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Saine alimentation

10 novembre 2014

Quand l’heure des repas est un problème : huit pistes de solution

Vous trouvez que l'heure des repas est difficile chez vous? Voici huit pistes de solution pour en faire un moment agréable.

«Je n’ai pas faim!», « Finis ton assiette! », « Reste assis! », « Ne joue pas avec la nourriture! » Cela vous rappelle l’heure des repas chez vous? Il existe des moyens de rendre les choses plus agréables. Deux expertes nous offrent quelques conseils.

Vive la routine!

À la base, il faut installer une routine autour des repas. Par exemple, avant le souper, on prévient les enfants 10 minutes à l’avance; ensuite, on met la table (ou l'un des enfants peut le faire). « Chacun doit avoir sa place attitrée à la table pour éviter les chicanes. On peut par exemple utiliser des napperons différents comme repères visuels. Ainsi, tout le monde sait où il s’en va…même les plus petits à partir de un an », explique Caroline Roosen, nutritionniste au Réseau Pédiatrix à Québec.

Une ambiance calme

Nous avons tous une vie tourbillonnante, mais, au moment des repas, il faut prendre soin de créer une ambiance calme : on crée une coupure après la précipitation qui a entouré le retour à la maison, avec les devoirs à faire et les diverses tâches à accomplir. « On peut mettre une musique douce, pas trop forte. On baisse un peu les lumières », dit

Caroline Roosen. Aussi, à table, il est préférable d’éviter les sujets chauds : ce n’est pas le temps, par exemple, de revenir sur une mauvaise note à un examen de français.

Une heure appropriée

Les enfants n’ont jamais faim? Vous avez l’impression de vous asseoir pour souper et que tout le monde vit encore au rythme rapide de la journée? « Soupez un peu plus tard, suggère Mme Roosen. Parfois, le simple fait de décaler le souper d’une demi-heure permet de vivre ensuite un moment plus agréable. » Par exemple, pourquoi ne pas prendre le temps de faire une marche en famille pour faire baisser la pression?

Partager les responsabilités

Pour éviter les conflits au moment des repas, Guylaine Guèvremont, nutritionniste, fondatrice de la Clinique Muula et auteure de Manger, un jeu d'enfant (Les éditions La Presse), conseille de bien établir les responsabilités. « Celles des parents sont de décider quel sera le menu, et où et quand on va manger. Celles des enfants sont de choisir les aliments qu’ils vont manger parmi ceux qui sont au menu, et en quelle quantité, puisqu'ils doivent apprendre à répondre adéquatement aux signaux de satiété.

Les enfants ont besoin d’être encadrés et c’est aux parents à installer cet encadrement. Les problèmes à l’heure du repas commencent souvent quand les responsabilités des uns empiètent sur celles des autres », note Mme Guèvremont. Par exemple, les parents n'offrent pas aux enfants la possibilité d'établir le menu, parce qu'ils risquent alors de se retrouver avec plusieurs demandes différentes… et avec des plaintes avant même d’être à table.

« J’aime pas ça! »

Les enfants doivent apprendre graduellement à aimer un aliment, ou même simplement à le tolérer. Il ne faut pas les forcer à manger quelque chose, ni même à en avaler une seule petite bouchée. « Les enfants doivent pouvoir mettre un aliment nouveau dans leur bouche par exemple pour en découvrir la texture, mais il ne faut pas tout de suite les obliger à l’avaler – on leur permet alors de le recracher, discrètement. Quand les parents forcent les enfants à avaler un aliment auquel ils ne sont pas habitués, ils ont l'impression d'avoir réglé le "problème", mais, à long terme, les enfants risquent de développer une aversion », explique Guylaine Guèvremont.

Stop!

« On s’assure que les parents n'auront pas à se lever à répétition, dit Mme Roosen. Idéalement, on place tout sur la table afin de pouvoir rester assis. C’est la meilleure façon d'encourager les enfants à rester assis eux aussi. »

Pas de police!

Beaucoup de parents essaient d’encourager leurs enfants à manger en leur disant par exemple « Encore deux bouchées! » ou « Finis ta viande! » : ils se transforment alors en « policiers » et surveillent tout ce que leurs enfants mangent… et ne mangent pas, et cela crée des conflits. « Il faut savoir que les enfants ont un appétit variable. On dit que les enfants mangent environ une cuillérée à soupe d’aliments par année d’âge. Par exemple, à trois ans, ils mangeront trois cuillérées à soupe de viande, trois de riz et trois de légumes, explique Mme Roosen. De plus, la quantité que les enfants mangent relève de leur propre responsabilité et non de celle des parents. »

Toutefois, il faut s'assurer que les enfants restent à table même s’ils disent qu’ils n’ont plus faim. Cela ne doit pas être un prétexte pour aller jouer : les repas ont une dimension sociale qui dépasse le simple fait de manger. Et, si les enfants n’ont jamais faim, il faut aussi vérifier que leurs collations ne sont pas trop bourratives.

Du dessert ou non?

Il ne faut pas demander aux enfants de finir leur assiette pour pouvoir avoir du dessert : il est important que les enfants apprennent à reconnaître et à suivre les signes de satiété. « On ne récompense pas avec un dessert les enfants qui ont fini leur assiette. On leur offre toujours la portion de dessert prévue », dit Caroline Roosen. « Mais, ajoute Mme Guèvremont, quand les enfants ont fini leur dessert, s’ils ont encore faim, on ne leur en redonne pas, on leur propose plutôt de revenir au plat principal. Le but, c'est de rendre le dessert banal, qu'il fasse partie du repas plutôt que d'être quelque chose "de plus". Il n’est d'ailleurs pas nécessaire qu’il y ait toujours du dessert. »

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