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Prévention et soins

24 juillet 2018

Comprendre la vaccination des enfants

Garder le fil des vaccins des enfants peut être compliqué. Or, la rentrée scolaire est un moment propice pour vous assurer que votre enfant reçoit la protection dont il a besoin.

Alors que vous dressez la liste des choses à faire en prévision de la rentrée scolaire de votre enfant, n’oubliez pas d’y inscrire, en plus des fournitures, des collations, des espadrilles et des uniformes, les rendez-vous de vaccination.

Vous éprouvez un sentiment d’incertitude à l’égard des vaccins? Parmi la vaste clientèle de Dr Marvin Gans, un pédiatre torontois, bien des parents ont des opinions très diverses au sujet de la vaccination. Certains d’entre eux, en raison notamment des calendriers changeants et de la désinformation au sujet de liens entre les vaccins et des maladies comme l'autisme, demandent que les vaccins combinés soient divisés en doses individuelles ou que la vaccination soit retardée. D’autres, tout simplement, posent beaucoup de questions sur la sécurité.

Dr Gans, est patient. «J'essaie de leur expliquer que les plus importants progrès au chapitre des soins médicaux résident dans l'immunisation. Avant, nous voyions plus de réactions. Mais de nos jours, c’est très rare qu'on entende dire qu’un enfant a été malade après avoir reçu un vaccin», ajoute-t-il.

En fait, la vaste majorité de ses patients sont vaccinés et n’ont connu aucun problème. À ce jour, il n'a pas encore vu de réaction très grave à un vaccin chez un patient.

D'après Dr Gans, le plus grand défi est de rester au fait du calendrier sans cesse changeant et de connaître les nouveaux vaccins qui arrivent sur le marché.

Alors que les calendriers de vaccination varient selon la province en ce qui a trait aux échéances et au financement, l'Agence de la santé publique du Canada publie des calendriers de vaccination conformément aux recommandations du Comité consultatif national de l'immunisation. Sur son site Web, vous pouvez consulter l'outil du calendrier de vaccination pour les enfants de moins de six ans, selon l'âge et la province. Et, parce que les exigences d'immunisation pour l'entrée à l'école varient également selon la province, le site comprend l'outil du calendrier de vaccination pour enfants d'âge scolaire.

Nouveaux vaccins pour les enfants

Alors que le dcaT (diphtérie, tétanos, combiné au vaccin acellulaire contre la coqueluche) et les RRO (rougeole, rubéole et oreillons) sont des vaccins qui font partie de tous les calendriers d'immunisation provinciaux, de nouveaux vaccins et formules font surface.

Dans certains cas, des vaccins existants sont regroupés avec de nouveaux vaccins dans le but de réduire le nombre d'injections qu'un enfant reçoit, nous explique Dr Gans. Parmi ces vaccins, notons le dcaT-VPI-Hib ou «cinq-en-un», qui regroupe le dcaT, le vaccin contre la polio et celui contre les infections à Hib (Haemophilus Influenzae de type b, une cause commune de méningite bactérienne). Voici d'autres vaccins :

  • Vaccin contre la varicelle. Les jeunes enfants devraient recevoir deux injections du vaccin. La première, qui est recommandée pour les enfants âgés de 12 à 15 mois, est habituellement couverte par les régimes provinciaux d'assurance-maladie. La deuxième injection, qui peut être donnée à compter de 18 mois ou, au plus tard, au moment de l’entrée à l’école, n’est pas toujours couverte.

  • Vaccin VPH. Il protège contre neuf souches du virus du papillome humain, une infection transmise sexuellement qui peut prendre la forme de papilles génitales et entraîner le cancer du col utérin, de l'anus, du vagin et de la vulve. Le vaccin est offert gratuitement aux filles et aux garçons de cinquième, sixième ou septième année, selon les provinces.

  • Vaccin contre le pneumocoque. Ce vaccin protège contre les infections pneumococciques causées par la bactérie du Streptococcus pneumoniae, qui peut causer la méningite, des infections de la circulation sanguine, la pneumonie et des otites. Il peut être administré en trois doses aux nourrissons, à l’âge de 2 mois, 4 mois et 6 mois. Il est possible de recevoir une dose additionnelle lorsque l’enfant a entre 12 et 15 mois.

  • Vaccin antirotavirus. Un vaccin qui protège les nourrissons et les jeunes enfants contre la diarrhée. La Société canadienne de pédiatrie recommande que tous les nourrissons âgés de 6 à 32 semaines (8 mois) le reçoivent. Ce vaccin, qui est couvert dans la plupart des provinces, peut être donné avec d’autres qui sont administrés systématiquement.

  • Vaccin contre le méningocoque. Il existe trois versions de ce vaccin au Canada. Le vaccin contre le méningocoque C (Men-C-C) protège les nourrissons et les jeunes enfants contre la méningite, une infection grave du cerveau et de la moelle épinière. Il est habituellement administré à 1 an. À compter de 12 ans, les adolescents reçoivent le vaccin Men-C-C ou encore un vaccin conjugué protégeant contre 4 types de germe du méningocoque (Men-C-ACYW) même s’ils ont été vaccinés précédemment lorsqu’ils étaient bébés. De plus, on recommande l’administration d’un vaccin à plusieurs composants (4CMenB) pour les enfants qui courent un risque accru de méningococcie invasive (MI). Les enfants de familles qui voyagent à l’étranger sont plus à risque de contracter la MI. Pour plus de renseignements, veuillez consulter votre médecin ou votre pédiatre.

Selon le Dr Gans, la clé du succès, c'est d'être au courant des vaccins de votre enfant. Bien que les pédiatres conservent en dossiers les vaccins de leurs jeunes patients, les parents devraient également prendre une part de la responsabilité d'assurer le suivi.

Ce que les parents peuvent faire

Outre le fait d’obtenir des renseignements de sources sûres, comme l'Agence de santé publique du Canada, il y a plusieurs choses que vous pouvez faire pour vous assurer que vos enfants sont vaccinés adéquatement :

  • Apportez le carnet de vaccination de l'enfant chaque fois qu'il reçoit une injection. Les médecins peuvent déménager et apporter les dossiers de vaccination avec eux. Ou vous pouvez emménager dans une autre province ayant un calendrier de vaccination différent.

  • Demandez à voir la bouteille. Vous aurez l'esprit tranquille si vous voyez le flacon du vaccin que votre enfant reçoit.

  • Signalez toute réaction, même faible, à votre médecin sans tarder. Si votre enfant a une réaction grave comme une forte fièvre après un vaccin, rendez-vous tout de suite à l'urgence.

  • Laissez tomber l'étape de l'acétaminophène. Les médecins ne recommandent plus ce médicament pour réduire la fièvre comme mesure préventive avant ou après la vaccination pour augmenter l'immunité, à moins que votre enfant développe une forte fièvre.

  • Parlez à votre médecin. Si votre enfant fait de la fièvre, a une immunité réduite, est atteint d'une maladie chronique ou d'un problème médical à long terme, demandez à votre médecin si le vaccin est sécuritaire.

  • Utilisez une application pour y stocker vos dossiers de vaccination et programmer des rappels. Des applications et des outils numériques gratuits comme CANImmunize permettent d’avoir accès aux données de votre famille en matière de vaccination et de régler des alarmes pour vous avertir des prochains rendez-vous. Vous y trouverez également une mine de renseignements propres à votre province ou territoire au sujet de la vaccination.

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