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Santé mentale

21 septembre 2015

Quand la solitude nous pèse : 8 moyens d’éviter l’isolement

La solitude, quand elle n'est pas choisie, assombrit notre façon de voir le monde et engendre la souffrance. Notre santé s'en ressent alors immanquablement. Mais il y a moyen d'en sortir : voici quelques pistes de solution.

Établir de bonnes relations avec les gens qui nous entourent n'est pas toujours simple. Mais des chercheurs l'ont démontré : la solitude et l'isolement peuvent non seulement engendrer de la souffrance, mais aussi être néfastes pour notre santé mentale et physique. Voici quelques suggestions pour éviter ces moments difficiles. Rupture amoureuse, perte d’emploi, départ à l’étranger, maladie ou deuil d’un proche… Nous vivons tous des moments de solitude, à un moment ou à un autre de notre vie; pour la plupart d’entre nous, cet état n’est que passager. À l’occasion, certains recherchent même la solitude pour la sensation de paix et de plénitude qu’elle leur procure. D’autres, toutefois, vivent dans un perpétuel état d’isolement et ont le sentiment d’être délaissés, marginalisés ou exclus par leur famille ou leur milieu social. Nous pouvons aussi nous sentir très seuls tout en étant bien entourés…

Les visages de la solitude sont nombreux, mais une chose est sûre : le fait d’entretenir un réseau social stimulant et d’avoir de bonnes relations avec nos proches joue un rôle capital en matière de santé. Ainsi, une étude de l’université américaine Brigham Young a démontré que l’isolement est aussi néfaste pour la santé que l’obésité, et que l’absence d’un réseau social peut réduire considérablement l’espérance de vie, surtout chez les moins de 65 ans. En revanche, les chercheurs soutiennent que de saines interactions sociales permettent notamment une meilleure gestion du stress et le renforcement du système immunitaire.

« Normal, nous sommes tous en quête d’interactions humaines, estime Rachel Mercier, psychologue clinicienne. Et je ne parle pas des échanges sur Facebook! Je parle de relations qui nous procurent un sentiment de sécurité et d’appartenance et contribuent ainsi à notre équilibre physique et mental. » Un point de vue que partage Stéphanie Léonard, psychologue, qui fait valoir qu’un bon réseau social ne tient pas au nombre, mais à la qualité des liens qu’il favorise.

Comment éviter de s'isoler? Voici quelques suggestions.

Viser l’essentiel

Avoir un vaste réseau social peut être agréable, mais, pour ne pas s'isoler, le plus important, c’est d’avoir au moins une personne avec laquelle nous avons une réelle intimité et à qui nous pouvons montrer notre vulnérabilité en toute confiance.

Faire preuve d’ouverture

« Cultivez tout d’abord la bonne attitude pour aller vers les autres, propose Rachel Mercier. Laissez tomber vos a priori, faites preuve de curiosité et d’ouverture. Et puis souriez : c’est la meilleure façon d’attirer les gens vers nous, surtout si on n’ose pas les aborder! »

Donner vie à nos centres d'intérêt

« Vous aimez la photo, le tennis, le yoga ou le cinéma? Devenez membre d'un club, suivez des cours ou des ateliers qui vous permettront de sortir de votre routine, de voyager et de rencontrer des gens qui partagent vos passions, conseille Stéphanie Léonard. Faites du bénévolat ou du mentorat. Faites partie d’un jardin collectif ou d’un club de course ou de lecture. Informez-vous au CLSC, au YMCA ou à la bibliothèque de votre quartier pour trouver des ressources utiles et faire le plein d’idées. »

Prendre de bonnes habitudes

« Privilégiez les activités de groupe qui se répètent sur une base régulière ou le même jour à la même heure, recommande Rachel Mercier. Ça permet de créer des liens. Mieux, arrivez 15 minutes plus tôt avant le début d'un cours pour faire connaissance avec une autre personne du groupe, proposez à d’autres coureurs d’aller boire un smoothie après l’entraînement, profitez de la pause pour bavarder avec des participants à une conférence sur l’art… »

Sortir de la maison!

« Chaque jour, il faut sortir de chez nous et socialiser : il suffit de faire de petits gestes simples, comme saluer les voisins, bavarder avec les commerçants du coin ou les parents qu’on croise à la garderie. C’est ainsi que, jour après jour, des liens se tissent », souligne Stéphanie Léonard.

Miser sur l’authenticité

En solo à un cocktail ou à un party d’anniversaire? « Avouez à un autre invité, seul aussi, que vous ne connaissez personne. L’authenticité favorise la complicité, en plus de nous rendre accessibles et sympathiques », explique Rachel Mercier.

Élargir notre cercle d’amis

Oui, nous pouvons avoir l'impression d'être seuls même en couple ou dans un groupe. Il arrive que nos relations amoureuses, amicales ou sociales nous laissent une impression de manque. Dans ces cas-là, rien ne nous interdit d’aller vers d’autres personnes… mais en douceur, insistent les deux psychologues. « Il ne faut pas céder à la tentation de couper les ponts impulsivement ou de faire le grand ménage dans nos relations sous prétexte qu’elles ne répondent pas à tous nos besoins », lance Rachel Mercier. En effet, note Stéphanie Léonard, « on peut avoir une collègue complice avec laquelle on ne partirait jamais en voyage ou un partenaire de tennis à qui on ne se confie pas. On ne peut pas avoir le même degré d'intimité avec toutes les personnes qui nous entourent. »

Apprivoiser la solitude…mais pas trop!

« Quand la solitude prend trop de place dans nos vies, et qu’elle nous fait souffrir, il importe de la combattre rapidement, avant qu’elle ne se transforme en repli sur soi, prévient Stéphanie Léonard. Et, si on éprouve une mélancolie persistante, si on se sent perpétuellement blasés, rejetés ou exclus, on souffre peut-être d’un trouble de l’humeur, et il faut alors aller chercher l'aide de professionnels. »

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