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Vie financière

12 juin 2017

Comment utiliser l'assurance pour protéger et bâtir son patrimoine

Une couverture d'assurance bien choisie peut à la fois protéger le patrimoine que vous mettez tant d'efforts à bâtir, mais aussi vous aider à l'enrichir.

Quand Simon Tanner parle d'assurance à ses clients, il commence par leur poser une question toute simple : « Quelle est votre plus grande source d'actif? » Les clients parlent souvent de leur maison ou de leur portefeuille de placements, mais M. Tanner attend une réponse différente.

« En réalité, votre première source d'actif est votre capacité à gagner un revenu », explique Simon Tanner, conseiller principal pour la société Dynamic Planning Partners, établie à Vancouver. « Lorsque vous cherchez une assurance, vous cherchez en réalité à protéger cet actif. »

L'assurance est un outil important qui peut aider les gens à protéger et à faire croître ce pour quoi ils ont travaillé.  Pour nombre d’entre eux, le défi consiste à déterminer quel type d'assurance acheter parmi les différents produits disponibles.

Certaines personnes , dont des particuliers fortunés, ne croient pas avoir besoin d'assurance supplémentaire jusqu'à ce qu'elles en comprennent les avantages, comme une planification fiscale efficace et un transfert d'actifs aisé à leur succession.

« L'assurance n'est pas conçue comme un placement, mais elle est souvent reconnue comme telle », indique Mark Arruda, vice-président associé, développement stratégique des affaires et actuaire marketing auprès de la Financière Sun Life à Waterloo. 

L'assurance comprend 3 volets principaux à envisager pour protéger et bâtir votre patrimoine : l'assurance-vie, les prestations payables du vivant de l'assuré et les contrats de fonds distincts.

Assurance-vie 

Il existe 2 types principaux d'assurance-vie : l'assurance-vie temporaire et l'assurance-vie permanente.

L'assurance-vie temporaire, comme son nom l'indique, est temporaire. Son échéance varie souvent de 10 à 30 ans, avec une option de renouvellement ou de transformation à la fin de la période couverte. M. Arruda explique qu'un propriétaire d'entreprise pourrait souscrire une assurance temporaire de 20 ans s'il prévoit prendre sa retraite dans 20 ans, tout comme le propriétaire d'une maison pourrait choisir une assurance temporaire de 10 ans s'il lui reste 10 ans de remboursement sur son hypothèque et qu'il cherche à protéger le toit qui abrite sa famille s'il venait à décéder le premier.

L'assurance-vie permanente, quant à elle, dure toute la vie et, en plus de fournir des prestations en cas de décès, est souvent utilisée pour les besoins de la planification fiscale ou pour régler des dettes en suspens au moment du décès. « Tant que vous payez votre prime, cette assurance est en vigueur jusqu'à votre décès», explique M. Arruda.

Prestations payables du vivant de l'assuré 

Plusieurs prestations payables de votre vivant vous sont offertes :

  • L'assurance-invalidité vous couvre si une maladie ou une blessure vous rend incapable de travailler. Elle remplace une partie de votre revenu perdu durant votre convalescence.
  • L'assurance maladies graves couvre un éventail de maladies, en fonction du contrat, telles qu'un cancer, une crise cardiaque ou un AVC. Après le délai de carence prescrit, vous pouvez recevoir un paiement forfaitaire qui vous offre une plus grande souplesse financière pour que vous puissiez vous concentrer sur votre rétablissement.
  • L'assurance de soins de longue durée est particulièrement utile plus tard dans la vie si vous devenez physiquement ou mentalement dépendant d'autres personnes pour recevoir des soins. Vous pouvez utiliser les montants réguliers des prestations pour payer les soins reçus à domicile ou dans l’établissement de votre choix.

M. Arruda vous recommande de ne pas attendre la retraite pour penser à la façon dont vous financerez les frais de soins de santé en constante augmentation. Il est important d'intégrer les besoins en matière de soins de santé dans un plan global pour que toutes les options soient disponibles si vous développiez un problème de santé chronique.

« Si vous n'avez pas d'assurance de soins de longue durée pour couvrir ces frais supplémentaires, ils vont gruger le capital financier que vous avez accumulé », dit-il.

M. Arruda recommande aussi de souscrire une assurance-vie et une assurance payable du vivant de l'assuré en plus de ce que vous recevez d'un employeur, afin de réduire le risque de manquer d'argent ou de perdre la couverture. 

« Le plus grand risque inhérent au fait de compter uniquement sur les prestations versées par votre employeur est que si vous ne travaillez plus pour celui-ci, les protections d’assurance disparaîtront », dit-il.

C'est d’autant plus important du fait que, de nos jours, nous avons tendance à changer plus fréquemment d'emploi que dans le passé. Nous pouvons donc nous retrouver à travailler pour un employeur offrant une couverture réduite ou décider de travailler à notre compte.

À ce moment-là, « vous pourriez vous retrouver à un âge où il est plus difficile d'obtenir la couverture dont vous avez besoin », explique M. Arruda.

Produits de fonds distincts 

Les produits de fonds distincts sont semblables à des fonds communs de placement; ils offrent à la fois un potentiel de croissance fondé sur une exposition à différentes catégories d'actifs et les avantages d'un contrat d'assurance. Ils sont offerts uniquement par les compagnies d'assurance.

Selon le produit, les contrats de fonds distincts offrent des garanties à l'échéance et/ou au décès équivalant à 75 ou 100 % du capital versé au contrat. 

M. Arruda explique que ces produits sont un bon choix si vous cherchez à concilier croissance, protection et souplesse.

« À l'instar de nombreux produits d'assurance, les produits de fonds distincts peuvent vous aider à protéger l'actif pour lequel vous avez travaillé si fort », explique-t-il. 

Autre avantage : vous pouvez nommer un bénéficiaire et le versement de la prestation ira directement à celui-ci sans passer par la succession. Dans certaines provinces, cela permet d’éviter que des frais d'homologation (l’impôt sur l’administration de la succession) s’appliquent sur le montant du capital-décès. De plus, certaines désignations de bénéficiaires offrent une protection potentielle contre les créanciers en rendant insaisissables les valeurs du contrat.

Bien que les produits de fonds distincts aient été critiqués dans le passé pour leurs frais élevés, ils sont plus concurrentiels aujourd'hui. « Je crois que le secteur de l'assurance a fait beaucoup d'efforts pour baisser ces frais », dit M. Tanner.

Quel type d’assurance choisir?

M. Tanner affirme que le rôle d'un conseiller est d'informer les clients des produits d'assurance offerts et de les renseigner sur ceux qui conviennent le mieux à leurs objectifs.

« Il faut s’interroger sur nos valeurs », dit-il. « Quelles sont-elles? Que veut-on que cet argent fasse pour nous? Veut-on le distribuer à des organismes de bienfaisance ou le léguer à la prochaine génération? »

Il explique que les clients qui achètent des produits d'assurance doivent bien réfléchir au type d'assurance qu'ils veulent souscrire, à la période pendant laquelle ils désirent bénéficier de la protection et au montant qu'ils sont prêts à débourser.

« Je n'ai jamais remis un chèque de règlement pour lequel on m'a demandé de quel type d'assurance il s'agissait », dit M. Tanner. « Les questions au moment du décès, de la maladie ou de l'invalidité sont : Est-ce que cet argent est suffisant? Sommes-nous suffisamment couverts? Ma famille va-t-elle être à l'abri? »

«En fin de compte, vous devez définir vos priorités et le rôle du conseiller  est de vous recommander le type d'assurance qui répond le mieux à vos besoins », conclut-il.

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