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Prévention et soins

26 avril 2012

De nouveaux progrès réalisés dans la lutte contre le cancer du sein

De nombreux progrès ont été réalisés dans la lutte contre le cancer du sein, notamment de nouvelles découvertes de même que de nouveaux médicaments et traitements. Quel est le meilleur conseil à suivre? Commencez par prendre soin de vous.

Le docteur Tak Mak, scientifique renommé dans le domaine du cancer du sein, parle avec passion des nouvelles recherches effectuées dans ce domaine. Directeur du Campbell Family Cancer Research Institute à l'hôpital Princess Margaret à Toronto, le docteur Mak s'intéresse plus particulièrement à nos bactéries intestinales – connues sous le nom de microbiote – et comment elles pourraient être reliées au cancer du sein. «Ces bactéries pourraient être liées aux types de maladies dont nous sommes atteints» dit-il.

L'étude des bactéries intestinales et de leur lien possible avec le cancer du sein n'est qu'une partie de la recherche de pointe qui s'effectue actuellement dans le domaine du cancer du sein. Ce type de recherches a déjà donné lieu à des découvertes capitales, notamment des médicaments comme le Herceptin, qui, combiné à une radiothérapie ciblée, peut prolonger la vie des femmes atteintes de certains types de cancer du sein. Grâce à ces découvertes, plus de femmes survivent à la maladie.

Selon les statistiques sur le cancer du sein de la Société canadienne du cancer, le taux de mortalité a diminué dans chaque groupe d'âge depuis le milieu des années 1980. Le taux de survie les femmes atteintes d'un cancer du sein est maintenant de 88 % après cinq ans et 75 % des femmes ayant reçu ce diagnostic vivent 10 ans ou plus après celui-ci.

Ce qui est encore plus inspirant, c'est qu'on encourage grandement les femmes à jouer un rôle actif dans la prévention du cancer du sein, que ce soit en identifiant les facteurs de risque, en modifiant leur mode de vie ou en sensibilisant les autres à cette maladie.

La prévention pourrait être possible

La Fondation canadienne du cancer du sein cite le World Cancer Research Fund qui affirme qu'un mode de vie sain peut prévenir jusqu'à un tiers des cancers les plus courants, y compris le cancer du sein. Faire de l'exercice régulièrement, avoir une alimentation équilibrée et maintenir un poids santé sont toutes des mesures à prendre pour réduire le risque. Voici aussi d'autres bonnes habitudes à adopter :

  • Boire moins d'alcool. Une étude sur la consommation d'alcool et le risque de cancer du sein (en anglais seulement) qui a été publiée dans le Journal of the American Medical Association révèle que de consommer plus d'une boisson alcoolisée par jour peut faire augmenter le risque de cancer du sein chez la femme.

  • Y penser à deux fois avant d'entreprendre une hormonothérapie substitutive. «C'est certain, cette thérapie comporte des avantages» explique le docteur Mak, comme l'augmentation de la libido et un regain d'énergie. «Mais c'est bien cher payer» dit-il. L'étude menée par l'organisme Women’s Health Initiative, The Estrogen-Plus-Progestin Study, a révélé que la prévalence du cancer du sein était plus grande et était plus avancé chez les femmes qui prenaient de la progestérone et des oestrogènes dans le cadre d'une hormonothérapie substitutive que chez les femmes qui n'en prenaient pas. Le docteur Mak précise que de nouveaux médicaments ont vu le jour pour aider à prévenir la perte osseuse – ce qui est une des raisons pour lesquelles les femmes suivent une hormonothérapie substitutive.

  • Cesser de fumer. Et éviter la fumée secondaire. L'organisme BreastCancer.org cite dans Smoking and Secondhand Smoke Raise Risk (en anglais seulement) les résultats d'une recherche qui a révélé que le risque d'être atteinte d'un cancer du sein est de 35 % à 50 % plus élevé pour une personne qui fume depuis longtemps.

Ayez une meilleure connaissance de vos seins

  • Connaissez vos antécédents familiaux. Il est important de connaître vos antécédents familiaux, explique le docteur Mak, puisque 10 % des cancers sont héréditaires. Si une proche parente comme votre mère ou votre sœur a été atteinte d'un cancer du sein alors qu'elle était encore jeune, vous pourriez envisager une évaluation du risque génétique. Votre médecin de famille pourrait être en mesure de vous recommander une clinique spécialisée dans les tests génétiques, en particulier les gènes BRCA 1 et 2 – qui augmentent le risque du cancer du sein de 75 % et celui du cancer ovarien de 20 %. Si le test révèle que vous êtes porteuse de ces gènes, vous pouvez prendre des mesures préventives, comme une surveillance étroite, des médicaments ou une chirurgie.

  • Déterminez quelle est la densité de vos seins. Des études suggèrent qu'une plus grande densité des seins peut faire augmenter légèrement le risque de développer un cancer du sein. Si on a détecté cela lors d'une mammographie, vous pourriez discuter avec votre médecin de la possibilité d'un dépistage plus fréquent.

  • Apprenez à connaître vos seins. Même si les experts en santé ne recommandent plus l'auto-examen systématique des seins une fois par mois, ils recommandent aux femmes et aux hommes de connaître et d'écouter leur corps.  Dans un article portant sur les faits et mythes  (en anglais seulement) concernant le cancer du sein, la Société canadienne du cancer du sein conseille ce qui suit : « Sachez quels changements vous devez surveiller, et si vous décelez quelque chose d'inhabituel, discutez-en avec un professionnel de la santé.» Cela signifie, pour les femmes, qu'elles doivent savoir ce qui est normal pour leurs seins en ce qui a trait à la forme, à la texture et au toucher. La Société canadienne du cancer explique dans l'article Apprenez à connaître vos seins : «Devenez familière avec vos propres tissus mammaires – examinez toute la région où se trouvent les tissus mammaires – jusqu'à la clavicule et sous les aisselles, sans oublier le mamelon – suffisamment bien pour remarquer les changements».

Le dépistage sauve des vies

Bien que la mammographie soit encore la meilleure façon de détecter le cancer du sein, elle n'est pas pour tout le monde et n'est pas appropriée pour tous les âges. Les experts en santé recommandent maintenant ce qui suit :

  • Si vous êtes âgée de moins de 40 ans, faites examiner vos seins par votre médecin une fois par année. Les études démontrent que les résultats des mammographies effectuées à cet âge sont très souvent faussement positifs (c'est-à-dire qu'on trouve des tumeurs suspectes qui se révèlent bénignes). Toutefois, les femmes de moins de 40 ans devraient discuter des risques avec leur médecin et des avantages d'une mammographie dans leur cas. Si vous et votre médecin convenez qu'un test de dépistage serait plus approprié pour vous, en raison de vos antécédents familiaux ou d'autres facteurs de risque, une mammographie annuelle est probablement ce qu'il y a de mieux, selon la Société canadienne du cancer. Si un premier test révèle que vos tissus mammaires sont trop denses pour que le dépistage par mammographie soit efficace, votre médecin pourrait prescrire une échographie comme alternative.

  • Si vous êtes âgée de 40 ans, vous pourriez subir une mammographie qui servirait de base de référence à des fins de comparaison au moment où vous commencerez à subir régulièrement les tests de dépistage, suggère le docteur Mak.

  • Si vous êtes dans la quarantaine, discutez avec votre médecin de votre profil de risque. Selon le docteur Mak, passer régulièrement des tests de dépistage ne serait pas justifié pour ce groupe d'âge.

  • Les femmes de plus de 50 ans devraient subir une mammographie tous les deux ans. «Si vous êtes âgée de 50 ans et plus, une mammographie tous les deux ans est suffisante, puisque les tumeurs grossissent habituellement lentement» explique le docteur Mak.

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