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Prévention et soins

23 août 2015

Comprendre la vaccination des enfants

Suivre le calendrier d'immunisation des enfants peut être un peu compliqué mais, avec un peu de préparation, vous serez assuré que votre enfant reçoit la protection dont il a besoin.

Parmi la vaste clientèle du docteur Marvin Gans, on compte un bon nombre de parents qui ont des opinions très diverses au sujet de la vaccination. En raison des calendriers changeants et des données controversées qui lient les vaccins à des maladies comme l'autisme, certains parents demandent que les vaccins combinés soient divisés en doses individuelles, retardent les vaccins de leurs enfants ou posent de nombreuses questions au sujet de la sécurité.

Le Dr Gans, un pédiatre torontois, est patient. «J'essaie de leur expliquer que les plus importants progrès au chapitre des soins médicaux résident dans l'immunisation. Nous avions l'habitude de voir plus de réactions. Mais de nos jours, il est très rare qu'on entende dire «mon enfant a été malade après avoir reçu un vaccin» ajoute-t-il.

En fait, la vaste majorité de ses patients sont vaccinés sans connaître aucun problème. Et il n'a pas encore observé un patient souffrir d'une réaction très néfaste à un vaccin.

Le problème le plus important, d'après le Dr Gans, est de respecter le calendrier sans cesse changeant et de connaître les nouveaux vaccins qui apparaissent sur le marché.

Alors que les calendriers de vaccination varient selon la province en ce qui a trait aux échéances et au financement, l'Agence de la santé publique du Canada publie des calendriers de vaccination conformément aux recommandations du Comité consultatif national de l'immunisation. Sur son site Web, vous pouvez consulter l'outil du calendrier de vaccination pour les enfants de moins de six ans, selon l'âge et la province. Et parce que les exigences d'immunisation pour l'entrée à l'école varient également selon la province, le site comprend l'outil du calendrier de vaccination pour enfants d'âge scolaire.

Nouveaux vaccins pour les enfants

Alors que le dcaT - diphtérie, tétanos, combiné au vaccin acellulaire contre la coqueluche - et les RRO (rougeole, rubéole et oreillons) sont des vaccins qui font partie de tous les calendriers d'immunisation provinciaux, de nouveaux vaccins et formules font surface.

Dans certains cas, des vaccins existants sont regroupés avec de nouveaux vaccins dans le but de réduire le nombre d'injections qu'un enfant reçoit, déclare le Dr Gans. Parmi ces vaccins, notons le dcaT-VPI-Hib ou cinq-en-un, qui est le dcaT plus le vaccin contre la polio et le Hib (contre Haemophilus Influenzae de type b, une cause commune de méningite bactérienne). Voici d'autres vaccins plus récents :

  • Vaccin contre la varicelle. L'an dernier, il a été recommandé que les enfants reçoivent deux injections du vaccin dont la première est habituellement couverte par les régimes provinciaux d'assurance maladie. (La deuxième injection n'est pas toujours couverte).
  • Vaccin VPH. Il protège contre quatre souches du virus du papillome humain, une infection transmise sexuellement qui peut prendre la forme de papilles génitales et entraîner le cancer du col utérin, de l'anus, du vagin et de la vulve. Au Canada, le vaccin VPH est approuvé pour les femmes et les hommes âgés de neuf à 26 ans et, au Québec par exemple, le Ministère de la Santé et des Services sociaux précise qu’il est administré gratuitement aux filles de neuf à 17 ans. Le vaccin pourrait être offert aux garçons dans un proche avenir.
  • Vaccin contre le pneumocoque. Ce vaccin protège contre les infections pneumococciques causées par la bactérie du Streptococcus pneumoniae, qui peut causer la méningite, des infections de la circulation sanguine, la pneumonie et des otites.
  • Rotavirus. Un vaccin qui protège les nourrissons et les jeunes enfants contre la diarrhée. La Société canadienne de pédiatrie recommande que tous les enfants âgés de six semaines à 32 semaines (huit mois) le reçoivent.
  • Vaccin contre le méningocoque. Il existe deux versions de ce vaccin au Canada : le vaccin contre le méningocoque C (Men-C) protège les nourrissons et les jeunes enfants contre la méningite, une infection grave du cerveau et moelle épinière, alors que le Men-4 est administré aux enfants de deux ans et plus et il n'est pas couvert par tous les régimes provinciaux d'assurance maladie.

Selon le Dr Gans, la clé du succès c'est d'être au courant des vaccins de votre enfant. Bien que les pédiatres conservent en dossiers les vaccins de leurs jeunes patients, «les parents devraient également prendre une part de la responsabilité d'assurer le suivi», ajoute-t-il.

Ce que les parents peuvent faire

En plus d'obtenir des renseignements de sources sûres, comme l'Agence de santé publique du Canada, il y a plusieurs choses que vous pouvez faire pour vous assurer que vos enfants sont vaccinés adéquatement :

  • Apportez le carnet de vaccination de l'enfant chaque fois qu'il reçoit une injection. Les médecins peuvent déménager et apporter les dossiers de vaccination avec eux. Ou vous pouvez emménager dans une autre province ayant un calendrier de vaccination différent.
  • Demandez à voir la bouteille. Vous aurez l'esprit tranquille si vous voyez le flacon du vaccin que votre enfant reçoit.
  • Signalez toute réaction, même faible, à votre médecin sans tarder.Si votre enfant a une réaction grave comme une forte fièvre après un vaccin, rendez-vous tout de suite à l'urgence.
  • Passez l'étape de l'acétaminophène. Les médecins ne recommandent plus ce médicament pour réduire la fièvre comme mesure préventive avant ou après la vaccination pour augmenter l'immunité, à moins que votre enfant développe une forte fièvre.
  • Parlez à votre médecin. Si votre enfant fait de la fièvre, a une immunité réduite, est atteint d'une maladie chronique ou d'un problème médical à long terme, demandez à votre médecin si le vaccin est sécuritaire.

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