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Vie financière

23 novembre 2017

Avoir un enfant sur le tard : plan de match à long terme

De plus en plus de gens fondent une famille après 35 ans. Conseils pour sécuriser l’avenir des enfants… et celui des parents.

De plus en plus de gens décident de fonder une famille après 35 ans, et même dans la quarantaine. Voici quelques conseils d'experts et des témoignages qui pourraient aider à sécuriser l’avenir des enfants… et de leurs parents.

Avant de devenir parents, Sophie et Marc, alors âgés de 37 et 42 ans, savaient que la venue d’un premier bébé allait transformer leur vie. Au moment où la plupart de leurs amis seraient aux prises avec des ados, eux devraient changer des couches. «On y a pensé énormément, se souvient Marc, aujourd’hui père d’une fillette de cinq ans et d’un garçon de trois ans. Ça n'a pas toujours été facile de vivre en décalage par rapport à notre entourage. Et l'avenir nous effrayait un peu.»

En plus de se préparer mentalement à un tel bouleversement, le couple, qui visait une retraite anticipée, a cherché des solutions pour arriver à répondre aux besoins des enfants sans contrecarrer ses projets d’avenir. «Quand je soufflerai mes 60 bougies, mon aînée aura 18 ans, et mon cadet, 15. Mais, grâce à nos placements, on n'aura pas à sacrifier pour autant nos voyages de golf!»

Prévoir une baisse de revenus

Il faut s’y préparer : avoir un enfant, sur le tard ou non, a un impact important sur nos revenus et notre mode de vie. L’avantage de fonder une famille à 40 ans? «En général, on a moins de dettes et une plus grande stabilité financière», affirme Sylvie Béland, conseillère en sécurité financière pour la Financière Sun Life. Toutefois, une bonne planification à long terme est tout aussi nécessaire : «Il faut un plan bien structuré et fait en fonction de nos objectifs», ajoute-t-elle.

Maman et papa font leurs devoirs

Chaque parent vit un scénario différent. Pascale, par exemple, quadragénaire et mère d’un garçon de sept ans, se reproche d’avoir tardé à économiser : «Je m’inquiète des conséquences à long terme de mon imprévoyance.» Sera-t-elle obligée de travailler passé l’âge de la retraite? «Il n’existe pas de recette miracle, affirme Mme Béland, mais il existe des solutions. Par exemple, pour réduire nos dépenses, on peut souscrire à une assurance vie temporaire et bénéficier ainsi de primes mensuelles moins coûteuses.»

5 conseils pour les parents

Vous êtes dans la trentaine ou la quarantaine et avez décidé d'entreprendre la grande aventure? Voici un pense-bête conçu avec notre experte et en collaboration avec Sophie, Marc, Pascale et Louise, des parents aguerris.

1. Se constituer une réserve

L’assurance-emploi ne suffit pas à compenser les pertes de revenus que subiront les parents pendant le congé de maternité ou de paternité. Louise, une mère monoparentale de 49 ans, en sait quelque chose. «Les économies que j’ai amassées au fil des ans m’ont permis de vivre en toute quiétude un congé parental de 13 mois. Et, par la suite, j’ai choisi de réduire mes heures de travail afin de passer plus de temps avec mon fils de quatre ans. Pour moi, la retraite viendra un peu plus tard que pour la moyenne des gens, mais, de toute manière, c’est ce que j’avais prévu. L’important, c’est de savoir que mes besoins et ceux de mon fils seront toujours comblés grâce aux placements que je fais.»

2. Dresser un plan de match au travail

À 35, 40, 45 ans et plus, on n’a pas la même énergie que pendant la vingtaine, et bébé occupe pas mal de place. Louise avait prévu le coup : «J’en avais discuté avec mon employeur. Ensemble, on a convenu d’une manière de fonctionner : je suis passée à quatre jours/semaine et je fais du télétravail à l’occasion.»

3. Choisir nos placements

Comptes de placement, fiducies… Il existe bien des façons de s’assurer un avenir sans trop de soucis. La plupart des gens se tournent vers le REER pour se faire un coussin. «Pour ma part, explique Marc, je contribue à un RRI.» Un RRI, c'est un régime de retraite individuel, il s’adresse aux personnes ayant des revenus plus élevés.

4. Cotiser à un régime enregistré d’épargne-études (REEE)

«C’est le conseil  que je donne aux parents qui fondent une famille à cet âge, dit Mme Béland. Le gouvernement accorde alors une subvention, et c’est garanti.» Pascale, elle, a décidé d’investir dans un REEE en même temps que dans un compte d’épargne libre d’impôt (CELI). «Cela compense un peu pour mes économies tardives!» dit-elle.

5. Rédiger un testament

Il est important de désigner des tuteurs et d'établir un patrimoine pour nos héritiers. «Selon mon notaire, explique Marc, bon nombre de parents répartissent le legs sur plusieurs années. J’ai choisi de suivre ce modèle. Ainsi, mes enfants recevront 10 % du capital à l’âge de 20 ans, 40 % à 23 ans et le reste à 26 ans. Une façon de les aider… même quand je ne serai plus là!»

Bref, il n’existe pas de recette miracle. Chaque cas est unique, et les moyens d'y faire face sont multiples. Pour les nouveaux parents, le mieux à faire est de s'asseoir avec un expert et de construire un plan de match bien adapté à leur situation financière et à leurs objectifs personnels.

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