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Vie financière

27 novembre 2017

5 conseils simples pour un magasinage en ligne sécuritaire

Acheter en ligne peut être un formidable atout pendant les Fêtes, mais ce n’est pas sans risque. Conseils pour n’en tirer que les bienfaits.

Côté commodité, le magasinage en ligne est difficile à battre : à peine quelques clics vous permettent d’échapper à la cohue des centres commerciaux et de recevoir vos achats à la masion.

Les Canadiens ne s’en privent pas, d’ailleurs : selon un rapport d’eMarketer, spécialiste du cybermarketing, nous dépenserons 38,74 milliards de dollars en ligne en 2017, soit près de 14 % de plus qu’en 2016. La commodité s’accompagne toutefois de risques allant des produits d’imitation aux courriels trompeurs visant à nous faire révéler nos données personnelles sensibles. 

Voici 5 moyens simples d’atténuer ces risques :

1. «Le monde virtuel est le monde réel»

C’est le mantra de Robyn MacEachern, inspectrice à la division des services de sécurité communautaire de la Police provinciale de l’Ontario.«Les gens sont souvent vigilants lorsqu’ils sont dans les magasins, mais en ligne, dans la sécurité de leur foyer, ils le sont parfois moins », explique-t-elle.

La solution? Tenez-vous-en aux mêmes principes en ligne qu’en magasin. «Pensez aux questions que vous vous poseriez en attendant dans la file, à la caisse», indique l’inspectrice (par exemple “Y a-t-il une politique claire pour les retours ou une personne à contacter en cas de problème?” ou “Les modalités d’utilisation sont-elles claires?”). Ce sont des choses qui devraient être simples à vérifier [sur le site du vendeur].»

2. Portez un regard critique sur tous les sites, en commençant par leur adresse

Lorsque vous le visitez la première fois, prenez toujours le temps d’évaluer si un site est sécuritaire. Mme MacEachern conseille de commencer au haut de la page par l’adresse du site ou son URL.

«Lorsque vous cherchez un magasin et cliquez sur un résultat de recherche, rappelez-vous que vous devez toujours – avant toute autre chose – vérifier l’adresse pour vous assurer qu’elle correspond au site que vous souhaitez atteindre, souligne-t-elle. Vous pourriez vous retrouver ailleurs sans le vouloir. Vous faites ainsi une double vérification.»

L’URL devrait commencer par «https». Le «s» final indique que le site est sécuritaire et que l’information échangée entre votre navigateur et le site visité est chiffrée pour réduire le risque que vos renseignements personnels sensibles ne parviennent aux mauvaises personnes.

3. Si c’est «trop beau pour être vrai»…

L’Australian Competition and Consumer Commission signale une arnaque courante dont sont victimes les Australiens aussi bien que les Canadiens. Elle prend la forme d’une communication par courriel à l’apparence très convaincante qui contient une offre attirante – disons, une carte-cadeau d’un détaillant prisé en échange de votre participation à un sondage. Malheureusement, en cliquant sur le lien, vous pourriez déclencher la contamination de votre ordinateur par virus informatique ou la corruption de vos données.

Autre conséquence possible? Une fois que vous avez terminé le sondage, vous pourriez être dirigé vers ce qui vous semble être un site d’entreprise (mais qui ne l’est pas) où vous seriez invité à fournir des renseignements personnels.

Robyn MacEachern a quelques conseils pour éviter ce genre de pièges, notamment surveiller les détails qui trahissent, comme les fautes d’orthographe et l’exagération du sentiment d’urgence.

«Méfiez-vous toujours, indique-t-elle. Vérifiez auprès de l’entreprise qui fait l’offre. Cette offre figure-t-elle sur son site Web principal? Est-elle au courant de celle-ci? En enquêtant un peu, vous saurez rapidement si l’offre est réelle ou non.»

4. Soyez prudent à l’égard des sites d’achat-vente

Les sites d’annonces classées comme Kijiji.ca ont transformé les ventes de débarras traditionnelles, et les réseaux sociaux se sont également mis de la partie. Selon des chiffres d'octobre 2016 publiés par Facebook, plus de 450 millions de personnes dans le monde visitent des sites d’achat-vente chaque mois.

Ces services sont une bénédiction pour qui veut faire du ménage ou trouver un bien d’occasion vendu à bon prix. Là encore, cependant, la vigilance est de mise. «Supposons que je dise à quelqu’un que je veux lui acheter un article et que la personne demande quand je peux venir le chercher, dit Mme MacEachern. En ligne, peu d’entre nous hésiteront à dire quelque chose comme “je serai absent la semaine prochaine, puis-je passer lundi?”»

«Il est facile de regrouper les renseignements que contiennent vos différents profils [en ligne] pour trouver où vous habitez et qui sont vos amis», ajoute-t-elle. 

5. Si vous repérez une fraude en ligne, signalez-la!

Le Centre antifraude du Canada, un organisme du gouvernement fédéral, a reçu 20 000 plaintes portant sur des arnaques en ligne en 2016, représentant 40 millions de dollars en pertes.

Ce chiffre peut sembler peu élevé, mais cela s’explique. Le Centre estime que seulement 5 % des fraudes sont signalées, ce qui implique que les policiers peuvent difficilement repérer les nouvelles arnaques et avertir le public.

«Souvent, les policiers ignorent l’ampleur des fraudes parce que les gens ne les signalent pas. Ils se disent qu’ils n’ont pas perdu grand-chose et que cela ne vaut réellement pas la peine, explique Mme MacEachern. Pourtant, il importe vraiment de signaler une fraude.» Vous pouvez le faire sur le site Web du Centre antifraude du Canada ou par téléphone au 1-888-495-8501.

Enfin, ne laissez pas les risques vous empêcher de visiter le monde virtuel. «Les gens ne doivent pas éteindre leur ordinateur, souligne l’inspectrice. En suivant simplement quelques conseils de prudence, ils pourront profiter pleinement des avantages que le monde virtuel a à leur offrir.»

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