Passer à l'ouverture de session client Passer au contenu principal Passer au pied de page

Travail et retraite

07 septembre 2017

Soyez votre patron! Guide pour travailleurs autonomes

Plusieurs rêvent de devenir leur propre patron. C'est votre cas? Voici quelques conseils avisés pour créer votre emploi sans vous retrouver le bec dans l’eau...

Pour atteindre une sécurité financière durable et un mode de vie sain, consultez souvent nos idées et outils…. et savourez la vie!

Se lancer en affaire nécessite d’avoir certaines qualités. Voici 7 conseils à mettre en pratique pour réussir à lancer votre entreprise…

1. Avoir le bon profil

Devenir travailleur autonome exige plus que seulement une bonne idée : il faut aussi savoir résister au stress, avoir le sens de l'organisation et faire preuve de détermination. Et, bien sûr, être... autonome.

2. Estimer les coûts et trouver des sous

Vous avez votre idée? Vous devez maintenant trouver du financement; un plan d’affaires est généralement nécessaire pour convaincre une institution financière. En plus d'avoir ce qu'il faut pour payer vos outils de travail, et éventuellement le loyer d’un bureau ou d’un local commercial, prévoyez l'équivalent de trois mois de dépenses personnelles, le temps que les affaires décollent et que vous puissiez en vivre.

Sachez aussi qu'Emploi Québec offre, à certaines conditions, dans le cadre du programme Soutien au travail autonome, une aide financière pour élaborer un plan d'affaires ou fonder une entreprise. Le SAJE offre aussi un programme de démarrage d’entreprise avec accompagnement avec un formateur spécialisé qui vous aidera à rédiger votre plan d’affaires et aide financière, selon certaines conditions.

3. Trouver des clients

Peu importe votre domaine d’activité, ce n’est qu’en multipliant les contrats que vous pourrez tirer votre épingle du jeu. Mais comment dénicher des clients? Comptez d'abord sur votre réseau, et demandez à vos connaissances de faire passer le mot. Adressez-vous ensuite aux associations professionnelles et passez des annonces pour attirer les entreprises qui pourraient avoir besoin de vos services. Bref, tirez toutes les ficelles possibles pour vous créer une clientèle. Des sites comme Jobboom pigistes mettent aussi en contact les travailleurs autonomes et les donneurs d’ouvrage.

4. Organiser son environnement de travail

Dans certains cas, un coin bureau dans son appartement pour travailler suffira. S’il vous faut recevoir des clients, ce n’est peut-être pas l’idéal. Si vous n'avez pas suffisamment de revenus pour vous offrir un bureau sur une base permanente, il existe des solutions. Par exemple, certains travailleurs autonomes se regroupent pour partager un local et les frais. Il existe aussi des « bureaux virtuels », qui offrent un service de réceptionniste et des salles de réunion à la demande. À Montréal, il existe plusieurs locaux accessibles à peu de frais pour les travailleurs autonomes.

5. Faire appel à des professionnels

Pour avoir du succès, il faut savoir bien s’entourer. Ainsi, n’hésitez pas à faire appel à un graphiste pour créer votre carte professionnelle, à un concepteur Web pour bâtir votre site Internet et à un comptable pour s'occuper de vos chiffres.

6. Avoir ses finances à l’œil

Au Québec, dès que leurs revenus dépassent 30 000 $ sur une période de 12 mois consécutifs, les travailleurs autonomes doivent s’inscrire aux fichiers de TPS et TVQ, facturer les taxes à leurs clients et en retourner une partie au gouvernement en faisant une déclaration mensuelle, trimestrielle ou annuelle. En retour, ils peuvent déduire 100 % de la plupart des taxes liées aux achats et aux dépenses de leur entreprise, ce qui peut être avantageux entre autres au démarrage. Dans leur déclaration de revenus, ils peuvent également déduire certaines dépenses (frais de représentation, de déplacement, de matériel de bureau, etc.). Il est donc important de conserver vos factures et vos reçus.

Est-ce une bonne idée de s’incorporer? La plupart des comptables ne le recommandent pas quand les revenus annuels s'élèvent à moins de 100 000 $. Cependant, certains y sont favorables pour d’autres raisons que la fiscalité, notamment pour pouvoir séparer ses biens propres de ceux de l’entreprise, ou encore pour avoir une plus grande capacité d’emprunt.

7. Bien s’assurer

En cas de maladie, les travailleurs autonomes risquent d'être dépourvus : c'est pourquoi il est recommandé d'avoir un coussin financier équivalent à trois mois de fonctionnement. Pour les coups (plus) durs, une assurance invalidité peut garantir une partie des revenus; c'est assez cher (environ de 50 $ à 150 $ par mois), mais le jeu en vaut la chandelle en cas d'invalidité prolongée. Si vous faites partie d'une association professionnelle qui a une entente avec un assureur, le coût sera alors plus avantageux.

Enfin, il ne faut pas oublier l’assurance responsabilité. Elle est généralement obligatoire pour les membres d’un ordre professionnel (avocats, notaires, ingénieurs, etc.). Sinon, vous pouvez contracter une assurance responsabilité civile pour couvrir les dommages matériels, corporels ou financiers, et les frais juridiques engagés en cas de poursuite; la prime varie selon le degré de risque et le chiffre d’affaires.

Articles Connexes