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Garder la forme

01 juillet 2013

Transmettre aux enfants la passion du plein air

Ce n'est pas toujours facile de convaincre les enfants d'oublier l’ordinateur ou la télé... Voici quelques conseils pour leur donner le goût de bouger et de s'amuser en plein air, pour la vie!

Toutes les études le démontrent : la sédentarité mène à des problèmes de santé chroniques. Obésité, diabète, maladies cardiovasculaires ne sont que quelques-unes des conséquences potentielles de l’inactivité physique. D’où l’importance de donner aux enfants, dès leur plus jeune âge, le goût du sport et des activités de plein air, pour qu’ils gardent ces bonnes habitudes à l’âge adulte. Voici quelques suggestions pour y arriver.

Miser sur le plaisir

Canot, kayak, vélo, randonnée pédestre… Il y a plein de façons de s’amuser dehors, surtout quand il fait beau. Éric Beauchemin, directeur de l’Association des camps du Québec et lui-même père de trois enfants, est bien placé pour nous donner des conseils. «Il faut miser sur le plaisir et l’aventure, et fixer un but qui stimulera les enfants. Par exemple, une randonnée pédestre ne les intéressera pas nécessairement de prime abord, mais, si on leur propose d’aller voir une belle chute ou de faire un pique-nique, l’idée de marcher devient plus attrayante», suggère-t-il. À la campagne, ou en camping, aller en forêt ramasser du bois et ensuite apprendre à préparer un feu pour y faire griller des saucisses ou des guimauves est aussi une idée d’activité qui fera bouger les enfants.

Avoir des objectifs réalistes

«Ce qui motive les enfants, c’est de savoir qu’ils vont s’amuser», confirme Suzanne Laberge, professeure au département de kinésiologie de l’Université de Montréal. Mais il faut aussi fixer des buts qui soient stimulants pour eux, et choisir des défis qui sont à leur mesure : «Par exemple, on ne commence pas par le Tour de l’Île, à Montréal, avec des enfants qui apprennent tout juste à faire du vélo», dit Mme Laberge. Avec les plus jeunes ou des débutants, on fera un tour de canot sur un cours d’eau calme plutôt qu’une virée en kayak endiablée dans des rapides!

«Et on n’y pense pas toujours, mais il faut essayer d’éviter les trop longues distances de marche et les interminables trajets en voiture pour faire une activité. Même si les parents savent qu’il vaut la peine de faire trois heures de route pour arriver à un terrain de camping exceptionnel, pour des enfants, c’est très long», précise Éric Beauchemin.

Prévoir un équipement approprié

«La première expérience d’une activité est déterminante», explique Suzanne Laberge, d’où l’importance de faire tout ce qui est possible pour qu’elle soit agréable si on souhaite que les enfants y prennent goût. Ainsi, quand une activité demande un équipement particulier, il faut s’assurer de choisir ce qui convient bien aux enfants. En randonnée, par exemple, de bonnes chaussures et un bon sac à dos sont essentiels pour que les enfants en profitent au maximum.

Et si l’on tient à ce que les enfants aiment faire du camping, il faut également se poser des questions. Certains adoreront peut-être une fin de semaine de camping sauvage au parc du Mont-Tremblant, dans les Laurentides. Mais, avec d’autres, il sera préférable d’assurer un peu plus de confort : partir avec une tente-roulotte plutôt qu’une tente, ou encore louer une tente Huttopia tout équipée dans un parc de la Sépaq les aidera certainement à apprécier l’expérience.

Avec ou sans les parents?

La présence et la participation des parents contribuent-elles à enraciner le goût du plein air chez les enfants? La réponse dépend de certains facteurs. «Si les parents n’aiment pas une activité, si c’est une corvée pour eux, il est alors préférable de trouver d’autres options! Les classes nature, les camps de jour, les camps de vacances sont alors un meilleur moyen de faire apprécier le plein air aux enfants», conseille Éric Beauchemin.

Participer, c’est bien, mais il faut éviter de trop en faire, ajoute Suzanne Laberge. «Par exemple, certains parents sont très compétitifs, même avec leurs enfants, et veulent être les meilleurs à tout prix quand ils font un sport. S’ils ont de la difficulté à simplement s’amuser, ils risquent de dégoûter les enfants de ce sport. »

Profiter des moments inoubliables

Enfin, il ne faut pas oublier que, bien souvent, ce sont des choses qui ne sont pas nécessairement liées à une activité en tant que telle qui donnent aux enfants envie de recommencer. «Pensons au chevreuil qu’ils ont observé à côté de leur campement ou aux écrevisses qu’ils ont pêchées dans une rivière : ces moments marquants deviendront des souvenirs inoubliables», souligne M. Beauchemin. Avec des enfants qui apprécient peu les activités sportives de compétition, entre autres, voilà peut-être ce qu’il faut rechercher.

Pour en savoir plus…

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