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Vie financière

20 novembre 2018

Comment établir votre fonds d’urgence

Vous ne pouvez pas prédire une urgence financière, mais vous pouvez vous y préparer. Voici comment vous pouvez être prêt pour les surprises de la vie.

Nous vivons dans un monde incertain.

Vous faites attention à votre argent, mais il est impossible de prédire si et quand des dépenses imprévues vont surgir. Que ce soit le remplacement de la transmission de votre voiture ou l’installation d’une nouvelle fournaise, une urgence financière est une réalité de la vie qui se traduit par une dépense majeure inévitable que vous n’avez pas anticipée. Mais nous ne sommes pas tous préparés pour une telle situation.

Un récent sondage du Financial Planning Standards Council (FPSC) a révélé que sur 1 527 répondants, 33 % d’entre eux auraient échoué ce que le FPSC appelle le «test de stress financier». Cela veut donc dire que beaucoup de gens estiment ne pas avoir les moyens financiers de composer avec un événement imprévu, comme un problème de santé soudain, la perte d’un emploi ou même une visite d’urgence chez le vétérinaire. 

Si vous avez des préoccupations similaires ou si vous n’avez pas de plan financier de secours, le moment est venu de passer à l’action afin d’avoir l’esprit tranquille. À l’occasion de la Semaine de la planification financière (du 18 au 24 novembre) qui en est à sa 10e année, voici des mesures que vous pouvez prendre pour établir un coussin financier qui vous permettra de mieux dormir la nuit, sachant que vous êtes prêt en cas de factures et de dépenses imprévues.

4 conseils pour établir votre fonds d’urgence

1. Commencez par épargner un petit montant

Règle générale, vous devriez avoir un fonds d’urgence suffisant pour couvrir vos frais de subsistance pendant 6 mois. Pour bien des gens, cela se traduit par 30 000 $ ou plus. Toutefois, économiser un montant aussi élevé peut être décourageant. Mieux vaut procéder par étapes. Examinez votre revenu et vos dépenses et déterminez combien vous pouvez effectivement mettre de côté maintenant. Vous pouvez peut-être épargner seulement 20 $ ou même 5 $ par semaine pour l’instant. Ce serait là un bon point de départ. Vous n’avez qu’à choisir un montant fixe par semaine ou par mois qui vous convient et le faire automatiquement transférer de votre compte chèque ou prélever sur votre paie, si votre employeur offre un programme d’épargne. Revoyez l’arrangement régulièrement et, si vous le pouvez, augmentez le montant de votre épargne.

  • Pour voir plus clairement les entrées et les sorties de fonds de votre compte bancaire, utilisez notre  calculateur de budget.

2. Gardez votre fonds d’urgence distinct de vos autres comptes d’épargne

Supposons que votre fournaise rende l’âme pendant une période de froid ou que le moteur de votre VUS ait besoin d’une réparation importante pendant un trajet à travers le pays. Si vous avez une bonne épargne-retraite, vous seriez peut-être tenté d’en retirer le montant dont vous avez besoin pour couvrir ces frais inattendus. Mais voici pourquoi cette option est fortement déconseillée  : elle finira par vous coûter plus cher à long terme.

Tout d’abord, les retraits d’un Régime enregistré d’épargne-retraite (REER) (sauf ceux aux fins d’études ou de l’achat d’une maison aux termes du Régime d’encouragement à l’éducation permanente et du Régime d’accession à la propriété, respectivement) sont assujettis à l’impôt et vous perdez pour toujours les droits de cotisations utilisés – c’est-à-dire que lorsque vous retirez des fonds d’un REER, vous ne pourrez pas verser à nouveau la somme retirée. Tous les retraits des REER sont immédiatement assujettis à des retenues d’impôt. Si vous retirez 5 000 $ ou moins, le taux de retenue de l’impôt est de 10 %. Si vous retirez entre 5 000 $ et 15 000 $, le taux de retenue de l’impôt est de 20 %. Ces taux d’imposition s’appliquent dans toutes les provinces, sauf au Québec où les retraits sont aussi assujettis à un impôt provincial.

De plus, le montant retiré de votre REER s’ajoute à votre revenu imposable de l’année. Par conséquent, si votre taux d’imposition marginal est supérieur au taux de la retenue d’impôt, vous devrez payer de l’impôt supplémentaire le printemps prochain sur la somme retirée.

Essentiellement, pour éviter les retraits de votre épargne-retraite, faites en sorte de conserver votre fonds d’urgence dans un compte distinct. 

3. Ne comptez pas sur l’endettement

Votre premier réflexe est-il d’utiliser votre carte de crédit en cas de pépin? C’est tentant, mais c’est à éviter. N’oubliez pas les taux d’intérêt élevés que vous pourriez avoir à payer si vous ne réglez pas le solde au complet tous les mois. Et bien que la marge de crédit semble être la solution idéale pour obtenir de l’argent rapidement, c’est aussi de l’argent que vous devrez rembourser. Le taux d’intérêt peut être plus bas, mais la dette est toujours là.

En cas d’urgences, mieux vaut éviter le plastique et utiliser plutôt vos économies.

4. Songez à ouvrir un compte d’épargne

Le fonds d’urgence idéal vous permet de faire fructifier votre argent ET d’y avoir accès rapidement et facilement. Pour ce faire, mieux vaut ouvrir un compte d’épargne libre d’impôt ou un compte d’épargne à intérêt élevé. Votre choix pourrait dépendre de ce qui est le plus important pour vous : la croissance potentielle ou la facilité d’accès.

Un compte d’épargne libre d’impôt (CELI) vous permet de faire fructifier votre argent au moyen de divers types de placements, dont des obligations, des actions, des fonds communs de placement et des fonds négociés en bourse  – pas seulement en espèces. Vos placements pourraient potentiellement bénéficier d’une croissance élevée à un chiffre ou même à deux chiffres, s’ils enregistrent un bon rendement. Ou vous pourriez perdre de l’argent s’ils ne dégagent pas le rendement souhaité. Vous devrez toutefois surveiller le plafond de cotisation qui se situe actuellement à 5 500 $ par année (6 000$ dès 2019), à l’exclusion de la croissance réalisée sur vos placements. Vous pouvez aussi y rembourser, l’année suivante, ce que vous en avez retiré, en plus des droits de cotisation pour l’année. Contrairement aux cotisations à un REER, les cotisations à un CELI ne sont pas déductibles d’impôt. Cependant, comme vous avez déjà payé l’impôt sur l’argent que vous versez dans un CELI, vous n’avez pas à en payer sur les sommes que vous en retirez. Et le revenu des placements n’est pas imposé, même si vous le retirez.

Bien que le CELI offre une croissance libre d’impôt, vous devrez prévoir quelques jours pour obtenir votre argent en raison des restrictions liés à vos placements. Cela serait loin d’être pratique si la toiture de votre maison doit être remplacée sur-le-champ ou si votre voiture doit être réparée alors que vous êtes à des centaines de kilomètres de chez vous.

Pour couvrir de telles situations, vous pourriez conserver de l’argent dans un compte d’épargne à intérêt élevé. Ce type de compte n’offre pas le même potentiel de croissance qu’un CELI parce qu’il n’est pas possible d’y faire des placements. Et le taux d’intérêt est légèrement plus élevé que celui d’un compte d’épargne ordinaire. L’intérêt dépendra de votre institution financière et du solde du compte. Comme l’argent n’est pas immobilisé, il est beaucoup plus facile d’y avoir accès en tout temps. Contrairement au CELI, il n’y a pas de plafond quant aux montants que vous pouvez affecter à un compte d’épargne à intérêt élevé et vous devez payer l’impôt sur l’intérêt gagné. Notez que vous pouvez enregistrer le compte d’épargne à intérêt élevé à titre de CELI. Dans une telle situation, les plafonds de cotisation et le traitement fiscal réservés au CELI s’appliquent.

Vous ne savez pas au juste ce qui serait mieux pour vous? Un conseiller peut vous aider à déterminer quelle option d’épargne (il peut y en avoir plus d’une) vous permettrait de faire fructifier votre argent lorsque les choses vont bien et d’y avoir accès en temps difficiles.

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