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Prévention et soins

04 juillet 2016

5 bobos d'été. 5 solutions sensées.

La belle saison arrive toujours avec son lot de petits bobos caractéristiques. Qu’à cela ne tienne! Voici une foule d’informations pour les prévenir ou, si rien ne va plus, pour les soigner.

En ce début de saison estivale, alors que l’on planifie les vacances familiales, il est aussi opportun de se rappeler comment prévenir ou soigner les problèmes de santé qui peuvent nous affliger durant l’été. En vacances, en camping, ou en vélo, il est sage de prévoir une trousse de premiers soins bien remplie ainsi que des solutions simples pour les petits bobos de l’été. En voici cinq parmi les plus communs, et des solutions pour y remédier.

1. Les piqûres d'insectes

En Amérique du Nord, bien peu d’insectes injectent un venin dangereux, mais ils peuvent quand même nous laisser avec une réaction allergique, de l’enflure, un risque d’infection et, dans le pire des cas, nous transmettre certaines maladies.

  • Symptômes : vous pourriez ressentir de la chaleur, une brûlure, des démangeaisons, une douleur, ou constater un gonflement ou des rougeurs. Mais on doit porter une attention spéciale aux symptômes d’une réaction plus grave, soit : une chute de la pression sanguine, de la difficulté à respirer, un gonflement intense ou de l’urticaire généralisée.

  • Traitement : Dans la plupart des cas mineurs, les symptômes passeront sans soins particuliers. En attendant, on peut appliquer des compresses froides ou glacées, de la lotion de calamine ou certains autres produits topiques disponibles en pharmacie pour se soulager. Un antihistaminique (comme Benadryl® ou Claritin®) peut aussi aider à diminuer la réaction allergique. Dans le cas d’une réaction grave, une injection d’épinéphrine à l’aide d’un auto-injecteur (Epipen® ou Twinject®) peut être nécessaire. Il est à noter que certains insectes, en piquant, laissent un dard qu’il faut retirer délicatement.

  • Prévention : si vous vous armez d’insectifuges à base de DEET qui éloigneront les insectes, il faut bien suivre les indications, surtout pour les jeunes enfants. Ces produits ne sont jamais recommandés pour les enfants de moins de 6 mois, sont même généralement déconseillés avant l'âge de 2 ans et doivent être limités aux doses et fréquences les plus faibles jusqu’à 12 ans. Parlez-en à votre pharmacien.

  • Conseils : ne pas mettre de parfum, éviter les vêtements de couleurs sombres, se tenir loin des endroits humides. Et rappelez-vous : les moustiques sortent au lever et au coucher du soleil.

2. Les coups de soleil

Au détriment d’un hâle de peau bronzée, il faut se protéger du soleil en tout temps avec un écran solaire contre les rayons UVA et UVB. Les enfants de moins de 6 mois ne devraient pas être exposés au soleil, ni porter d’écran solaire chimique.

  • Traitement : évitez de réexposer la région atteinte en la protégeant du soleil; on peut la recouvrir d’un filtre de zinc, appliquer des compresses froides et boire beaucoup d’eau.

Dans certains cas, on peut utiliser des antidouleurs (comme l’acétaminophène) pour se soulager. Les cas les plus graves demandent une consultation médicale.

  • Prévention : évitez les rayons du soleil (surtout en milieu de journée), exposez la peau de façon graduelle, protégez la peau avec des vêtements, le visage avec un chapeau, et appliquez (puis réappliquez) un écran solaire.

  • Les filtres solaires : utilisez un facteur de protection FPS d’au moins 30, de préférence résistant à l’eau, au moins 30 minutes avant l’exposition et répétez aux 2 heures (surveillez les enfants et les baigneurs). Vérifiez la date de péremption des produits, ils ne se conservent pas indéfiniment.

3. Les coups de chaleur

Les coups de chaleur sont plus fréquents l’été lorsque la température ambiante est élevée, la température corporelle peut alors augmenter jusqu’à 41oC (normale autour de 37oC).

  • Symptômes : le coup de chaleur est souvent précédé par des nausées, des étourdissements, un sentiment de fatigue extrême, et mène à une forte fièvre (au-delà de 40oC), une absence de transpiration, une confusion, un pouls rapide et faible, une respiration rapide; la peau devient rouge et chaude, et il y a même parfois des vomissements.

  • Traitement : amener la personne dans un endroit frais, desserrer les vêtements, asperger d’eau fraîche ou appliquer des compresses humides fraîches, et faire boire des petites quantités d’eau. Mais attention, il peut s’agir d’une urgence médicale et au besoin on doit rapidement demander de l’aide.

  • Prévention : l’été, lors des grandes chaleurs, il vaut mieux rester à l’intérieur et éviter les efforts physiques intenses; il est recommandé de boire beaucoup d’eau et de liquides (en évitant les boissons alcoolisées).

4. La déshydratation

La déshydratation peut être causée par une diarrhée d’origine alimentaire, mais peut aussi suivre un coup de soleil intense.

  • Traitement : voici une recette facile si vous n’avez pas accès aux solutions de réhydratation du commerce (tel que Pedialyte® ou Gastrolyte®) :

Pour 4 tasses de solution de réhydratation, mélanger : 2,5 tasses (600 ml) d’au bouillie (ou déminéralisée) : 1,5 tasse (360 ml) de jus d’orange non sucré 1/3 c. à thé (2,5 ml) de sel de table : À consommer fraîchement préparé et à conserver au réfrigérateur ou à température ambiante

5. Les coupures et les éraflures

Les amateurs de jardinage et les enfants sont plus sujets aux coupures et aux éraflures; toutefois, les personnes âgées le sont également, puisqu’elles ont une peau plus fragile.

  • Traitement : il faut rapidement nettoyer la plaie avec soin : à l’eau courante, avec un savon, ou avec une solution saline.

S’il y a des éléments étrangers (sable, roche, etc.), il vaut mieux les enlever (avec nos doigts propres ou une pince fine nettoyée à l’alcool). Il n'est pas recommandé d'appliquer du peroxyde d’hydrogène ou de l’alcool directement sur la plaie, puisque cela irrite la peau et retarde la cicatrisation. Une fois la plaie bien nettoyée, il faut la protéger avec une gaze ou un pansement qu’on maintiendra en place. Dans certains cas, si on suspecte une infection (ou pour la prévenir), on peut appliquer une crème ou onguent antibiotique (de type Polysporin®).

  • Prévention : avant l’arrivée de l’été, il est sage de réviser son carnet de vaccination, surtout celui du tétanos (une complication d’une infection de plaie), si plus de 10 ans se sont écoulés depuis la dernière dose.

Quoi mettre dans la trousse de premiers soins? Voici une suggestion de trousse d’urgence estivale, et n’hésitez pas à consulter votre pharmacien pour vous aider à la personnaliser ou à en sélectionner les produits selon vos besoins. Gaze, pansements et bandages élastiques, crème/onguent antibiotique, accès à de l’eau courante ou propre pour nettoyage (solution saline en bouteille ou solution antiseptique commerciale), des antihistaminiques et des antidouleurs et comprimés, un auto-injecteur d’épinéphrine pour les gens allergiques, une solution (ou la recette) de réhydratation, de l’alcool pour désinfecter les objets (mais pas directement les plaies), antimoustiques, crème solaire, onguent de zinc. 

Et pour terminer, voici un numéro de téléphone à garder sous la main : Centre anti-poison du Québec : 1‑800‑463‑5060 Le site Rx Vigilance de Vigilance Santé a été consulté pour la rédaction de cette chronique.

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