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Prévention et soins

14 septembre 2011

Mon enfant a-t-il besoin de lunettes?

Les indices de troubles de la vision chez les jeunes enfants sont souvent peu nombreux. Un retard dans l'apprentissage scolaire et la prédisposition aux accidents peuvent mettre la puce à l'oreille.

Erin a été plus surprise que quiconque lorsque son fils Jordan s'est fait prescrire des lunettes. Erin, enseignante à Mississauga, en Ontario, n'avait en effet pas prêté attention aux commentaires occasionnels de son fils sur ses difficultés à voir ou sur sa décision de s'asseoir devant le tableau, à l'école.

«Comme mon mari et moi avons une vision parfaite, je n'y ai pas prêté attention», explique-t-elle. Mais lorsqu'un médecin a suggéré que Jordan, alors en 3année, subisse un examen de la vue, elle a accepté. L'examen a montré que Jordan, qui a maintenant 12 ans, était myope et qu'il avait besoin de verres correcteurs. «Lorsqu'il a chaussé ses lunettes pour la première fois, il a dit : "Oh, c'est comme ça qu'on est censé voir!", se rappelle Erin. J'étais très émue.»

«Les indices de troubles de la vision chez les jeunes enfants sont souvent peu nombreux, explique la Dre Brenda Li, optométriste à Toronto. Nous demandons aux parents de voir si leurs enfants se frottent les yeux, louchent, ont fréquemment mal à la tête ou ne sont pas longtemps attentifs, par exemple lorsqu'ils lisent.»

Accuser un retard à l'école, être prédisposé aux accidents, avoir la nausée après la lecture et paraître mal coordonné en pratiquant un sport représentent d'autres indices de problèmes de vision.

La Dre Li affirme que des examens de la vue réguliers à six mois, à trois ans et à tous les ans pour les enfants d'âge scolaire sont essentiels pour découvrir des problèmes de vision comme la myopie ou l'hypermétropie, l'amblyopie (la perte de la capacité de voir des détails qui peut pousser l'œil vers le côté intérieur ou extérieur de l'orbite) ou le strabisme, qui cause une divergence des axes visuels. Remboursés par la plupart des régimes provinciaux d'assurance-maladie jusqu'à l'âge de 19 ans, les examens de la vue peuvent être administrés à des enfants qui ne connaissent pas encore leur alphabet, précise la Dre Li.

Par ailleurs, bien que des problèmes puissent être détectés lors d'un examen de routine et, ainsi, empêcher que l'enfant prenne du retard dans son apprentissage, ce ne sont pas tous les enfants qui aiment porter des lunettes. Ils craignent en effet d'être trop remarqués à l'école, taquinés ou vus comme des rats de bibliothèque.

Le fils de Cathy Duke, James, âgé de 10 ans, se plaignait fréquemment de maux de tête et de points dans sa vision : une hypermétropie a été diagnostiquée, mais il a refusé de porter des lunettes. «Il craignait d'abord d'être méprisé», confie Cathy. Mais après que sa mère lui eut acheté de belles lunettes à la mode, James s'est peu à peu fait à l'idée d'en porter. «Maintenant, il adore ses lunettes», affirme Cathy.

Pour le fils d'Erin, Jordan, qui haïssait porter des lunettes, les lentilles cornéennes ont représenté la solution. On lui a prescrit les premières en 5e année. Selon la Dre Li, il n'est pas rare que des préadolescents portent des lentilles. «J'ai prescrit des lentilles cornéennes à des enfants d'à peine huit ou neuf ans, surtout pour ceux qui pratiquent des sports et qui ne peuvent trouver de lunettes de sport qui leur conviennent.» Elle dit aussi que le port de lentilles jetables convient, pourvu que l'enfant montre qu'il est responsable et que les parents puissent le surveiller et lui rappeler quand les porter et les enlever. Les lentilles cornéennes doivent être bien nettoyées et désinfectées, et ne pas être portées trop longtemps (toute la nuit, par exemple) pour que l'œil puisse être suffisamment oxygéné.

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