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Auto et maison

23 février 2016

Devriez-vous acheter une fraction d'une maison de campagne?

Vous ne pouvez vous permettre un chalet à part entière? En optant pour la propriété partagée, vous pouvez en acheter seulement une partie. Mais le prix n'est pas l'unique facteur dont il faut tenir compte.

Pour bien des Canadiens, des vacances idéales, c'est s'évader dans une résidence secondaire située dans un endroit de rêve ou propice au repos. Mais avoir un autre chez-soi peut s'avérer fort onéreux, car cela signifie plus de factures et de taxes foncières à payer et plus d'entretien à effectuer, et ce, pour un endroit que l'on pourrait n'utiliser que quelques semaines par année. Certains, pour éviter une partie de ces inconvénients tout en s'offrant un petit coin de paradis, optent pour la propriété partagée.

Don Cruikshank, ingénieur-conseil à la retraite, a décidé, il y a quelques années, après avoir passé quelque temps dans le chalet d'un parent, qu'il était temps d'acheter une maison de campagne. Mais au lieu d'acheter la propriété au complet, M. Cruikshank a opté pour ce qu'il appelle «la vie de chalet sans tracas», et acheté une résidence secondaire en propriété partagée dans un nouveau projet d'habitation situé à deux heures au nord de Toronto.

Le chalet de M. Cruikshank est situé sur un terrain de 43 acres parsemé de sentiers, qui comprend 4 000 pieds carrés en bordure de l'eau. De plus, on peut y jouer au tennis et faire du canot. Il partage l'endroit avec neuf autres personnes (chaque copropriétaire a droit à cinq semaines par année au chalet).

«Lorsque l'occasion s'est présentée, nous étions prêts à la saisir. J'aimais beaucoup l'idée d'avoir simplement à me rendre là-bas pour y passer de bons moments, et ce, sans avoir à m'occuper de l'entretien», dit-il.

Contrairement à la formule en temps partagé, où l'on paie pour habiter dans une propriété un certain nombre de semaines par année, avec la propriété partagée, chaque propriétaire possède une fraction de la propriété.  Vous obtenez, en gros, un titre ou un acte qui vous donne le droit d'utiliser la propriété un certain nombre de semaines par année, explique Sue Coleman, courtière en immeubles de la région du Grand Toronto, qui s'intéresse particulièrement au marché international et à la propriété partagée.

Voici, selon Mme Coleman, les avantages de la propriété partagée :

  • Mode de vie digne d'un hôtel cinq étoiles. «Dans bien des cas, les gens ne pourraient se permettre d'acheter le type de propriété en question. Il existe un certain prestige rattaché au fait d'être propriétaire d'un chalet dans la région de Muskoka», poursuit Mme Coleman. Qu'elles soient en Ontario ou aux Bahamas, les propriétés partagées sont généralement offertes clés en main, avec une société de gestion immobilière qui s'occupe de l'entretien pour vous. «Vous pouvez ainsi profiter pleinement de votre propriété sans avoir à faire des réparations.»
  • Possibilité d'échanger. Mme Coleman explique que bon nombre de propriétés partagées offrent la possibilité d'échanger ou de vendre les semaines que vous ne pouvez utiliser. Le coût d'achat varie, mais peut commencer à partir de seulement 20 000 $. Ce bas coût permet aux jeunes professionnels d'avoir accès au marché des résidences secondaires.
  • Paiement à l'utilisation seulement. «Avec la propriété partagée, vous pouvez acheter seulement les services qui seront réellement utilisés, ce qui, dans bien des cas, s'avère on ne peut plus pratique pour une résidence secondaire», explique Chris Stephan, chef de la direction de Shared Homes International et spécialiste agréé en la matière.
Les inconvénients éventuels liés à la propriété fractionnée :
  • Frais courants. Il faut non seulement tenir compte du coût d'achat de la propriété, mais aussi des frais courants comme les frais d'entretien et les taxes.
  • Financement. Il peut s'avérer plus difficile d'obtenir du financement pour une résidence secondaire en propriété partagée que pour une résidence secondaire habituelle. Dans la plupart des cas, ajoute M. Stephan, le propriétaire fait un paiement en espèces au lieu de contracter un prêt hypothécaire.
  • Valeur de revente. Même si la valeur de revente est supérieure à celle d'une propriété en temps partagé, elle demeure inférieure à celle d'une propriété à part entière. M. Stephan met en garde les acheteurs et leur conseille de considérer la propriété partagée comme le choix d'un mode de vie et non comme un placement.
  • Moment d'utilisation de la propriété. Comme vous partagez la propriété avec d'autres, il est possible que vous ne puissiez en jouir chaque fois que vous le voudrez, ajoute M. Stephan.
  • Décoration intérieure. M. Cruikshank fait observer que, contrairement à une résidence en propriété entière, il n'est pas possible de décorer à sa guise une résidence en propriété partagée.

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