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Auto et maison

11 juin 2014

Une étape à planifier : votre enfant apprend à conduire!

Votre adolescent a l'âge d'apprendre à conduire? Comment planifier financièrement cette nouvelle étape et, surtout, comment aider le nouveau conducteur ou la nouvelle conductrice à devenir responsable? Voici quelques conseils qui vous seront utiles.

Votre enfant n'est plus… un enfant. À 16 ou 17 ans, il peut avoir un permis de conduire! Comment planifier financièrement cette nouvelle étape et, surtout, comment aider votre enfant à devenir un conducteur ou une conductrice responsable?

Conduire une voiture, c’est devenir un citoyen ou une citoyenne responsable. C’est aussi s’engager dans de grandes dépenses. Quel merveilleux moment pour apprendre aux jeunes à budgéter et à économiser!

Les cours

La première dépense, c'est le cours de conduite, maintenant obligatoire. Heureusement au Québec, les tarifs sont fixés par la loi à un maximum de 825 $. Vous pouvez apprendre à votre enfant à économiser pour pouvoir se payer ces cours, mais, comme l’apprentissage est souvent étalé sur une année, vous pouvez aussi lui suggérer de les payer en faisant des versements mensuels durant sa formation après lui avoir avancé la somme. N'oubliez pas de considérer aussi les frais suivants dans le montant que vous lui prêterez.

Le permis

Il faut d'abord  penser aux frais liés à l’obtention du permis. Au Québec, pour un véhicule de promenade, l’examen théorique coûte 10,80 $, le permis d’apprenti conducteur 64,99 $, l’examen pratique 27 $ et le permis probatoire 186,25 $ pour 24 mois : donc 289,04 $ au total.

Le véhicule

Quand  votre véhicule aura eu droit à ses premières égratignures, vous ne verrez peut-être pas d’un si mauvais œil que votre grand garçon ou votre grande fille ait sa propre voiture. Selon George Iny, président de l’Association pour la protection des automobilistes (APA),  avoir une petite voiture que l'on utilise de façon occasionnelle coûte au minimum de 5 000 $ à 7 000 $ par année; ce coût comprend l'immatriculation, les assurances (pour les dommages causés à autrui seulement), l’essence, les changements de pneus, les réparations, etc.

L’achat d’un véhicule usagé demeure la meilleure option pour les jeunes conducteurs, selon George Iny. « On est souvent portés à louer un véhicule parce que c’est moins cher, mais les contrats de location sont faits pour une durée de quatre ans. Or, les jeunes sont mobiles. On ne veut pas être pris avec un bail si, par exemple, notre enfant décide d’aller étudier à l’étranger », dit-il.

Les assurances

Quand votre enfant commence à utiliser le véhicule familial, vous devez en aviser votre assureur… et vivre avec les conséquences financières que cela suppose. Il vaut la peine de magasiner à nouveau notre police, dit Henry Blumenthal, vice-président de belairdirect pour la région du Québec: « Il y a des différences importantes d’un assureur à un autre quand on ajoute un jeune conducteur ».

De plus, il y a quelque chose de nouveau depuis près de deux ans : on peut brancher dans notre voiture un appareil qui note nos habitudes de conduite, comme la vitesse, le freinage et les heures de conduite (Automérite chez belairdirect, par exemple). Les assureurs offrent alors des réductions allant de 5 % à 25 % pour récompenser la bonne conduite. « Ce n’est pas punitif, ça ne fait que donner droit à des réductions au mérite », explique Henry Blumenthal.

On en rit dans certaines publicités, mais cet outil s’avère particulièrement pertinent pour les jeunes conducteurs. « Grâce à des bulletins mensuels, ils sont informés sur leur conduite, explique George Iny. C’est l’une des meilleures façons de modifier leur comportement, parce que c’est plus concret que de se faire arrêter par la police, ce qui est quelque chose de lointain et d'aléatoire dans l’esprit des jeunes. »

Et, surtout, la sécurité

Voir notre enfant prendre le volant peut être à la fois soulageant (finis les lifts chez les amis) mais aussi angoissant. Selon la SAAQ, bien que les jeunes de 16 à 24 ans soient titulaires de seulement 10 % des permis, ils sont impliqués dans 23 % des accidents avec dommages corporels. Toutefois, on peut réduire le risque qu'ils fassent partie de ces tristes statistiques en favorisant quelques comportements.

S'exercer - Bien qu’obligatoires, les cours de conduite sont loin d’être suffisants. « Il faut s’investir personnellement dans l’apprentissage de notre enfant pour qu’il devienne un bon conducteur », dit Henry Blumenthal.

L'alcool - Les jeunes doivent comprendre que l’alcool au volant, c’est tolérance zéro. Les parents peuvent par exemple leur offrir des coupons Cool Taxi, échangeables uniquement dans les taxis, pour qu'ils laissent leur véhicule à la fête plutôt que de revenir éméchés.

Le cellulaire - Voilà un autre danger dont on parle souvent. Une application révolutionnaire arrive bientôt : Bumpr. Grâce à cette application, dès que le téléphone capte un mouvement rapide, il bloque automatiquement l'entrée d'appels, de textos et de courriels.

Big Brother - Les constructeurs se dirigent de plus en plus vers des outils de contrôle parental qui permettront de limiter la vitesse maximale de la voiture (et aussi le volume de la radio!). Des systèmes de navigation pourront même surveiller les allées et venues de votre enfant… qui n'est plus un enfant.

Après tout, conduire n'est pas un droit, c'est un privilège!

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