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Vie financière

19 septembre 2018

Conseils d'achats pour internautes avisés

Lorsqu’une occasion d’achat en ligne semble trop belle pour être vraie, c’est qu’elle l’est probablement. Conseils pour éviter de se faire avoir.

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Le voyage dans le Sud à 90 % de rabais sur le prix courant. Le gars sympathique qui vous offre un prix en or sur la voiture de sa mère trop malade pour la vendre elle-même. Le téléphone qui sonne pour vous annoncer que vos informations bancaires ont besoin d’être mises à jour pour vous protéger d’une possible fraude. Ou juste la vente de sacs à main griffés à des prix jamais vus dans un entrepôt miteux du quartier industriel ou sur un site internet « auquel vous seule avez accès».

Parfois, les arnaques sautent aux yeux. Parfois, pas mal moins. Dans tous les cas, la fraude coûte cher aux Canadiens. Selon le Bureau de la concurrence du Canada, les Canadiens auraient perdu plus de 405 millions de dollars aux mains des fraudeurs entre janvier 2014 et décembre 2017. Et si les Canadiens ont signalé plus de 70 000 cas de fraude en 2017, le Bureau de la concurrence estime que seulement 5 % des fraudes sont signalées aux autorités !

L’Office de la protection du consommateur du Québec met à la disposition des consommateurs un site web qui répond à toutes les questions possibles des acheteurs, mais Me Bélanger Krams partage quelques conseils qui peuvent éviter plusieurs surprises désagréables aux acheteurs en ligne :

  • Se renseigner sur la nature du produit que l’on souhaite acheter, avant de l’acheter. On gagne à comparer les prix, la qualité du produit offert, ainsi que le prix final proposé en devise canadienne, qui tient compte des frais de livraison, et des frais connexes ou de courtage s’il s’agit d’un achat effectué à l’extérieur du pays.
  • Vérifier que le commerçant fournit les renseignements qu’il se doit par la loi d’exposer sur son site : son adresse postale, une adresse courriel, un numéro de téléphone pour joindre le service à la clientèle ; les mode et date de livraison prévus ; la politique d’échange, d’annulation et de remboursement, incluant les possibles frais de retour. Si ces renseignements ne figurent nulle part sur le site, prudence !
  • Vérifier qu’on transige sur un site sécurisé qui protège nos données. Dans la barre d’adresse, celle-ci doit commencer par « https:// » ainsi qu’inclure une icône de cadenas.
  • Régler par carte de crédit offre une protection supplémentaire, car cela facilite les retours et les possibilités de recours. Si un commerçant n’a pas remboursé un article retourné dans les 15 jours suivant l’achat, c’est possible de demander une rétrofacturation dans les 60 jours qui suivent. Cela n’est pas possible si on paie par carte débit ou par des sites tiers de paiement comme PayPal.
  • Vérifier sur le site de l’Office si le commerçant a déjà fait l’objet de plaintes, s’il a reçu des contraventions ou s’il est inscrit au Registre des entreprises.

Acheter sur des sites groupés

Les sites de petites annonces (Kijiji, LesPAC, Craigslist, etc.) permettent parfois de faire des économies et dénicher de bonnes affaires. Par contre, la loi ne s’applique pas aux achats entre particuliers et il faut alors être très prudent. Parfois, des commerçants se posent en « faux particuliers » pour échapper aux lois, justement. « La jurisprudence entourant ces plateformes est nébuleuse et les tribunaux n’ont pas encore légiféré », cautionne Me Bélanger Krams. En attendant, elle donne quelques conseils pour détecter ces fameux « faux particuliers ». Elle offre l’exemple d’un achat d’auto d’occasion entre particuliers, mais les conseils peuvent s’appliquer à n’importe quel achat :

  • Une recherche en ligne dévoile que le vendeur possède plusieurs annonces de voitures ou d’objets à vendre, tous au même numéro, ce qui sort visiblement de la possible « vente-débarras » ou de déménagement.
  • Le vendeur vend l’auto d’un tiers, souvent accompagnée d’une histoire triste ou créative, comme un proche malade ou victime de circonstances du hasard (il voulait venir mais a eu un accident, par exemple).
  • Le vendeur ne veut pas que la rencontre se fasse chez lui, mais plutôt chez l’acheteur.
  • Il offre de s’occuper lui-même du transfert de droit de propriété plutôt que d’aller ensemble au bureau de la Société d’assurance automobile du Québec.

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