Passer à l'ouverture de session client Passer au contenu principal Passer au pied de page

Prévention et soins

05 février 2018

Êtes-vous à risque d’avoir un cancer du sein?

Connaître votre risque d’avoir un cancer du sein peut vous aider ainsi que votre médecin en matière de prévention, de détection et de traitement.

Le cancer du sein a livré beaucoup de ses secrets depuis 15 ans. Nos connaissances actuelles permettent de poser plus tôt des diagnostics plus précis et d’offrir des traitements personnalisés qui sauvent des vies, tout en limitant le tribut payé par les femmes et leur famille.

Le risque d’avoir un cancer du sein est très personnel; il découle de certains facteurs incontrôlables, comme l’héritage génétique, et d’autres qui sont contrôlables. Le fait d’avoir des facteurs de risque ne signifie pas que l’on va inévitablement développer un cancer du sein. À l’opposé, des femmes sans facteur de risque apparent peuvent souffrir de cette maladie. Pourtant, gérer les facteurs de risque contrôlables peut contribuer au maintien de la santé globale en plus de diminuer le risque d’avoir un tel cancer.

En savoir plus sur les risques peut vous aider, ainsi que votre médecin, à prévoir un dépistage personnalisé et à prendre d’autres mesures préventives.

Antécédents familiaux

Informez-vous sur vos antécédents familiaux, puisque qu’ils sont un important facteur de risque pour le cancer du sein. Tous les cancers de ce type sont causés par des mutations génétiques, mais seulement 10 % de ces dernières sont héréditaires. Tenez compte de tous les antécédents de cancer dans votre famille — de toutes les personnes atteintes, pas seulement vos parents au premier degré (parents, frères et sœurs et enfants) — et de l’âge approximatif auquel cela a été diagnostiqué. Les spécialistes peuvent analyser et évaluer les risques potentiels liés aux antécédents familiaux, répondre à vos questions et vous conseiller.

Mode de vie

Les facteurs liés au style de vie qui augmentent les risques d’avoir un cancer du sein comprennent : le tabagisme, la consommation d’alcool, l’obésité (chez les femmes ménopausées) et le traitement hormonal substitutif (THS, y compris les œstrogènes et la progestérone) contre les symptômes de la ménopause.

Un régime alimentaire riche en fruits, en légumes et en huiles saines peut réduire le risque de cancer du sein. Il en va de même pour l’activité physique régulière, surtout chez les femmes ménopausées. L’exposition à des produits chimiques et à des toxines pouvant augmenter les risques de cancer du sein n’a pas été prouvée de façon évidente.

Dépistage

Le dépistage du cancer du sein est utilisé pour détecter les signes précoces de cancer chez des femmes ne manifestant pas de symptôme ou de signe de cancer. Les recommandations concernant le dépistage sont régulièrement mises à jour et diffèrent selon le profil, l’âge et les antécédents familiaux.

Pour chaque type de dépistage médical, les avantages doivent être sous-pesés par rapport aux risques potentiels causés par les résultats faussement positifs, les surdiagnostics et les traitements excessifs.

  • Les examens des seins : La plupart des spécialistes considèrent que les examens des seins effectués par un professionnel de la santé ou les autoexamens n’apportent rien aux femmes qui n’ont pas de problème, puisqu’il n’y a aucune preuve qu’ils réduisent le taux de décès dû au cancer du sein.

  • La mammographie : Principal outil de dépistage du cancer du sein, la mammographie permet une détection précoce de la maladie. Son inconvénient majeur est la possibilité d’obtenir un résultat faussement positif. Autrefois, on conseillait à toutes les femmes de subir des mammographies systématiques dès l’âge de 40 ans, mais on privilégie désormais un dépistage plus personnalisé. Au Canada, on conseille aux femmes qui courent un risque moyen de cancer du sein de passer une mammographie tous les 2 ou 3 ans entre 50 et 74 ans.

  • Les examens IRM : L’imagerie par résonnance magnétique est utilisée en plus de la mammographie pour les femmes qui ont un risque élevé de cancer du sein, comme celles dont le test de dépistage du gène BRCA1 ou BRCA2 est positif. Cela n’est pas conseillé aux femmes qui courent un risque moyen ou faible, en partie à cause des risques de résultat faussement positif qui y sont associés.

Alors, apprenez à connaître votre profil de risque personnel en matière de cancer du sein, parlez-en avec un professionnel de la santé et restez informée. À mesure que progressent les connaissances scientifiques, les recommandations médicales en matière de dépistage, de diagnostic et de traitement continueront d’évoluer.

Pour en savoir plus :

Articles Connexes