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Vie financière

26 mai 2017

Comment financer un congé sabbatique

Un congé sabbatique peut apporter une expérience de vie inestimable, mais il serait sage de tout faire pour en réduire les conséquences financières au minimum.

Même si vous adorez votre emploi, un congé sabbatique pourrait être l'occasion idéale de vous lancer dans de nouvelles aventures ou simplement de réaliser des objectifs que vous n'avez pas encore eu le temps de rayer de votre liste.

Cependant, avant de commencer à faire vos valises pour un mandat de bénévole à l'étranger ou de vous asseoir pour écrire un roman, prenez le temps de planifier vos finances. Grâce à une bonne préparation, vous aurez l'esprit en paix et serez prêt à profiter au maximum de votre congé bien mérité.

Comment puis-je vivre confortablement sans chèque de paie régulier?

Bonne nouvelle, il existe de nombreux moyens de financer votre congé.

Vous pouvez financer votre congé sabbatique en puisant dans votre épargne ou en effectuant un retrait d'un régime d'épargne enregistré, comme un compte d'épargne libre d'impôt (CELI) ou un régime enregistré d'épargne-retraite (REER). (N'oubliez pas que les retraits d'un CELI ne sont pas imposables, mais que toute somme retirée de votre REER l'est – si vous ne travaillez pas, votre taux d'imposition pourrait être moins élevé. Notez également que les sommes que vous retirez du CELI sont ajoutées à vos droits de cotisation de l'année suivante. En revanche, si vous retirez des sommes d'un REER, elles ne donnent pas lieu à de nouveaux droits de cotisation – une fois que vos droits de cotisation à un REER sont épuisés, ils ne peuvent être rétablis.)

Vous pouvez aussi contracter une marge de crédit, en acceptant le fait que vous paierez des intérêts sur l'argent emprunté et que vous devrez faire des paiements réguliers.

L'établissement d'un régime d'échelonnement du traitement aux fins de congé (RETFC) avec votre employeur, si possible, représente une autre option. Il s'agit d'une entente écrite qui vous permet de répartir votre salaire sur une plus longue période, en distribuant de façon plus égale les fonds entre la période rémunérée où vous travaillez et votre congé non rémunéré. Essentiellement, vous recevez un pourcentage moins élevé de votre paie lorsque vous travaillez et épargnez la différence dans un RETFC, dont vous pouvez effectuer des retraits lorsque vous ne travaillez pas. Vous touchez ainsi sans interruption un salaire constant pendant votre congé. Selon le salaire que vous souhaitez mettre de côté (la loi limite ce montant au tiers), la durée pendant laquelle vous êtes prêt à vivre avec un chèque de paie moins élevé et ce que permettra votre employeur, vous pourriez devoir établir un RETFC plusieurs années avant de prendre votre congé sabbatique.

  • Les règles relatives aux RETFC : Règlement de l'impôt sur le revenu 6801

Lorsque vous choisissez de financer votre congé sabbatique au moyen d'une entente d'échelonnement du traitement, la partie de votre salaire qui est mise de côté n'est pas imposable pendant que vous travaillez. Toutefois, vous devrez retirer ces sommes du RETFC au plus tard le 31 décembre de l'année suivant l'année au cours de laquelle votre congé commence, et payer de l'impôt sur ces sommes.

Enfin, vous pouvez compter sur votre épargne non enregistrée comme coussin. Les répercussions fiscales des retraits effectués sur votre épargne non enregistrée sont simples : comme il s'agit d'épargne après impôt, vous n'avez plus d'impôt à payer (sauf si vous puisez dans des gains en capital non réalisés, auquel cas ils seront réalisés et vous serez imposé sur la moitié de ces sommes  – adressez-vous à un conseiller pour obtenir des explications détaillées).

Si vous recevez une rémunération de votre employeur (autre que ce que l'Agence du revenu du Canada appelle des avantages sociaux « raisonnables », comme une couverture médicale et dentaire) dans le cadre d'un RETFC pendant votre congé sabbatique, attendez-vous à payer les cotisations au Régime de rentes du Québec ou de pensions du Canada et à l'assurance emploi, en plus de l'impôt sur le revenu.

Quelles sont les répercussions financières d'un congé prolongé?

À court terme, que vous participiez à un RETFC par l'entremise de votre employeur ou que vous épargniez de façon indépendante une part importante de votre revenu, votre famille et vous devrez vivre sur un budget réduit avant et pendant votre congé sabbatique.

Selon vos objectifs pour votre congé sabbatique et vos besoins en matière de voyage, vos dépenses quotidiennes pourraient en fait être plus élevées que lorsque vous travaillez. Si vous faites de la recherche à l'étranger, par exemple, il est probable que vous n'apporterez pas vos repas au travail et que vous ne respecterez pas votre budget habituel – et les coûts s'additionneront rapidement.

Un autre facteur concerne l'assurance frais médicaux. Vérifiez si vos garanties maladie au travail vous couvriront, votre famille et vous, pendant votre congé sabbatique. Si ce n'est pas le cas, vous devez souscrire une assurance-santé personnelle, une assurance maladies graves, une assurance-invalidité et d'autres couvertures – plus une assurance voyage si votre congé sabbatique vous mène hors de la province ou du pays.

Pour terminer, gardez à l'esprit vos objectifs financiers à long terme : pourrez-vous tout de même faire progresser votre épargne à long terme pendant votre congé sabbatique? L'idéal serait de continuer à cotiser à votre épargne-retraite. Si vous ralentissez ou abandonnez complètement vos cotisations pendant votre congé, vous raterez la croissance à long terme que vous auriez réalisée pendant cette période. Mais ne vous découragez pas : pensez à des façons de rattraper le temps perdu à votre retour. La raison d'un congé sabbatique est d'acquérir une expérience de vie qui vaut plus que les désagréments financiers qui en découlent – il est sage cependant de tout faire pour réduire ces inconvénients au minimum.

Planifiez longtemps d'avance

Avant même de penser à faire vos valises, envisagez de prendre rendez-vous avec un conseiller pour examiner votre portefeuille et le modifier au besoin. Cela vous donnera l'occasion de créer un plan détaillé de financement de votre congé sabbatique, d'organiser tout retrait de vos placements, de vos REER ou de votre RETFC, et de planifier la façon de rattraper votre épargne après votre retour au travail.

Avec une planification soignée, un congé peut vous rapporter gros au plan personnel, professionnel et financier, en vous permettant de vous ressourcer et de vous préparer pour les aventures à venir.

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