Passer à l'ouverture de session client Passer au contenu principal Passer au pied de page

Vie financière

23 mai 2018

Comment financer un congé sabbatique

Un congé sabbatique peut apporter une expérience de vie inestimable, mais pour éviter qu’il soit synonyme de gouffre financier, mieux vaut bien le planifier!

Même si vous adorez votre emploi, un congé sabbatique pourrait être l'occasion idéale de vous lancer dans de nouvelles aventures ou simplement de réaliser des projets que vous n'avez pas encore eu le temps de rayer de votre liste.

Cependant, avant de commencer à faire vos valises pour un mandat de bénévolat à l'étranger ou de vous lancer dans l’écriture de votre roman, prenez le temps de planifier vos finances. Grâce à une bonne préparation, vous aurez l'esprit en paix et pourrez profiter au maximum de votre congé bien mérité.

Comment puis-je vivre confortablement sans chèque de paie régulier?

Bonne nouvelle : il existe de nombreux moyens de financer votre congé.

  • L’épargne enregistré : Vous pouvez puiser dans votre épargne ou en effectuant un retrait d'un régime d'épargne enregistré, comme un compte d'épargne libre d'impôt (CELI) ou un régime enregistré d'épargne-retraite (REER). Dans ce cas, notez que les retraits d'un CELI ne sont pas imposables, mais que toute somme retirée de votre REER l'est. Bien sûr, si vous ne travaillez pas, votre taux d'imposition pourrait être moins élevé. Notez aussi que les sommes que vous retirez du CELI sont ajoutées à vos droits de cotisation de l'année suivante. Cela n’est pas vrai des sommes retirées d’un REER : une fois les droits de cotisation épuisés, ils ne sont pas rétablis.

  • La marge de crédit : Contracter une marge de crédit présume que vous acceptez de payer des intérêts sur l'argent emprunté et que vous devrez faire des paiements réguliers.

  • Le traitement différé de votre salaire : Un régime d'échelonnement du traitement aux fins de congé (RETFC) avec votre employeur permet de répartir votre salaire sur une plus longue période, en distribuant de façon plus égale les fonds entre la période rémunérée où vous travaillez et votre congé non rémunéré. Essentiellement, vous recevez un pourcentage moins élevé de votre paie lorsque vous travaillez et épargnez la différence dans un RETFC, duquel vous effectuez des retraits lorsque vous ne travaillez pas. Vous touchez ainsi un salaire constant pendant votre congé. Selon le salaire que vous souhaitez mettre de côté (la loi limite ce montant à 33% de votre salaire), la durée pendant laquelle vous êtes prêt à vivre avec un chèque de paie moins élevé et ce que permettra votre employeur, vous pourriez devoir établir un RETFC plusieurs années avant de prendre votre congé sabbatique.

    La partie de votre salaire qui est mise de côté n'est pas imposable pendant que vous travaillez. Toutefois, vous devrez retirer ces sommes du RETFC au plus tard le 31 décembre de l'année suivant l'année au cours de laquelle votre congé commence, et payer de l'impôt sur ces sommes, ainsi que les cotisations au Régime de rentres du Québec ou de pensions du Canada et à l’assurance-emploi.

  • L’épargne non enregistrée : Les retraits effectués sur votre épargne non enregistrée n’entraînent pas d’impôt à payer, puisqu’il s’agit de sommes après impôt. La seule exception est si vous puisez dans des gains en capital non réalisés, auquel cas ils seront réalisés et vous serez imposé sur la moitié de ces sommes; adressez-vous à un conseiller pour obtenir des explications détaillées.

Quelles sont les répercussions financières d'un congé prolongé?

À court terme, que vous participiez à un RETFC par l'entremise de votre employeur ou que vous épargniez de façon indépendante une part importante de votre revenu, devrez vivre sur un budget réduit avant et pendant votre congé sabbatique.

Selon vos objectifs pour votre congé sabbatique et vos besoins en matière de voyage, vos dépenses quotidiennes pourraient en fait être plus élevées que lorsque vous travaillez. Si vous faites de la recherche à l'étranger, par exemple, il est probable que vous n'apporterez pas votre dîner au travail et que vous ne respecterez pas votre budget habituel.

N’oubliez pas l’importante couverture d’assurance médicale! Vérifiez si vos garanties maladie au travail vous couvriront, votre famille et vous, pendant votre congé sabbatique. Si ce n'est pas le cas, vous devez souscrire une assurance-santé personnelle, une assurance maladies graves, une assurance-invalidité et d'autres couvertures – plus une assurance voyage si votre congé sabbatique vous mène hors de la province ou du pays.

Surtout, gardez à l'esprit vos objectifs financiers à long terme. Par exemple, pourrez-vous faire progresser votre épargne à long terme pendant votre congé sabbatique? L'idéal serait de continuer à cotiser à votre épargne-retraite. Si vous ralentissez ou abandonnez complètement vos cotisations pendant votre congé, vous raterez la croissance à long terme que vous auriez réalisée pendant cette période. Mais ne vous découragez pas : pensez à des façons de rattraper le temps perdu à votre retour. La raison d’être d'un congé sabbatique est d'acquérir une expérience de vie qui dépassent les conséquences financières qui en découlent. Mais rien n’empêche de tout faire pour réduire ces inconvénients au minimum.

Planifiez longtemps d'avance

Avant même de penser à faire vos valises, envisagez de prendre rendez-vous avec un conseiller pour examiner votre portefeuille et le modifier au besoin. Cela vous donnera l'occasion de créer un plan détaillé de financement de votre congé sabbatique, d'organiser tout retrait de vos placements, de vos REER ou de votre RETFC, et de planifier la façon de rattraper votre épargne après votre retour au travail.

Avec une planification soignée, un congé peut vous rapporter gros au plan personnel, professionnel et financier, en vous permettant de vous ressourcer et de vous préparer pour les aventures à venir.

Vous cherchez des moyens de concrétiser vos objectifs de vie, de santé, d'épargne et de retraite? Essayez notre Outil Brillant départ.

Articles Connexes