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Santé mentale

05 décembre 2017

Gérer le stress du temps des fêtes

Les fêtes sont-elles pour vous plus stressantes que festives? Libérez-vous de la pression des exigences de décembre grâce à ces conseils pratiques.

Durant les fêtes, les hommes et les femmes vivent des stress distincts. Ainsi, je m’en fais pour différentes choses :

  • respecter la date limite d’envoi des colis à l’étranger;
  • acheter le cadeau parfait au prix parfait pour chaque personne sur ma liste, les emballer et les distribuer – et éviter d’offrir à quelqu’un la même chose que l’année précédente;
  • servir le festin à peu près à l’heure;
  • manger trop et dormir trop peu;
  • m’assurer que chacun a du plaisir.

Mon mari, lui, est stressé :

  • d’avoir à choisir un cadeau pour moi.

Que votre stress ressemble au mien, à celui de mon mari ou à quelque chose entre les deux, il n’y a pas de doute que les fêtes peuvent être un moment difficile de l’année. Et, à moins de se réfugier sur une île isolée des Caraïbes, il est presque impossible d’y échapper, surtout si votre famille compte sur vous pour que la magie se produise.

Alors, comment traverser décembre sans perdre la tête? Voici quelques suggestions pour gérer le stress du temps des fêtes, issues de ma propre expérience, et certaines idées provenant d’experts.

Ce n’est pas mon cirque, ce ne sont pas mes singes

Il s’agit d’un vieux dicton polonais qui signifie «ce n’est pas mon problème». Je fais un pas de plus dans ce contexte pour dire que nous devrions gérer activement ce que nous pouvons maîtriser (notamment quelles invitations accepter et que servir comme festin de famille), et lâcher prise vis-à-vis de ce que nous ne pouvons pas contrôler (comme les embouteillages, le mauvais temps et l’acariâtre vieil oncle Fred).

Prenez le festin par exemple : c’est totalement mon cirque. Aussi, après des années d’angoisse improductive, j’ai pris en main la situation au moyen d’un calendrier détaillé. Celui-ci m’aide à faire en sorte que tout soit prêt à temps et que je ne laisse pas le chutney maison aux canneberges dans le réfrigérateur ou que je n’oublie pas de faire la sauce (j’ai vécu ces deux situations). Ma famille se moque de mon calendrier, mais celui-ci réduit vraiment mon niveau de stress.

Pour ce qui est d’oncle Fred : ce n’est pas mon cirque…

Est-ce vraiment nécessaire?

Examinez sérieusement tout ce que vous faites chaque année. Demandez-vous si quelqu’un manquera quelque chose si l’événement attendu ne se produit pas. Certains éléments sont essentiels et non négociables bien sûr, tandis que d’autres sont accessoires – ou sont des choses que personne d’autre que vous n’apprécie ou ne remarque. Cela dit, s’il y a une petite chose inaperçue qui vous comble de joie, faites-en une priorité.

J’envoie encore des cartes de Noël, par exemple, accompagnées d’une lettre au ton familier. J’ai pensé arrêter, mais la vérité c’est que j’aime écrire ces lettres «à l’ancienne» et relire celles des années précédentes. Par ailleurs, de trop nombreux blitz de cuisson tard dans la nuit m’ont enseigné de cuisiner mes fameux biscuits noix de coco-cerises-brisures de chocolat seulement si j’ai un samedi tout entier de libre. Sinon, il n’y a pas de biscuits. Et si quelqu’un proteste, je lui donne la recette.

Façons saines et malsaines de gérer le stress

Les experts en santé mentale en conviennent : il est important de prendre des mesures pour faire face au stress du temps des fêtes.

«Le stress s’installe quand notre capacité de gestion des exigences nous échappe», dit la Société canadienne de psychologie (SCP). «La bonne nouvelle pour le temps des fêtes est que nous pouvons bien gérer le stress. Après tout, la vie n’est jamais sans stress et nous réussissons à le gérer.»

La gestion du stress peut s’effectuer de façon saine, en trouvant du temps pour l’activité physique, en dormant suffisamment, en faisant des exercices de relaxation – ou malsaine, en mangeant et en buvant trop.

«Les gens ont tendance à réduire leur stress d’après ce qu’ils ont appris au fil du temps parce qu’ils se tournent vers ce qu’ils connaissent», dit l’American Psychological Association (APA). «Vous pouvez peut-être tirer du réconfort dans le recours à des techniques malsaines de gestion du stress juste parce qu’elles vous sont familières, même si elles sont mauvaises pour la santé. Mais il y a d’autres comportements – meilleurs pour la santé et dont les bienfaits durent plus longtemps – que vous pouvez apprendre pour soulager davantage le stress et ses effets.»

5 conseils d’experts pour atténuer le stress des fêtes

  1. Avoir des attentes réalistes. «Est-ce que vos attentes sont fondées sur ce qui est possible ou seulement sur ce que vous espérez qui se produira, mais qui ne s’est jamais produit?», demande la SCP. «Le meilleur indice du comportement futur est le comportement passé. Si vos frères et soeurs ne se sont jamais entendus au cours d’un repas de famille, il est peu probable que la situation ne change à moins d’un engagement ferme de leur part.»
  2. Rester en contact. «Voyez les fêtes comme le moment de reprendre contact avec les gens», dit l’APA. «De plus, accepter l’aide et le soutien de ceux qui se soucient de vous peut contribuer à alléger le stress.»
  3. Cultiver la patience. «Essayez d’accepter les membres de la famille et les amis tels qu’ils sont, même s’ils ne se montrent pas à la hauteur de toutes vos attentes», recommande l’Association canadienne pour la santé mentale (ACSM). «Et soyez compréhensif si d’autres membres de votre entourage s’énervent ou expriment de la détresse lorsque quelque chose va de travers. Il y a des chances qu’ils ressentent aussi les effets du stress du temps des fêtes.»
  4. Prendre soin de soi. «Accordez-vous un moment de répit», recommande vivement l’ACSM. «Une activité d’une quinzaine de minutes dans le but de vous libérer l’esprit et de rétablir le calme intérieur – comme contempler les étoiles lors d’une promenade, écouter de la musique apaisante ou lire un livre – peut être suffisamment réparatrice pour vous permettre d’accomplir tout ce que vous devez faire.»
  5. Obtenir de l’aide professionnelle. «Lorsque le stress mène à la détresse, comme l’anxiété ou la dépression, qui persiste et nuit à l’accomplissement de vos activités habituelles, il conviendrait de communiquer avec un fournisseur de soins de santé général ou un fournisseur de soins qui se spécialise dans les problèmes de santé mentale», conseille la SCP.

Qu’il s’agisse pour vous d’une célébration sacrée ou profane, je vous souhaite que le temps des fêtes soit source de paix et de joie, pour vous et votre famille.

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