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Vie financière

09 octobre 2018

Arnaques et fraudes : évitez de vous faire avoir!

L’adage dit normalement vrai : lorsque ça semble trop beau pour être vrai, c’est que ce l’est. Voici des conseils pour éviter de tomber dans un panneau qui risque de vous coûter cher.

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Vol d’identité, extorsion par courriel, fraudes de télémarketing par téléphone, Internet, texto, porte-à-porte… La liste dont fait état le Centre antifraude du Canada (CAFC) a de quoi donner des frissons dans le dos. Et si le CAFC s’affaire en tout temps à répertorier les fraudes dont sont victimes les Canadiens, les fraudeurs redoublent constamment d’ingéniosité pour trouver de nouveaux moyens de soutirer de l’argent à d’honnêtes gens.

La fraude coûte cher aux Canadiens : selon le CAFC, les fraudeurs auraient extirpé plus de 405 millions de dollars entre 2014 et 2017. Elle arrive encore par téléphone et par personne, mais les technologies de l’information lui ont donné le vent dans les voiles : textos, courriels et médias sociaux sont des outils efficaces pour accéder à un très grand nombre de personnes, flairant généralement de bonnes affaires ou croyant que la protection de leurs données personnelles est compromise. Les fraudes sont rarement rapportées, car les consommateurs floués ont honte de s’être fait avoir, mais ils ont tort. Tous les groupes d’âge, les niveaux de scolarité et les classes sociales sont ciblés par les fraudeurs. Et ce n’est pas un signe de manque d’intelligence que de tomber dans le panneau. Il faut toujours rapporter la fraude, peu importe le montant, pour aider les autorités à cibler les malfrats et éviter qu’ils fassent d’autres victimes.

Option Consommateurs, une association sans but lucratif qui promeut et défend les intérêts des consommateurs, s’intéresse beaucoup à la fraude et à sa prévention. « Ce qu’on nous rapporte souvent, ce sont des fraudes par achats en ligne, raconte Annick Bélanger Krams, avocate pour l’association. On vous propose des échantillons gratuits de toutes sortes de choses, comme des cosmétiques, des vitamines, des produits pour perdre du poids ou contre l’acné. Mais pour recevoir l’échantillon, il faut donner son numéro de carte de crédit. Et là, surprise!, dans les mois qui suivent, vous recevez des produits par la poste qui vous sont facturés à un prix salé sur votre carte de crédit. »

Le problème, dans ce cas, ce sont les clauses cachées qui stipulent qu’on s’engage, en recevant l’échantillon « gratuit » dans un contrat de plusieurs mois, voire à perpétuité. Il est bien sûr possible d’annuler son contrat, parfois difficilement, mais il se passe souvent plusieurs mois avant d’avoir conscience des frais portés à sa carte de crédit. « On conseille aux gens de toujours bien lire leur relevé mensuel. Et on se méfie d’un produit “gratuit” qui exige notre numéro de carte de crédit, » conseille Me Bélanger Krams.

Autre scénario désagréable : on reçoit un texto ou un appel, souvent tôt le matin, avant d’être proprement réveillé, pour nous aviser que notre compte bancaire a été compromis et qu’on doit valider nos informations bancaires à partir d’un lien cliquable ou au téléphone. « Une banque, ça ne texte pas et ça n’appelle pas tôt le matin pour “vérifier”! » rappelle Me Bélanger Krams. On ne doit jamais cliquer sur de tels liens, qui peuvent cacher un logiciel malveillant visant à voler nos données personnelles, et on ne doit pas non plus donner accès à notre ordinateur à distance à quiconque. Si on soupçonne que l’appel puisse être légitime, on raccroche et on appelle le numéro du service à la clientèle officiel de notre institution bancaire.

La fraude par amour et amitié

Parfois, la fraude arrive par des moyens plus sournois encore : lorsque ce sont des personnes qu’on connaît qui nous mènent en bateau. C’est le cas de Diane (nom fictif), 68 ans. Elle et son conjoint cherchaient une occasion d’investir. Un ami de longue date leur a proposé d’acheter certaines des parts qu’il détenait dans un commerce existant. « Nous ne nous sommes pas méfiés; on connaissait ces gens depuis des décennies et il était un fin homme d’affaires. S’il y avait du travail à faire pour augmenter les profits, ça semblait solide. »

Tristement, l’ami en question avait menti pour ses propres gains : les livres avaient été compromis, le commerce perdait plus d’argent qu’il en faisait et le tout s’est terminé par des menaces et un recours à des avocats. « On a perdu beaucoup d’argent dans cette aventure, en plus d’être profondément troublés d’avoir été floués par des amis. »

En plus de faire perdre de l’argent, les fraudes impliquant de l’amitié ou de l’amour atteignent notre cœur. Et elles gagnent du terrain : la fraude amoureuse serait maintenant parmi le « top 10 » des fraudes, selon Me Bélanger Krams. L’amoureux virtuel, rencontré sur des sites de rencontres, qui se retrouve coincé à l’étranger dans un voyage qui a mal tourné et qui a besoin d’un prêt pour revenir enfin vers nous… ou dont l’enfant ou le parent est malade et aurait besoin de traitements coûteux. Le malheur, c’est que l’amour rend encore plus vulnérable et tait souvent les sonnettes d’alarme auxquelles on serait normalement sensible. On gagne toujours à vérifier qu’on s’entretient avec une vraie personne, en évitant les longues correspondances uniquement par courriel, texto ou téléphone. Si on peut, on précipite les rencontres en personne et on ne donne jamais accès à nos comptes bancaires à quiconque.

Les conseils en rafale du CAFC pour éviter la fraude :

  • Examinez le texte en petits caractères et les modalités et conditions avant de faire un achat.
  • Faites des recherches dans des sources ouvertes pour vérifier si des personnes ont mentionné que l'offre était frauduleuse.
  • Méfiez-vous des publicités payantes en ligne. Les bannières publicitaires ne sont pas toujours associées au site Web que vous visitez.
  • Avant d'envoyer des fonds ou un produit, contactez le demandeur en personne ou appelez pour confirmer que la demande est légitime.
  • Méfiez-vous des demandes par courriel qui sont étranges ou inhabituelles.
  • Ne cliquez jamais sur des liens et n'ouvrez jamais de pièces jointes dans des courriels non sollicités.
  • Passez en revue vos relevés de carte de crédit régulièrement pour vérifier si des sommes non autorisées ont été prélevées.
  • N'oubliez pas que si ça semble trop beau pour être vrai, c'est probablement le cas.

Source : Bureau de la concurrence.


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