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Vie financière

14 septembre 2015

Combien avez-vous vraiment épargné pour la retraite?

Vous épargnez depuis des années et vous avez un bas de laine intéressant pour la retraite. Mais quelle sera la valeur de votre épargne après impôt?

Félicitations! Vous épargnez depuis des années et vous avez maintenant un bas de laine intéressant pour la retraite.

Avant de quitter le marché du travail, assurez-vous de ne pas avoir laissé des zones d'ombre sur le plan financier. Je parle ici d'impôts. Au moment d'amorcer la transition vers la retraite, plusieurs s'étonnent de voir que l'impôt n'a pas les mêmes répercussions sur leur épargne, leurs placements et leurs régimes de retraite. Ces différences peuvent représenter des centaines de milliers de dollars; c'est pourquoi vous ne pouvez pas vous permettre d'être pris de court par des impôts imprévus.

Pour vous donner une idée des effets potentiels des impôts, voici ce qui pourrait arriver à une somme de 50 000 $ répartie entre plusieurs types de comptes:

Compte d'épargne libre d'impôt (CELI)

Il n'y a pas d'impôt à payer lorsque vous faites un retrait. La totalité des 50 000 $ vous appartient parce que vos cotisations au CELI sont versées en dollars après impôt et que l'État n'exige aucun impôt sur la croissance de votre épargne.

Toutefois, si vous détenez des actions américaines versant des dividendes au CELI, vous pourriez devoir payer de l'impôt. En vertu des lois américaines, les dividendes d'actions américaines détenues par des investisseurs étrangers font l'objet d'une retenue à la source automatique de 15 %. (Ce n'est pas le cas si ces dividendes sont versés dans un REER ou un FERR, car ils font l'objet d'une convention fiscale entre le Canada et les États-Unis.)

Régime enregistré d'épargne-retraite (REER) 

Les cotisations REER sont déduites de votre revenu imposable. Elles diminuent donc l'impôt que vous devez payer, mais les retraits sont imposables. Le montant d'impôt à payer dépend de votre revenu pour l'année au cours de laquelle vous retirez des fonds et de l'endroit où vous vivez au Canada. Cela peut être aussi élevé que 50 % (actuellement le taux le plus élevé au Canada). Vous paierez probablement moins d'impôt à la retraite, car votre revenu devrait baisser lorsque vous ne travaillerez plus, mais vous pourriez facilement vous retrouver avec une facture d'impôt allant de 25 % à 30 % de votre revenu. (Voir Les taux d'imposition canadiens pour les particuliers - année courante et années passées.)

Fonds enregistré de revenu de retraite (FERR), fonds de revenu viager (FRV) et compte de retraite immobilisé (CRI) 

Au lieu de payer tout l'impôt dû au moment de fermer votre REER ou votre CRI, transférer vos fonds dans un FERR ou un FRV vous permet de retirer votre épargne petit à petit et de payer l'impôt graduellement (sous réserve d'un montant de retrait minimal par année dans le cas du FERR et d'un montant de retrait maximal dans le cas du FRV). Tout comme pour le REER, vos placements fructifient à l'abri de l'impôt dans un FERR, un FRV ou un CRI tant que vous ne faites pas de retrait. Les sommes retirées deviennent par contre pleinement imposables à votre taux marginal d'imposition au moment du retrait.

Placements non enregistrés

On parle ici de comptes d'épargne, d'actions ou de parts de fonds communs de placement dans des comptes non enregistrés, et d'immeubles à revenu. Vous ne payez pas d'impôt de nouveau sur les fonds qui servent à faire ces placements, car vous avez déjà payé l'impôt qui était dû. Toutefois, vous devez payer de l'impôt sur la croissance de ces placements:

  • Les revenus d'intérêt de sources telles que les comptes d'épargne, les obligations et les certificats de placement garanti sont pleinement imposables à votre taux marginal d'imposition.
  • Les revenus de dividendes admissibles provenant d'actions de compagnies canadiennes pourraient vous donner droit à un crédit d'impôt, ce qui ferait baisser l'impôt à payer pour un revenu de ce type.
  • La moitié des gains en capital provenant de la vente de placements non enregistrés à prix plus élevé qu'à l'achat est imposable au taux marginal l'année de la vente. Vous pouvez reporter les pertes en capital jusqu'aux trois années précédentes et à n'importe quelle année suivante, et réduire ainsi l'impôt payable sur les gains en capital.

Pour la plupart des fonds communs de placement, vous créez un gain en capital lorsque vous faites des transferts entre les fonds, en vendant un fonds avant d'en acheter un autre. Toutefois, dans le cas des fonds communs de placement de «catégorie de société», vous transférez des fonds à l'intérieur de la même société de placements — et cela n'est pas imposable. Vous paierez l'impôt au moment où vous retirerez votre argent.

Vous voyez ce que je veux dire? Je n'exagère pas lorsque j'affirme qu'en étant mal informé sur la fiscalité liée aux placements, vous pouvez vous retrouver dans une zone grise dangereuse. Si, par exemple, vous oubliez que la taille de votre portefeuille et le rendement de vos placements sont exprimés en dollars avant impôt, vous pourriez trouver que votre bas de laine après impôt est plus petit que prévu. De plus, en ne connaissant pas bien l'impôt sur les placements, vous pourriez passer à côté d'intéressantes déductions fiscales.

Il est tout aussi important de comprendre comment vos placements sont imposés lorsque vous tentez de savoir combien vous pouvez retirer de votre bas de laine chaque année sans venir à bout de votre épargne prématurément. Si vous appliquez le principe selon lequel il est raisonnable de retirer 4 % de votre épargne chaque année, n'oubliez pas que ce sont des dollars avant impôt. Vous aurez donc moins d'argent une fois l'impôt payé. 

C'est toujours une bonne idée de clarifier dès aujourd'hui les zones qui pourraient assombrir votre retraite en prenant rendez-vous avec un comptable et un conseiller qui évalueront votre situation personnelle.

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