Passer à l'ouverture de session client Passer au contenu principal Passer au pied de page

Travail et retraite

10 décembre 2014

Des gens passionnés au travail comme ailleurs

Trois personnes, trois carrières très différentes. Un dénominateur commun : ce sont des gens passionnés par leur travail. Trois portraits inspirants.

Aimer son travail, c'est important. Mais quand travail rime avec passion, c'est encore mieux. Voici trois personnes qui vivent cette passion au quotidien.

Thoma Daneau, stratège numérique, Palm + Havas

Les médias sociaux, Thoma Daneau en mange! Fin stratège dans ce domaine, il utilise le Web et les médias sociaux pour optimiser les campagnes de marketing et de publicité de ses clients. Il a par exemple géré les communautés de plusieurs entreprises connues du commerce de détail.

Bachelier en administration des affaires de l’Université de Sherbrooke, il a par la suite fait une maîtrise en commerce électronique. « J’adore mon travail, parce que ça bouge tout le temps! Il y a toujours une nouvelle campagne publicitaire qui vient changer les règles, il faut donc rester à l’affût des tendances », dit-il. Autre élément qu’il apprécie particulièrement dans son domaine : contrairement aux techniques de marketing traditionnelles, les médias sociaux permettent d’avoir un contact direct avec les gens : « J'aime beaucoup cette interaction avec les consommateurs. »

Thoma Daneau trouve aussi le temps d’alimenter son blogue sur les médias sociaux et les stratégies numériques, en plus d’avoir créé plusieurs sites personnels qui ont connu du succès. Il y a six mois, il a lancé LesPères.ca, une plateforme numérique qui se veut collaborative, où les pères peuvent raconter leur histoire ou donner des conseils. Lui-même nouvellement père d’un petit garçon, il se sent directement concerné par le sujet : « Il n’existait rien pour les hommes dans ce domaine, et je voulais donner une chance aux pères de prendre la parole. Je crois que c’est important de réfléchir à ce que représente ce rôle aujourd’hui. »

Melissa Holland, clown thérapeutique et membre-fondatrice de Dr Clown

C’est par hasard que Melissa Holland a découvert le métier de clown thérapeutique, alors qu’elle enseignait l’art dramatique dans une école en Écosse, où elle a vécu après avoir fait des études à Concordia et à McGill, parce qu'elle avait décidé de voyager. Comme l’expérience de l'enseignement ne se révélait pas concluante, elle a alors épluché les petites annonces et est tombée sur un poste de clown doctor. Elle a tenté sa chance et…décroché l’emploi.

À son retour à Montréal, en 2000, elle a fondé, avec des partenaires, Dr Clown, un programme de clowns thérapeutiques pour les enfants hospitalisés, puis est arrivée La Belle Visite, destinée aux aînés en perte d’autonomie qui vivent en CHSLD. Melissa est donc devenue docteure Fifi auprès des enfants malades, et Chérie Labelle auprès des personnes âgées.

« Quand un clown entre dans la chambre d'un enfant, il devient un déclencheur de l’imaginaire », explique-t-elle. C'est aussi une façon d'oublier certaines contingences médicales; par exemple, si un enfant ne peut pas sortir de son lit, le clown peut bouger à sa place : « On fait semblant de s’envoler à l’autre bout de la pièce quand l’enfant souffle sur nous! Avec les aînés, on porte des vêtements des années 1940-1950, qui leur rappellent leur jeunesse. Ça aide ceux qui souffrent de démence ou d’Alzheimer à évoquer une époque qu’ils reconnaissent », dit-elle.

Melissa confie que son travail lui apporte beaucoup, même si c'est parfois difficile, parce qu’elle côtoie des personnes qui souffrent ou qui sont en fin de vie. « Grâce aux clowns, les enfants réalisent que, même s’ils sont hospitalisés, ils sont encore des enfants. Les clowns aident aussi à briser l’isolement des personnes âgées, ils leur font sentir qu’elles ont encore des choses à offrir », conclut-elle.

Julie Pouliot, directrice adjointe, centre financier Saint-Laurent, Financière Sun Life

Julie Pouliot en est à sa deuxième vie professionnelle; dans la première, elle a été infirmière pendant 10 ans, dont sept passées en Suisse. Mais, à son retour au Québec, la nouvelle maman du petit Léo trouvait son horaire de travail et sa vie de famille bien difficiles à concilier.

Elle a alors décidé de travailler comme infirmière à son compte pour des firmes de services financiers. C’est à ce moment-là qu’elle a fait une rencontre déterminante : le directeur des bureaux de la Financière Sun Life à Rimouski, où elle résidait, l'a convaincue qu’elle avait toutes les qualités requises pour devenir conseillère. « Je lui ai fait confiance, j’ai suivi la formation, et, en 2001, j’ai commencé à travailler dans le domaine », se souvient-elle.

Elle a ensuite rapidement gravi les échelons, et elle occupe maintenant le poste de directrice adjointe. Et jamais elle n’a regretté son choix; elle affirme même que son virage professionnel a littéralement changé sa vie. Car, en plus de lui permettre de s’épanouir, son métier l'amène également à contribuer au succès des autres.

« J’ai toujours aimé aider les gens, et je continue à le faire d'une autre façon », dit-elle.

Ainsi, dans son emploi actuel, elle s’occupe principalement de recrutement. « Beaucoup de personnes ne savent pas qu’elles pourraient être de bons conseillers. Je les aide à découvrir leur potentiel et une carrière où elles pourraient mieux concilier travail et vie de famille, tout en ayant une rémunération à la mesure de leurs efforts », dit-elle.

Mais il y a plus, car selon Julie Pouliot, services financiers et santé - son champ d’activité initial - sont liés : « Quand un grave problème de santé survient, rien ne va plus sur le plan financier. Une bonne protection financière fait toute la différence, parce qu'on peut alors se concentrer sur notre guérison. »

Quel que soit leur choix de carrière - ou de deuxième carrière! - ces trois professionnels sont bien la preuve que la passion constitue toujours une excellente source d'inspiration. Progresser, se dépasser, aider les autres... Qui sait jusqu'où la passion nous portera?

Articles Connexes