (et à celles qui souhaitent le devenir)

Travaillante avant tout, fonceuse, humble mais sans fausse modestie, Isabelle Hudon est un modèle d’ambition féminine. Que peut-elle enseigner aux femmes qui souhaitent lui ressembler?

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Sa carrière est enviable et, vue de l’extérieur, aurait presque des airs de conte de fée. Chanceuse, Isabelle Hudon? Talentueuse, plutôt. Et travaillante. C’est d’ailleurs le premier conseil qu’elle donne à celles qui souhaiteraient une carrière de la même envergure. « Si ça vous tente, mesdames, il faut accepter de travailler fort. Mais je crois que l’impossible est plus que possible. »

Ne reculant devant aucun (grand) défi, elle occupe deux postes importants, soit ceux de chef de la direction de la Financière Sun Life Québec et de vice-présidente principale, Solutions clients de la Financière Sun Life Canada. Avant de se joindre à l’entreprise en 2010, elle a entre autres présidé de façon remarquée la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, avant de prendre la tête de l’agence Marketel. Autant dire qu’elle n’a pas froid aux yeux. Et elle souhaite tant que d’autres femmes la suivent dans cet élan qu’elle a co-fondé l’Effet A, un mouvement visant à propulser l’ambition féminine.

Pourquoi est-ce si important d’encourager les femmes à occuper des postes de haut niveau? Parce que ça ne devrait pas être insolite! «Quand je suis devenue présidente de la Chambre de commerce à 34 ans, tout le monde m’appelait pour relever le fait que j’étais la première femme à occuper le poste. Pourtant, je ne trouvais pas ça exceptionnel.» Et c’est en quelque sorte en «banalisant» la place des femmes dans les hautes sphères décisionnelles que la société tout entière a le plus à gagner. «Je crois dans la richesse inhérente de la prise de décision commune des hommes et des femmes. Ils offrent chacun leurs points de vue et les décisions sont bonnes quand on s’ouvre à différentes perspectives.»

En plus, les études lui donnent raison. «Les entreprises qui comptent plus de trois femmes sur leur conseil d’administration génèrent plus de profits. C’est particulièrement intéressant dans le secteur du détail, où ce sont majoritairement les consommatrices qui prennent les décisions. Il faut bien connaître leur point de vue! »

Là où ça freine

Si on est toujours loin de la parité dans les rôles décisionnels en entreprise, c’est que ça accroche quelque part. Et Isabelle Hudon croit que les entreprises ont déjà compris que c’est tout à leur avantage d’y aspirer de plus en plus. « Elles ont tout à gagner en attirant les meilleurs talents. On parle de plus de 50% du bassin de candidats; impossible de le contourner! Et les entreprises qui e mettent à l’avant plan le talent féminin deviennent plus aptes à attirer les meilleures candidates… et à les retenir. »

Mais alors, les femmes seraient-elles moins ambitieuses? Non, répond la femme d’affaires. « Je perçois beaucoup plus un manque de confiance qu’un manque d’ambition, car les femmes sont presque aussi ambitieuses que les hommes. Il leur manque plutôt la confiance en elles. Alors, elles gagneraient à en parler! Plus elles échangent là-dessus, plus elles constatent que leurs ‘bibittes’ sont généralisées. Rapidement, elles se sentent moins uniques et moins victimes. Et c’est un premier pas dans la bonne direction. »

La réussite passerait également par délaisser la perfection. « C’est une très mauvaise habitude, avance la chef de la direction. La perfection oblige à veiller à chaque détail en s’interdisant l’erreur. Je conseille plutôt de viser l’excellence, qui présume qu’on essaie tout pour réussir en acceptant de pouvoir se tromper.» Le même changement de paradigme doit s’opérer avec l’idée de plaire à tout le monde; c’est une illusion qui mine l’ascension. «Prendre des décisions implique de faire des choix que certains n’apprécient pas, rappelle Isabelle Hudon. Et tout comme on n’aime pas tous ceux que l’on croise, il est impossible de faire l’unanimité auprès des personnes qu’on rencontre. De toute façon, le succès dérange. Il faut s’y faire.»

Ambitieuse ou pas tant?

Voici les conseils d’Isabelle Hudon à celles qui veulent oser :

  • Choisir sa passion… et la cultiver. Il faut être passionnée par ce qu’on fait dans la vie. L’effort est moins brutal lorsqu’on travaille sur quelque chose qu’on aime, qui rejoint nos valeurs et dans lequel on croit profondément. Sans passion, où puiser l’énergie nécessaire pour travailler si fort?
  • Se faire confiance. Les femmes tendent à prendre sur leurs épaules les enjeux que la société leur accorde, comme la conciliation travail-famille. Et pourtant, on peut très bien jongler avec les balles qu’on a nous-même lancées dans les airs! ; Il n’y a pas de modèle unique, c’est à chacune de choisir celui qui lui convient.
  • Cultiver son réseau. Sans réseau, point de salut! Un réseau, ce n’est pas uniquement un bassin de clients potentiels à qui vendre notre produit. C’est aussi des gens qui sont là pour nous offrir conseils et soutien.
  • Cesser de vouloir plaire à tous, tout le temps. Personne ne fait l’unanimité. On perd une énergie et un temps fous à tenter de le faire.
  • Manger un bol de courage chaque matin. Lancer de nouveaux projets et suivre ses convictions exige courage et détermination.
  • Avoir des mentors… On cultive des liens privilégiés avec des gens qui nous inspirent et qu’on respecte. Ce ne sont pas nécessairement des gens dans notre milieu ou ni même qu’on connaît bien! Oui, on peut appeler des gens qui nous inspirent et leur poser des questions. L’important, c’est de respecter leurs idées, car un bon mentor livre des messages plutôt difficiles par moments et il faut être prête à les entendre.
  • …et des sponsors… et connaître la différence entre les deux. Ce sont des acteurs clés de la réussite professionnelle. Les sponsors parlent en bien de nous, même - et surtout - en notre absence. Ce sont ceux qui influencent notre réussite en créant des opportunités que nous pourrons saisir.

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