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Santé mentale

18 janvier 2013

Composer avec la maladie d’Alzheimer

Le mois de janvier est le mois de la sensibilisation à la maladie d’Alzheimer. Découvrez les progrès réalisés sur le plan de la compréhension et du traitement de cette maladie.

En 2006, Mary McKinlay, qui était alors âgée de 61 ans, s’est rendu compte que quelque chose n’allait pas. «J’étais très confuse», explique cette résidante de Brockville en Ontario. «Le signal d’alarme, ce fut lorsque je me suis rendu compte que je ne savais plus comment mettre mon dentier.»

Son médecin a posé à son égard un diagnostic de stade précoce de la maladie d’Alzheimer, qui est une maladie cérébrale dégénérative, progressive et mortelle. Le médecin lui a prescrit un médicament, qu’on appelle un inhibiteur de la cholinestérase, pour freiner le déclin de ses facultés cognitives.

Le résultat fut spectaculaire. Même si elle a dû s’adapter à certaines choses – Mary se sent mal à l’aise dans des environnements bruyants et animés et elle dépend de son époux Jim pour veiller sur elle – sept ans plus tard, elle raconte sa vie dans le blogue Living with dementia, elle voyage beaucoup, fait du bénévolat dans des groupes de soutien pour la maladie d’Alzheimer et donne des conférences dans plusieurs organisations.

Alors que Mary reconnaît que ce n’est pas tout le monde qui est aussi «chanceux» qu’elle en ce qui concerne l’Alzheimer, elle recommande aux personnes qui viennent de recevoir un diagnostic de la maladie de vivre dans l’instant. «Je préconise de mordre dans la vie», dit-elle. «En apportant des changements à votre mode de vie, vous pourrez poursuivre vos activités sans problème. Vous devez faire travailler votre cerveau – ne vous laissez pas tomber dans un état végétatif. Vous avez encore de belles années devant vous.»

Le nombre de Canadiens qui vivent avec la maladie d’Alzheimer et d’autres formes de démence est de 747 000 et ce nombre doublera à 1,4 million d’ici 2031, selon un feuillet d’information publié par la Société Alzheimer du Canada sur les facteurs de risque. C’est l’une des raisons pour lesquelles Santé Canada a déclaré janvier comme étant le mois de sensibilisation à la maladie d'Alzheimer.

La maladie tue des cellules du cerveau jusqu’à ce qu’une personne soit incapable d’exécuter certaines tâches, de se rappeler certaines choses et, finalement, de contrôler des fonctions corporelles comme parler ou avaler. Les facteurs de risque pour la maladie sont les suivants, parmi d’autres : le fait d’être une femme, le fait d’avoir des antécédents familiaux d’Alzheimer, souffrir de diabète, fumer, ne pas faire suffisamment d’activité physique ni cognitive et souffrir de dépression.

Signes précurseurs de la maladie d’Alzheimer

  • Perte de mémoire importante. Le fait d’oublier le nom des membres de la famille, des rendez-vous importants et des adresses familières peut être un signe de la maladie d’Alzheimer.
  • Difficultés à exécuter les tâches familières. Préparer les repas, nouer les lacets de ses chaussures et boutonner un manteau peuvent soudainement représenter un défi.
  • Objets égarés. Les clés se retrouvent-elles dans le réfrigérateur ou la brosse à dents dans la sécheuse?
  • Problèmes de langage. Certaines personnes peuvent oublier des mots simples et mal articuler.
  • Changements d’humeur ou de comportement. Des changements soudains dans la personnalité, comme l’apathie, la peur, un manque de confiance ou la méfiance pourraient être des signes précurseurs. De brusques sautes d’humeur -- passer de l’euphorie à l’irritabilité -- peuvent aussi indiquer un début d’Alzheimer.

Bien que décourageant, un diagnostic de maladie d’Alzheimer ne signifie d’aucune façon que la santé mentale de la personne déclinera rapidement. De nombreuses personnes chez qui on a détecté tôt la maladie adoptent de nouveaux passe-temps, apprennent une nouvelle langue ou prennent des vacances qu’elles attendaient depuis longtemps. «Il y a beaucoup d’incrédulité, de tristesse et d’inquiétude au sujet de l’avenir», explique Mme Kathy Hickman, directrice des services éducatifs de la Société Alzheimer de l’Ontario. «Toutefois, les progrès réalisés récemment sur le plan de la compréhension et du traitement de la maladie d’Alzheimer permettent d’assurer aux personnes qui en sont atteintes une meilleure qualité de vie que par le passé.»

L’important, c’est que le diagnostic soit posé au stade précoce de la maladie. S’il est posé à un stade avancé, le défi à relever est beaucoup plus grand, explique Mme Marija Padjen, responsable en chef des programmes pour la Société Alzheimer de Toronto. En outre, le fait de prendre soin d’une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer peut mettre à rude épreuve la santé physique et mentale de l’aidant naturel, en affaiblissant son système immunitaire, en augmentant les niveaux d’hormones du stress, en causant de la dépression et de l’anxiété, de l’insomnie et des problèmes musculaires et de dos.

Prendre soin d’une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer

  1. N’oubliez pas vos propres besoins. Bien que la personne atteinte de la maladie d’Alzheimer soit le centre de l’attention, ne vous négligez pas, affirme Mme Padjen : «Ce n’est pas une maladie à laquelle vous pouvez faire face seul». Demandez à des amis de vous aider, planifiez des sorties le soir, prenez des pauses de santé mentale de 10 minutes – même si ce n’est que le temps de prendre un bain ou de faire une marche autour du bloc.
  2. Ne refoulez pas vos émotions. Selon le feuillet d’information de la Société Alzheimer intitulé La famille et les amis, il est normal de ressentir de la culpabilité, de la tristesse et de la colère après un diagnostic.
  3. Consultez si vous vous sentez anxieux ou déprimé.
  4. Déléguez, si cela est possible. Bien que vous sentiez peut-être que c’est à vous de prendre soin de votre conjoint ou parent, demandez aux membres de votre famille ou à des amis de conduire la personne atteinte de la maladie chez le médecin, de faire l’épicerie ou encore de faire le ménage.
  5. Joignez-vous à des groupes de soutien en ligne pour partager vos expériences. Une des options offertes est le babillard de la Société Alzheimer.
  6. Prenez rendez-vous avec un planificateur financier, un notaire, etc. Essayez de le faire aussitôt que possible, alors que la personne atteinte de la maladie d’Alzheimer est encore en mesure de prendre ce genre de décisions.
  7. Prenez le temps de faire de l’activité physique et de dormir. Intégrer une séance d’exercices dans votre horaire peut vous faire du bien et vous aidera à vous changer les idées.
Pour en savoir plus sur la maladie d’Alzheimer :

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