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Santé mentale

11 mai 2017

Prendre en main sa santé financière : un atout tant pour les employés que pour les entreprises

Aider ses employés à prendre en main leurs finances peut permettre aux entreprises de gagner en santé et en productivité. Voici pourquoi.

Problèmes d’argent et endettement frappent des millions de Canadiens. Près de 40 % des travailleurs au Canada disent se sentir accablés par leur niveau d'endettement (1). En 2016, la dette des ménages atteignait 171 % du revenu disponible (2), ce qui nous classe au premier rang des pays les plus endettés du G7. Le plus récent sondage mené par l'Association canadienne de la paie auprès de 5 600 Canadiens indique clairement que tous ne se sentent pas très à l'aise avec leurs dettes (3).

La santé financière : la bête noire des Canadiens

Des Canadiens lourdement endettés, qui ont peu de connaissances en matière de finances, éprouvent malaise et insécurité face à l'argent, et épargnent peu, le portrait de la santé financière des Canadiens est plutôt sombre. Surtout quand on y ajoute l’une de ses conséquences les plus directes : le stress qu’un tel fardeau peut engendrer. 51 % des femmes et 40 % des hommes indiquent d’ailleurs en perdre le sommeil (4).

Problèmes de santé et perte de productivité

Or, un excès de stress peut mener au développement de maladies chroniques comme l'hypertension, le durcissement des artères, le diabète ou l'obésité. Cela peut aussi entraîner des problèmes de santé mentale. Sans oublier que cela peut provoquer une perte de productivité pour les entreprises. En effet, certains employés se présenteront au travail mais afficheront une baisse de leur performance en raison de leurs soucis financiers. C’est ce qu’on appelle le présentéisme. Si des maladies physiques ou mentales se développent, cela mènera potentiellement à des absences temporaires et à des demandes de prestations d'invalidité, ce qui engendrera un coût non négligeable pour les entreprises.

Bonne nouvelle : on peut réduire les effets de ce stress et s'attaquer aux sources du problème. Les employés s’attendent d’ailleurs à ce que leur employeur joue un rôle dans leur santé financière (1). Les entreprises doivent donc promouvoir la littératie financière, en la jumelant idéalement à des mises en situation et à la possibilité de changer concrètement les comportements. Les recherches ont démontré que celle-ci a un effet favorable sur le degré d'enrichissement et que les personnes qui ont des connaissances en finances sont plus susceptibles de planifier, d’épargner, d’établir un budget et de contrôler leurs dépenses. Plus important encore, les bonnes habitudes perdurent même à la retraite.

Que faire en tant qu’employeur?

Les employeurs peuvent mettre en place des programmes de soutien, qui diffusent les connaissances et encouragent un changement de comportement, notamment :

  • Sensibiliser les employés au moyen d’une campagne annuelle portant sur une variété de sujets pertinents, tels que planification de la retraite, finances familiales, planification successorale, etc.
  • Organiser des séances d’information, suivies d’un sondage quelques mois plus tard. Cela peut prendre la forme de séminaires sur divers sujets liés aux finances, d’ateliers ou de démonstrations d'outils numériques. Pour atteindre un objectif précis, offrez un plan d'action que les participants devront mettre en œuvre en une période de temps précise.
  • Inviter les employés à utiliser des outils existants, tels que Faites le point sur vos finances. Quelques questions leur permettront d’évaluer leurs habitudes en matière de dépenses, d'emprunts, d'épargne et de placements.
  • Encourager les employés à rencontrer un conseiller. Un encadrement individuel et une planification personnalisée peuvent s'avérer très favorables aux employés en leur apportant une tranquillité d’esprit.

Cela peut être jumelé à des mesures incitatives. Ainsi on peut ajouter à votre programme de retraite actuel un CELI collectif ou encore promouvoir une meilleure utilisation des véhicules de placement existants. Et pourquoi ne pas utiliser la science du comportement pour pousser les employés à changer leurs habitudes en forçant à «décliner» l'offre d'épargner davantage ou d'adhérer à un régime, plutôt que de les inciter à y «souscrire»?

Passer à l’action

Finalement, passer à l’action, c’est moins compliqué qu’on le pense, et les bénéfices sont grands, tant pour les entreprises que les employés. Voici trois conseils:

  1. Évaluer la situation en se basant sur les données sociodémographiques disponibles
  2. Se fixer des objectifs réalistes
  3. Mettre en place des outils et les ajuster au besoin

En aidant les employés à prendre en main leurs finances, une entreprise y gagnera en santé et en productivité et limitera le coût de ses programmes d’avantages sociaux. C’est un pensez-y bien.

Sources :

  1. Bureau du directeur parlementaire du budget, Janvier 2016 : http://www.pbo-dpb.gc.ca/web/default/files/Documents/Reports/2016/Household%20Debt/Household_Debt_FR.pdf
  2. Sondage national de Léger pour le Financial Planning Standards Council (FPSC) : http://www.fpsc.ca/docs/default-source/default-document-library/fp_infographic_leger.pdf?sfvrsn=2
  3. Sondage de 2016 sur l'opinion des générations commandé par les Garanties collectives de la Financière Sun Life

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