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Vie financière

19 septembre 2016

Comment gérer intelligemment les prêts étudiants

Les droits de scolarité augmentent, ainsi que la dette des étudiants. Il est toutefois possible d’emprunter judicieusement et de rembourser de façon responsable.

Au Canada, les droits de scolarité moyens à l’université continuent d'augmenter à un rythme supérieur à l'inflation – ils se chiffraient à 6 191 $ en 2015-2016, selon Statistique Canada. Il s'agit d'une augmentation de 3,2 % par rapport à l'année précédente; au cours de la même période, l'indice des prix à la consommation n'a augmenté que de 1,3 %. C’est pourquoi de nombreux étudiants considèrent maintenant l'endettement comme un aspect incontournable de leur scolarisation.

Cependant, tout n’est pas sombre pour vous si vous étudiez : certains modes d’emprunt raisonnables s’offrent à vous, tout comme certains moyens de gérer vos dettes de façon responsable.

Emprunter le moins possible

D'abord, assurez-vous de réduire le plus possible le montant que vous devrez emprunter en faisant une recherche sur les bourses d’études auprès de sources comme :

  • votre école secondaire, le collège ou l’université (ces bourses ne sont pas toutes offertes automatiquement – vous devrez dans certains cas en faire la demande);
  • votre lieu de travail ou celui de vos parents;
  • des organisations communautaires.

N’oubliez pas non plus de tirer parti des crédits d’impôt et des allègements fiscaux. Revenu Québec offre un crédit d’impôt pour frais de scolarité, et Ressources humaines et Développement des compétences Canada offre aux étudiants à temps plein un allègement fiscal en leur permettant de réclamer un montant pour leurs frais de scolarité et de déclarer un montant allant jusqu'à 400 $ par mois pendant qu'ils sont aux études. Il est également possible de réclamer un montant de 65 $ par mois pour les manuels ainsi qu’un crédit d’impôt à l’égard des intérêts payés pendant l’année sur un prêt étudiant. Il est à noter que le fédéral a indiqué qu’il apporterait, pour l’année d’imposition 2017, des changements au soutien financier offert aux étudiants, notamment en remplaçant les crédits d’impôt pour étudiant par une augmentation des autres formes d’aide financière.

Comparer les bourses et les prêts des gouvernements

Jake Sheehan, conseiller en assurance à Life Design Systems, affirme que les prêts des gouvernements provinciaux représentent souvent un meilleur choix que les prêts du gouvernement fédéral, puisque les premiers prévoient généralement un délai avant que les intérêts ne commencent à s’accumuler ainsi qu’une période de remboursement plus longue.

Le gouvernement fédéral offre des bourses, qui ne doivent pas être remboursées, et des prêts. Pour les étudiants à temps partiel, les intérêts commencent à courir pendant les études. Au terme de vos études, vous pouvez demander que le montant des remboursements diminue ou augmente, selon que vous avez de la difficulté à faire vos paiements ou que vous désirez rembourser le prêt plus rapidement. (Apprenez-en plus à Cibletudes.ca.)

Examiner de près les marges de crédit et les prêts offerts par les banques

«Les difficultés économiques des dernières années ont poussé les gens à être plus conscients des montants qu’ils empruntent et de ce qu’ils font avec cet argent», explique M. Sheehan. Il est particulièrement important de faire beaucoup de recherche avant de contracter un prêt, puisque toutes les banques n’excellent pas dans les mêmes programmes.

Il remarque aussi que la plupart des banques offriront une marge de crédit pour étudiant avec un taux d’intérêt et un programme de remboursement avantageux, fondés sur le taux d’intérêt préférentiel. Ainsi, lorsque ce taux est bas, le taux d’intérêt sera plus attirant. Inversement, si le taux d'intérêt préférentiel augmente, l'intérêt sur le remboursement mensuel augmentera également.

Prévoir une stratégie de remboursement des prêts

Emma-Lee Linton, étudiante à l’Université Queen’s, a contracté un prêt du gouvernement pour l’aider à couvrir ses frais de scolarité. Elle avait toutefois fait en sorte d’emprunter le moins possible en demandant des subventions et des bourses et en épargnant de l’argent pendant l’été. «C’est parfois décourageant quand je pense au montant que je devrai rembourser, dit-elle, mais je respecte un budget et je fais la distinction entre mon propre argent et celui que j’ai emprunté pour ne pas trop dépenser.»

Selon M. Sheehan, quand un diplômé commence à travailler, le remboursement de ses dettes constitue un des aspects les plus importants de son plan financier. «Il est alors préférable qu’il rencontre un professionnel de la planification financière pour établir une stratégie de remboursement efficace, gérable et intégrée à ses objectifs financiers futurs», ajoute-t-il. 

Il n’est jamais trop tôt pour obtenir une idée de votre santé financière. Faites le point sur vos finances.

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