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Travail et retraite

24 juin 2011

La migration des Snowbirds : comment préparer sa retraite au soleil

Bien planifier sa retraite au soleil assurera un petit coin de paradis sans souci.

Que ce soit pour de courtes vacances, pour passer l’hiver ou pour passer ses jours de retraite au soleil, la Floride a toujours été une destination de choix pour les Québécois. Tellement que les Floribéquois – aussi connus sous le nom anglais de «Snowbirds» - se sont créé leurs propres communautés dans l’état américain. Dans la municipalité floridienne d’Hollywood se trouve même un quartier appelé «le P’tit Québec»,  où on retrouve tant de Québécois qu’on peut se faire servir en français partout. En fait, selon un article publié sur GrandQuebec.com, même si l’anglais est la langue officielle de la Floride, 2,5 pour cent des résidents sont francophones.

Mais si la retraite semble ensoleillée, avant de partir à l’étranger, il faut soigneusement préparer son départ et tenir compte de plusieurs considérations. Parmi ces préparatifs, on doit penser à régler les questions de fiscalité, d’immigration, de santé, sans compter toute la paperasserie liée à un déménagement (fermeture de comptes bancaires, annulation de services comme l’électricité, le téléphone, etc.).

Pierre Noël est courtier immobilier et doit souvent conseiller des clients qui se préparent à vivre une telle aventure. À constater à quel point le marché américain est favorable aux investissements immobiliers, il s’est pris à considérer s’acheter un petit coin de paradis au soleil. Malgré le fait que la retraite semble bien loin à 40 ans, ce fut un grand sujet de conversation à la maison. Son conjoint lui a même déclaré tout de go : «Il est hors de question que je finisse mes jours à Montréal!»

À la suite d’intensives recherches, Pierre est présentement en plein processus d’achat d’un condominium à Pompano Beach, un projet qui le rend très enthousiaste. Par contre, il a plusieurs conseils pour les futurs acheteurs.

«Entre les impacts de la crise de l’immobilier aux États-Unis et la force du dollar canadien, pour nous, les astres étaient alignés. Il y a de belles occasions d’affaires, pour mettre la main sur des propriétés plus luxueuses à des prix plus qu’abordables.»

Pierre recommande fortement d’utiliser les services d’un bon courtier local, qui vous aidera pour tous les détails de la transaction. «Autant pour bien cibler vos besoins, que pour vous aider avec la paperasserie, un courtier vous évitera beaucoup d’ennuis. Par exemple, plusieurs occasions alléchantes sont des reprises. On doit donc être conscient que si on ne fait pas affaire directement avec le propriétaire, on achète sans garantie légale», explique Pierre.

Si, au Québec, les consommateurs sont bien protégés, les États-Unis reposent sur un système juridique de common law. Il faut donc bien en comprendre les règles avant d’acheter et se renseigner sur l’achat de protection supplémentaire auprès de votre assureur. «Je suis moi-même courtier et j’avoue que j’aurais été bien en peine de finaliser cette transaction sans l’aide de mon courtier!»

Pierre suggère aussi de prévoir plusieurs voyages, tant pour bien découvrir la ville où l’on souhaite s’établir, repérer les services essentiels, voire s’assurer qu’on aime l’endroit à long terme, mais aussi parce qu’une telle transaction ne se fait pas en quelques jours.

Migration : une question d’immigration

Renseignez-vous sur les lois en vigueur en matière d’immigration. Pour un séjour de plus de 90 jours, vous aurez besoin d’un visa et d’une autorisation spéciale pour tout séjour de plus de six mois, par le Bureau américain de citoyenneté et immigration (site disponible en anglais seulement).  Le ministère des Affaires étrangères du Canada a également publié une brochure intitulée «En route pour les États-Unis» offrant une foule de renseignements.

Votre passeport ne vous aidera pas qu’à traverser la frontière. Il vous facilitera grandement la vie pour vous installer rapidement, comme pour procéder à l’ouverture d’un compte bancaire.

Quoi de neuf, docteur?

Un petit souci de santé peut vite se révéler coûteux lors d’une visite dans un centre de santé américain. Selon l’Agence de santé publique du Canada, il est recommandé d’effectuer une évaluation de risque personnel de six à huit semaines avant votre départ. De plus, prenez le temps de repérer les ressources santé disponibles afin de vous assurer d’être en bonnes mains en cas de pépin. Consultez votre assureur pour vérifier les modalités de votre plan, votre couverture en garanties collectives et faire les changements nécessaires au besoin.

Votre bas de laine, même au soleil

Même à la retraite, les questions financières peuvent vous rattraper rapidement. N’oubliez pas de bien vous renseigner en matière d’impôts et de taxes (tant au Canada qu’aux États-Unis) et de calculer le coût de la vie là-bas. Quels seront vos revenus? Par exemple, saviez-vous qu’un retraité qui passe moins de six mois hors du Canada continue à recevoir la pension du revenu du Canada et les rentes du Québec?

En plus du maillot de bain, de la brosse à dent et de la crème solaire, déménager en Floride est une aventure qu’on gagne à préparer avec grand soin.

Avant de partir, n’oubliez pas de vous doter d’une assurance voyage qui vous protégera contre des frais médicaux surprise et vous fournira de l’aide quand vous serez loin de chez vous.

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