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Vie financière

18 décembre 2018

Comment parler d’argent avec votre famille pendant les Fêtes?

Le temps des Fêtes peut donner aux familles d’excellentes occasions de se rencontrer pour parler finances. Voici comment aborder la question sans gâter l’ambiance.

Le temps des Fêtes est l’occasion pour les familles de se réunir autour d’un bon repas. Et après les célébrations, pourquoi ne pas en profiter pour discuter franchement de finances familiales?

«Parler d’argent met parfois les gens aussi mal à l’aise que de discuter des mystères de la vie», dit Layne Choong, conseillère à la Financière Sun Life. Pourtant, l’argent est l’une des principales sources de stress, et les familles doivent connaître leur situation financière pour éviter les embûches éventuelles.» 

Voici comment amorcer la conversation et pourquoi il vaudrait mieux aborder le sujet plus tôt que trop tard.

Pourquoi parler d’argent pendant les Fêtes?

«Les gens discutent ouvertement du fait qu’ils ont un peu trop dépensé pendant le temps des Fêtes et c’est compréhensible, affirme Mme Choong. Mais, d’autres questions financières ont occupé leur esprit tout au long de l’année, et parfois même depuis plus longtemps.»

Peut-être prévoyez-vous demander une nouvelle assurance-vie pour protéger l’avenir de votre famille? Ou aimeriez-vous informer vos enfants de ce que vous comptez faire de votre patrimoine maintenant que vous êtes à la retraite? «Les testaments, les plans de retraite, l’assurance, etc., sont des sujets dont les familles ne parlent pas assez, voire pas du tout, alors qu’elles le devraient. Il m’est souvent arrivé de voir des familles chercher les biens d’un défunt. Elles ne savaient pas comment gérer la situation, parce qu’il n’avait jamais abordé la question», note Mme Choong.

Au début, ce sera peut-être difficile, mais, une fois la glace brisée, vous .erez tous soulagés de savoir quoi faire et où vous adresser en cas de décès.

Mais comment faire pour ne pas gâcher l’ambiance en abordant un sujet aussi sérieux en période de festivités? Mme Choong propose de dresser un calendrier de toutes vos activités festives et de réserver un moment pour parler de planification financière avec tous les membres de votre famille, qu’ils viennent de l’autre bout du pays ou du coin de la rue.

Quelles questions aborder?

Avant d’inscrire la discussion à votre agenda, définissez tous les sujets que vous souhaitez aborder et assurez-vous que toute la famille les connaît. «Ainsi, personne ne réagira mal à un point imprévu», signale Mme Choong.  

Les sujets soulevés (budget, prêts, assurance, etc.) varient selon la situation financière de votre famille. Cependant, si vous avez des enfants ou des parents vieillissants, Mme Choong vous conseille de commencer par les questions suivantes : 

  1. Avez-vous un testament? Et vos parents?

    «Si vous décédez intestat (c.-à-d. sans testament), c’est la loi qui décidera du liquidateur de votre succession et comment vos biens seront distribués, ce qui pourrait ne pas vous convenir», affirme Mme Choong. Par exemple, les objets de valeur et les placements que vous souhaitiez léguer à votre conjoint ou à vos enfants pourraient se retrouver entre d’autres mains.

    Le recours aux voies juridiques pour départager vos biens à votre décès pourrait prendre plusieurs années, selon le cas. «C’est une situation compliquée que vous pouvez éviter à votre famille en rédigeant un testament», dit Mme Choong.

  1. Avez-vous désigné un liquidateur pour votre succession?

    Le liquidateur est la personne qui exécute les dispositions de votre testament après votre décès. «Les gens désignent parfois un proche comme liquidateur, note Mme Choong. C’est bien, mais toutes les parties doivent savoir ce à quoi elles s’engagent et le travail que cela représente.»

    Les liquidateurs ont beaucoup de tâches administratives à accomplir, notamment passer en revue les assurances, se renseigner sur les dettes, les taxes et les autres frais et les régler, ainsi que distribuer les biens aux bénéficiaires. «Dans certains cas, agir comme liquidateur est comme avoir un deuxième emploi à temps plein, affirme Mme Choong. C’est beaucoup demander à un membre de votre famille ou à un ami proche.»

    Si la personne que vous souhaitez désigner comme liquidateur refuse votre demande, vous pouvez faire appel à un professionnel du secteur juridique pour tenir ce rôle. Certains notaires ont à la fois des compétences en droit et en comptabilité qu’ils mettent à profit en remplissant cette fonction.»

  1. Avez-vous des bénéficiaires?

    Désignez vos bénéficiaires (les personnes auxquelles vous souhaitez laisser votre argent) pour tous vos produits financiers qui le permettent. Pourquoi? Pour enlever beaucoup de stress à votre famille. En agissant ainsi :

    • Vous n’avez pas à embaucher un notaire pour le faire.
    • Votre institution financière s’occupe de la paperasse.
    • Vos bénéficiaires n’ont pas à attendre le règlement de la succession pour toucher leur argent.

Par exemple, si vous détenez un REER, sa valeur peut être transférée dans celui de votre conjoint si vous l’avez désigné comme bénéficiaire. Dans le cas où votre argent est placé dans un FERR ou un CELI, vous pouvez désigner votre conjoint comme rentier remplaçant (FERR) ou propriétaire remplaçant du contrat (CELI).

«De plus, si vous avez désigné un bénéficiaire pour votre assurance-vie, le capital-décès contourne la succession qui, elle, doit d’abord servir à rembourser les dettes et à payer les impôts avant de pouvoir passer à la famille, explique Mme Choong. Ainsi, vos proches ont accès à l’argent plus rapidement et plus facilement.»

Souvent, vous pouvez désigner plusieurs bénéficiaires et indiquer en pourcentage la part que chacun d’eux recevra.

Comment amorcer la conversation?

«L’argent est un sujet sensible, mais en parler n’est pas mauvais, rappelle Mme Choong. Expliquez poliment à votre famille pourquoi vous souhaitez avoir cette conversation et tenez à ce qu’elle soit informée si quelque chose se produit.»

Une bonne façon de réduire l’inconfort consiste à parler de manière générale. Selon Mme Choong, les membres de votre famille pourraient être mal à l’aise de révéler les montants exacts de leurs placements ou les sommes dont fait mention leur testament. «N’en parlez pas, dit-elle. Mettez plutôt l’accent sur le type de comptes et de contrats d’assurance que chacun détient, l’endroit où ils se trouvent et les personnes-ressources à contacter (conseiller, liquidateur, notaire, etc.).»

Votre famille a-t-elle besoin d’aide pour parler d’argent?

Si vous n’êtes pas à l’aise à l’idée de cette conversation, pourquoi ne pas rencontrer un conseiller tous ensemble? «Un conseiller peut être un bon médiateur pour vous guider parmi vos options financières, vérifier tout ce qu’il y a à faire et vous aider à créer le plan qui convient à votre famille», affirme Mme Choong. 

Certaines familles ont un conseiller qu’elles rencontrent chaque année. «C’est formidable d’avoir un conseiller de confiance. Comme il connaît votre situation familiale, il est bien placé pour donner des conseils.»

Évidemment, ce n’est pas toujours possible d’avoir le même conseiller. Votre situation financière n’est sans doute pas celle de vos parents ou de vos frères et sœurs, sans compter que vous habitez peut-être dans des villes différentes. «C’est correct que chacun ait son propre conseiller, indique Mme Choong. Avec votre permission, votre conseiller peut tenir votre famille au courant de votre plan sans révéler de chiffres ni de détails précis.»

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