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Travail et retraite

24 mai 2013

Pourquoi réduire son train de vie à la retraite n’est pas toujours la solution

Devriez-vous réduire votre train de vie à la retraite? Pas nécessairement; nous avons connu un faux départ avant de découvrir le mode de vie convenant à nos besoins.

Si vous planifiez votre retraite, vous pensez peut-être que vous devrez emménager dans une maison plus petite. Mais ce qui semble adéquat sur papier peut ne pas fonctionner si bien dans la vraie vie. En fonction de vos besoins, réduire votre train de vie pourrait ne pas être la meilleure solution pour vous et vous auriez alors à revoir vos plans. C’est ce qui nous est arrivé.

J’ai découvert il y a plusieurs années un gros obstacle à ma retraite anticipée : la moitié de notre valeur nette était immobilisée dans la brique et le béton et ne pouvait être utilisée pour générer un revenu de placement.

Nous nous sommes donc lancés dans une aventure compliquée, échelonnée sur plusieurs années, pour faire en sorte d’avoir, à la retraite, une belle maison ainsi qu’un mode de vie agréable :

  1. Nous avons vendu notre maison à quatre chambres à coucher. Notre domicile familial, abandonné par les enfants, était trop grand pour deux personnes. Une bonne part de notre argent était immobilisée dans des pièces que nous n’utilisions jamais.
  2. Nous avons acheté une copropriété de 71 mètres carrés avec une chambre à coucher. Sa situation au centre-ville était parfaite : à 250 mètres du travail, avec stationnement, à proximité du meilleur service de transport en commun et de la meilleure épicerie fine de la ville au rez-de-chaussée. Nous pouvions nous rendre à pied à nos rendez-vous chez le médecin ou le dentiste et dans les magasins, et nous n’étions qu’à 500 mètres d’un gros hôpital régional.
  3. Nous avons fait quelque chose d’inhabituel. Comme la copropriété était trop petite pour recevoir la famille, nous avons démoli notre chalet familial datant des années 50 et construit une maison à trois chambres à coucher, aménagée pour l’hiver. Ce nouveau «chalet» est devenu le lieu de nos grosses réunions familiales. Nous le louions en haute saison, ce qui nous procurait un revenu de location.

Toutes ces mesures ont libéré un peu d’argent pouvant être investi, ont augmenté notre revenu et modifié sensiblement nos biens immobiliers ainsi que notre mode de vie.

Les problèmes se pointent

C’était un bon arrangement, n’est-ce pas? Mais après une année ou deux à travailler et à vivre dans le cadre d’un tel arrangement, nous avons découvert que deux problèmes étaient plus complexes que nous l’avions cru :

  • Le chalet coûtait cher et son entretien était difficile. L’impôt foncier des propriétés riveraines du lac augmentait de beaucoup. De plus, bien que le chalet fut neuf, il exigeait plus d’entretien que nous l’avions prévu. Les listes de choses à faire et à payer étaient plus longues que ce que nous souhaitions.
  • Nous avons découvert que nous ne pouvions pas voyager à notre aise. Après avoir bien profité de l’ancien et du nouveau chalet pendant des années, et pendant que nous devions couper le gazon, arracher les mauvaises herbes et émonder les arbres, les voyages vers des destinations lointaines nous manquaient.

Le dilemme : les voyages ou le chalet?

Nous nous sommes rendu compte qu’à la retraite, nous ne pourrions pas garder le chalet et voyager autant que nous le voulions. Nous avons donc courageusement rebroussé chemin :

  1. Nous avons vendu le chalet. Ce fut une décision difficile à prendre! Tout ce dont nous avons dû nous départir… des trésors familiaux, des choses de tous les jours pour lesquelles nous n’avions pas l’espace et certaines choses que nous n’utilisions que rarement, comme cette rôtissoire pour de grosses dindes… que nous ne rôtissions que rarement.
  2. Nous avons vendu la copropriété. Comme elle était trop petite pour servir comme seul et unique domicile et bien qu’elle nous ait offert un mode de vie agréable, cette décision fut plus facile à prendre.
  3. Nous avons acheté un nouveau bungalow. Mais nous avons dit au constructeur que nous n’aménagerions pas avant sept mois.
  4. Nous avons pris notre retraite, tout stocké et pris la route. Nous avons passé quatre mois en Europe pour lancer cette nouvelle période de notre vie et nous avons ensuite emménagé dans notre nouvelle maison.

Après de nombreuses démarches et beaucoup de frais juridiques et immobiliers, nous avons pu réorganiser nos priorités et avons découvert un très bon endroit, littéralement, pour vivre notre retraite de rêve. Nous possédons aujourd’hui un nouveau bungalow dont la conception est idéale pour recevoir des invités et qui ne demande que peu d’entretien. Nous vivons à Stratford, en Ontario, une ville intéressante et même adorable, réputée pour ses théâtres et ses restaurants. On y trouve un excellent hôpital, nous sommes tout près d’un très bon terrain de golf, et le voisinage est équilibré et heureusement composé de jeunes familles, de retraités et de travailleurs.

Je ne crois pas que la plupart des 4,4 millions de Canadiens qui, estime-t-on, prendront leur retraite au cours des 10 prochaines années vivront les mêmes péripéties immobilières que nous avons vécues. Attendez-vous toutefois à voir de nombreux changements dans le marché de l’immobilier à mesure que les baby-boomers réaliseront leurs rêves d’une retraite optimale.

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