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Vie financière

10 octobre 2013

Comment planifier notre succession en cinq étapes faciles

Pour mettre nos proches à l’abri au moment de notre décès, il est indispensable de bien planifier notre succession. Voici cinq étapes faciles à suivre pour relever ce défi.

Pour avoir l’esprit tranquille et mettre nos proches à l’abri au moment de notre décès, il est indispensable de bien planifier notre succession. Voici cinq étapes faciles à suivre pour relever ce défi.

1. Rencontrer un professionnel

Dans ce domaine comme dans bien d’autres, la première chose à faire est de bien s’entourer. À ce chapitre, il est possible de faire appel aux services de différents types de professionnels : conseillers en sécurité financière, planificateurs financiers, comptables, fiscalistes ou notaires. L’essentiel est d’avoir recours à une personne qui s'y connaît vraiment et non pas à notre beau-frère, même s’il est persuadé de tout savoir…

2. Dresser un inventaire

La deuxième étape, selon Daniel Plouffe, directeur régional, Service de planification financière et successorale à la Financière Sun Life, est de faire un inventaire de nos avoirs et de nos dettes. Ce bilan doit inclure nos propriétés (résidences, terrains, etc.), nos REER et fonds de pension, nos biens à usage personnel (automobiles, motocyclettes, etc.) ainsi que nos dettes (hypothèques, emprunts, soldes de cartes de crédit, etc.). «On fait l'inventaire de tout ce qui constitue notre actif et notre passif. Quand on est propriétaire d’un commerce ou d’une entreprise, ça peut devenir complexe, d’où l’importance de faire appel à un expert», indique M. Plouffe.

3. Faire un bilan successoral

Pour effectuer ce bilan, il faut d’abord simuler notre décès… Rien de très gai, certes, mais c’est un exercice qui s’avère nécessaire. «On calcule l’impact qu’auront sur la succession l’ajout de capital provenant des assurances et le retrait des montants dus aux impôts», explique M. Plouffe.

4. Analyser les écarts

C’est à partir du montant net obtenu à l’étape précédente qu'il faut commencer à réfléchir. «On se demande s’il y a un écart entre cette situation et le résultat qu’on souhaiterait obtenir, et quelles sont les options qui peuvent nous permettre d'atteindre notre objectif», indique Daniel Plouffe. Ainsi, certains choisiront d'augmenter le capital et d'autres, de diminuer les impôts à payer sur la succession. Le cas d’une entreprise familiale qui ne sera léguée qu’à un seul des enfants, par exemple, est une situation complexe. C’est là qu’il faut faire preuve de stratégie si nous voulons nous montrer équitables et éviter les chicanes d’héritage…

5. Mettre en place une stratégie

À cette étape, notre conseiller nous propose des solutions et nous aide à choisir une stratégie. «Par exemple, souscrire une assurance-vie ajoute des liquidités à notre succession au moment de notre décès», souligne M. Plouffe. Pour diminuer les impôts à payer, il est possible de transférer de notre vivant un bien immobilier ou un REER à notre conjoint ou conjointe, ou encore de créer des fiducies testamentaires. Tous les trois à cinq ans, ou dès que notre situation change (problème de santé, décès du conjoint ou de la conjointe, etc.), il faut refaire l'exercice en apportant les correctifs qui s’imposent.

Idées brillantes : des erreurs courantes à éviter

Quelles sont les erreurs qui sont fréquemment commises en matière de planification successorale? La première, c'est… de ne rien planifier! «Certaines personnes fonctionnent selon le principe de la pensée magique, ou croient que l’État pourvoira aux besoins de leurs proches. C’est une erreur, car le gouvernement se borne à verser une indemnité qui peut aller jusqu’à 2 500 $ pour les funérailles, mais c’est tout», prévient M. Plouffe.

Autre erreur courante : ne pas prendre de dispositions particulières pour notre conjoint ou conjointe de fait. «En cas de décès, la loi ne prévoit rien pour les conjoints de fait survivants : ils n’ont aucun droit particulier en ce qui concerne le patrimoine», souligne Daniel Plouffe. Pour que notre conjoint ou conjointe ne se retrouve pas devant rien, il est donc essentiel de faire un testament qui précise les dispositions à son égard, idéalement devant notaire.

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