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Prévention et soins

06 février 2017

Facteurs de risque de maladies cardiaques que vous ne connaissez peut-être pas

Vous avez sans doute déjà entendu parler de certains des risques de crise cardiaque les plus courants. En voici d’autres que vous ne connaissez peut-être pas, et ce que vous pouvez faire à leur sujet.

La maladie cardiaque est souvent discrète et il y a peu signes avant-coureurs. De nombreux Canadiens sont à risque : d’après la Fondation des maladies du cœur et de l'AVC du Canada, 9 Canadiens sur 10 présentent au moins un facteur de risque de maladie du cœur et d’accident vasculaire cérébral.

Pourtant, même si beaucoup d’entre eux connaissent au moins quelques facteurs de risque, ils n’agissent pas. « Les gens savent ce qu’ils devraient faire », explique Greg Killough, porte-parole de la Fondation des maladies du cœur et de l’AVC du Canada. « Mais il y a encore du travail à faire. Ce qui est étonnant, c’est qu’on voit de plus en plus de jeunes avoir une crise cardiaque ou un AVC. »

D’après lui, il y a cependant une bonne nouvelle : il est possible d’éviter 80 % des maladies cardiaques précoces en ayant un style de vie qui réduit les principaux facteurs clés.

5 facteurs de risque que vous connaissez sûrement

  1. L'hypertension. « Faites mesurer votre pression artérielle, explique M. Killough. Elle servira de référence à votre médecin pour suivre son évolution à mesure que vous vieillirez. » La tension artérielle se compose de deux mesures : la pression systolique (nombre supérieur) qui mesure la pression exercée lorsque le cœur se contracte et expulse le sang; et la pression diastolique (nombre inférieur) qui mesure la pression lorsque le cœur se détend entre deux battements.

    La Fondation des maladies du cœur et de l’AVC classe l’hypertension ainsi :

    • Risque modéré : 121-139 / 80-89
    • Risque élevé : 140+ / 90+
  2. Un taux élevé de cholestérol. Le fait d’avoir un taux élevé de cholestérol – c’est-à-dire d’avoir trop du « mauvais » type de cholestérol (le cholestérol LDL) ou pas assez du « bon » type (le cholestérol HDL) dans le sang – augmente votre risque de maladie du cœur. En plus de mesurer les niveaux de chaque type de cholestérol dans votre sang, votre médecin calculera aussi le niveau de cholestérol HDL par rapport au niveau total de cholestérol, en divisant le cholestérol total par le cholestérol HDL. Plus le résultat est faible, mieux c’est.

    La Harvard Medical School avance que les hommes ayant un ratio cholestérol total sur HDL de 3,4 présentent un faible risque de maladie du cœur; un ratio de 5 pose un risque moyen et 9,6, un risque élevé. Les données correspondantes pour les femmes sont de 3,3 (risque faible), 4,4 (risque moyen) et 7 (risque élevé).

  3. Des antécédents familiaux de maladies du cœur ou de cholestérolémie élevée. « Le fait qu’un de vos parents souffre d’une maladie cardiaque double vos risques par rapport au reste de la population », explique la Dre Beth Abramson, directrice du Cardiac Prevention and Rehabilitation Centre and Women’s Cardiovascular Health de la division de cardiologie de l’Hôpital St. Michael’s de Toronto. Elle ajoute que certaines personnes ont génétiquement tendance à avoir un taux de cholestérol élevé. Elle suggère de consulter votre médecin s’il y a des antécédents de maladie cardiaque dans votre famille.

  4. Un mode de vie qui laisse à désirer. « Le tabagisme, une alimentation riche en gras saturés, le surpoids et le manque d’activité physique sont tous des facteurs qui augmentent votre risque de développer une maladie cardiaque », précise M. Killough.

  5. Des problèmes de santé comme le diabète. Le diabète peut entraîner la production de plaques dans les artères coronaires, causant leur rétrécissement et limitant la circulation sanguine vers le cœur. Il peut aussi endommager la structure et la fonction du cœur et, finalement, provoquer une insuffisance cardiaque. Heureusement, il est possible de réduire le risque en adoptant un style de vie sain, en ayant une bonne alimentation et en étant actif physiquement.

4 facteurs de risque que vous ne connaissez peut-être pas

Voici d’autres facteurs qui peuvent jouer un rôle dans le développement des maladies cardiaques :

  • Une ménopause précoce. « On considère que la ménopause est précoce si une femme est ménopausée avant ses 50 ans, explique la Dre Abramson. Cela peut jouer un rôle dans son risque de maladie cardiaque. En cas de ménopause précoce, la femme est biologiquement plus âgée. » En effet, les niveaux d’œstrogène et de progestérone diminuent, ce qui augmente les niveaux de cholestérol LDL, réduit ceux de cholestérol HDL et peut accroître la pression artérielle. De nombreuses femmes connaissent aussi une augmentation de leur masse adipeuse, ce qui les rend vulnérables aux caillots sanguins et à une hausse de leur taux de glycémie, précise la Fondation des maladies du cœur et de l'AVC.

  • Avoir du ventre. Avoir un surplus de graisse au niveau de l’abdomen peut causer des problèmes à votre cœur, puisque cette graisse est « traitée différemment par le corps et qu’elle augmente l’inflammation, ce qui peut avoir des conséquences négatives sur le cœur », mentionne la Dre Abramson. Elle explique que les hommes présentent plus souvent une silhouette de pomme et qu’ils ont plus de graisse autour de la ceinture, alors que les femmes ont en général une silhouette de poire, avec de la graisse qui s’accumule au niveau du ventre, des hanches et des cuisses.

  • Travailler sur des quarts de travail. « Les chercheurs ne savent pas vraiment pourquoi, mais les travailleurs de quart présentent peut-être plus de risques d’avoir des maladies du cœur. Il existe une association entre les crises cardiaques, le manque de sommeil et le travail par quarts », dit la Dre Abramson. Elle pense que de nombreux travailleurs de quart éprouvent des difficultés à maintenir une alimentation saine et des cycles de sommeil réguliers, des facteurs qui peuvent contribuer à augmenter le poids et l’inactivité. Elle pense aussi que le travail par quarts a des effets sur la façon dont l’organisme régule les hormones, ce qui aggrave ces problèmes.

  • Le stress. Le stress émotionnel peut aussi être éprouvant pour le cœur. D’après les renseignements sur les maladies du cœur du gouvernement du Canada, un niveau de stress élevé ou un stress chronique peuvent avoir comme conséquences d’augmenter le cholestérol et la tension artérielle ou de perturber le rythme cardiaque, ce qui peut accroître le risque de développer une maladie cardiaque.

Que faire pour réduire les risques?

La Fondation des maladies du cœur et de l'AVC suggère d’essayer de faire au moins 150 minutes d’activité physique d’une intensité modérée à élevée par semaine, en périodes de 10 minutes ou plus. Elle conseille aussi de réduire le stress, d’adopter une alimentation saine, de maintenir une tension artérielle normale et de parler avec un médecin de ses antécédents familiaux en matière de maladies cardiaques.

« Si vous pensez que vous avez des risques élevés de maladie cardiaque, changer votre mode de vie ou vos médicaments peut aussi vous aider, explique la Dre Abramson. Il faut gérer ces risques, parce que nous devons régler le problème. »

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