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Santé mentale

15 novembre 2017

Comment réduire le risque de démence?

Voici 9 mesures à prendre pour réduire le risque de démence. Elles vont de l’achèvement du secondaire au port d’une prothèse auditive au besoin.

La démence est un défi de taille partout dans le monde au 21e siècle. Selon le World Alzheimer Report de 2015, 50 millions de personnes sont atteintes de démence dans le monde, et l’on prévoit que ce chiffre atteindra 131 millions en 2050. De nouvelles recherches commanditées par la revue médicale The Lancet montrent toutefois qu’en modifiant plusieurs habitudes tout au long de notre vie, nous pourrions abaisser le risque de démence.

La revue The Lancet rapporte que 9 facteurs de risque «potentiellement modifiables» (des choses sur lesquelles il est possible d’agir) composent jusqu’à 35 % du risque de démence. En voici la liste :

  1. ne pas terminer ses études secondaires (8 % du risque total);
  2. fumer (5 % du risque total);
  3. ne pas chercher rapidement à traiter sa dépression (4 % du risque total);
  4. ne pas faire d’activité physique (3 % du risque total);
  5. être isolé socialement (2 % du risque total);
  6. souffrir d’hypertension artérielle (2 % du risque total);
  7. souffrir d’obésité (1 % du risque total);
  8. souffrir de diabète de type 2 (1 % du risque total);
  9. subir une perte auditive à la quarantaine (9 % du risque total).

Marie-Hélène Pelletier, vice-présidente adjointe, santé mentale au travail à la Financière Sun Life, affirme qu’il faut s’intéresser à cette recherche parce qu’elle révèle des moyens que l’on peut prendre pour gérer le risque de démence. «Cette étude montre que les choses que nous devons faire pour notre santé (p. ex. de l’exercice), qui sont bonnes dans notre vie quotidienne, peuvent être extrêmement bonnes également pour notre vieillesse», indique-t-elle.

Des relations significatives peuvent réduire le risque de démence

D’après une étude récente menée par 3 universités britanniques intitulée Loneliness, Social Integration and Incident Dementia Over Six Years, publiée dans The Journals of Gerontology, les «liens sociaux significatifs» comme les mariages et les amitiés profondes peuvent aider à prévenir la démence. L’étude a montré que le sentiment de solitude augmente le risque de démence de 44 %.

Beaucoup de gens éprouvent un sentiment d’isolement à la retraite parce qu’ils ont quitté le réseau social et le réseau de soutien qu’ils avaient au travail. Comme le fait valoir Mme Pelletier, la plupart d’entre nous se préparent financièrement pour la retraite, mais nous devrions aussi nous préparer pour conserver nos aptitudes sociales et psychologiques. «Il importe de réfléchir à des manières de rester ancré à des communautés à la retraite, souligne-t-elle. Le milieu de travail est un lieu de socialisation important au cours de la vie active et, pour certaines personnes, c’est le seul. Il faut pourtant se construire des réseaux en dehors du travail.»

Qu’est-ce que la démence?

La démence n’est pas une maladie en particulier. Elle a trait plutôt à des symptômes résultant de troubles qui touchent le cerveau et diminuent la capacité de penser, d’avoir des relations avec les autres et d’exécuter les tâches de la vie quotidienne. Selon l’Alzheimer’s Association, la maladie d’Alzheimer représenterait entre 60 et 80 % des diagnostics de démence.

Plusieurs autres affections peuvent également entraîner la démence comme la maladie à corps de Lewy, la maladie de Parkinson et la maladie de Huntington. Un AVC ou un traumatisme crânien peuvent aussi parfois causer la démence. Bon nombre de ces affections empirent graduellement avec le temps, à mesure que les symptômes s’accentuent.

3 manières d’atténuer le risque de démence

  1. Trouvez stratégiquement des moyens de socialiser, particulièrement à la retraite. Cherchez des moyens de redonner à la société et d‘entrer en contact avec les autres, qu’il s’agisse de participer aux programmes de votre centre communautaire local, de faire du bénévolat à votre lieu de culte ou d’apporter votre aide à l’école de votre enfant ou petit-enfant.
  2. Intégrez l’exercice à votre routine quotidienne. Cela compte à tous les stades de la vie pour réduire les facteurs du risque de démence que sont l’obésité et le diabète de type 2. «Sur le plan psychologique, beaucoup de distance sépare notre personne plus âgée de notre jeune personne, mais la prochaine fois que nous nous entraînerons nous pourrions nous dire que nous le faisons pour la personne que nous serons plus tard», précise Mme Pelletier.
  3. N’hésitez pas à chercher de l’aide si vous broyez du noir. Si vous êtes réticent à parler à un spécialiste, Mme Pelletier recommande de vous renseigner en visitant des sites Web fiables comme celui de la Société canadienne de psychologie ou de la Société pour les troubles de l'humeur du Canada. Vous saurez ainsi mieux en quoi consistent les consultations avec un psychologue ou un psychiatre et quels sont les avantages de la thérapie. Certains sites fournissent également des modèles de conversation pour aborder votre maladie mentale avec votre médecin.

Il n’existe pas de méthode garantie pour éviter la démence, mais cette nouvelle recherche montre qu’en faisant, dès un jeune âge, des choix sains sur les plans physique et mental, nous pouvons contribuer à améliorer notre vie future de plus d’une manière.

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