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Saine alimentation

21 mai 2015

Manger frais à peu de frais : vive l'été!

Vous voulez manger des fruits et des légumes frais cet été? Vous pouvez les acheter au marché ou, mieux, les cultiver vous-même. Voici quelques conseils pour en profiter au maximum, à peu de frais.

Voici des conseils pratiques pour se régaler d’aliments frais et nourrissants durant la belle saison, et ce, sans alourdir le budget.

1. Cultiver en ville : une idée qui porte ses fruits

L’agriculture urbaine fleurit dans nos cours, sur nos balcons et même sur nos toits. En plus d’avoir peu d’impact sur l’environnement, elle nous permet de savourer des fruits et des légumes frais cueillis tout en économisant. On peut les cultiver dans un jardin communautaire (pour environ 25 $ par année) ou collectif, ou avoir son propre jardin; dans les deux premiers cas, on n’a qu’à acheter les plants et les graines, puisque les outils sont prêtés.

Certaines dépenses sont à prévoir la première année, surtout si l'on décide de cultiver un jardin individuel : équipement, outils, compost, terre. Un peu d’ingéniosité permet toutefois de réduire les frais, souligne Marie Eisenmann, directrice des Urbainculteurs : « On peut simplement enrichir un coin de terre avec du compost ou du fumier, ou recycler de vieux pots ou jardinières. » On ne lésine pas, toutefois, sur la qualité de la terre : « Une terre noire à petit prix ou celle qui traîne dans le cabanon depuis des années peut sembler économique, mais, en fait, ça ne donnera pas de bonnes récoltes : au bout du compte, on perdra temps et argent », explique Mme Eisenmann.

Comment maximiser l'espace dont on dispose? Selon Jean-Pierre Parent, préposé aux renseignements horticoles du Jardin botanique de Montréal, certains types d’aménagement permettent de rentabiliser les espaces étroits : « Par exemple, le potager surélevé, qui est un peu comme un grand bac qu'on fabrique soi-même et dans lequel on met de la terre, prend peu de place, se draine plus rapidement et permet de planter plus serré. »

Un autre concept qui gagne du terrain : le jardin sur le toit, idéal parce que les plantes profitent du soleil, de la chaleur et de la pluie. Et c’est économique, puisqu’on peut utiliser des jardinières fabriquées à partir de contenants récupérés. Pour en savoir davantage, on consulte le Guide pour réaliser son jardin alimentaire sur le toit publié par Alternatives/projet Des jardins sur le toit.

Dans tous les cas, un plant ou un sachet de graines peuvent rapporter gros. Voici, selon Marie Eisenmann, les champions, catégorie rentabilité :

  • Les tomates cerises (200 par plant!);
  • Les courgettes;
  • Les pommes de laitue;
  • Les pois mange-tout et les haricots (leur culture n’est pas exigeante);
  • Les framboises, groseilles, gadelles et cassis;
  • Les cerises de terre (très chères en magasin et pourtant faciles à cultiver, elles sont parfaites pour faire des confitures).

2. Pas de gaspillage!

Dans le cas des fruits et légumes achetés chez le commerçant, voici quelques sages conseils de la Tablée des Chefs, organisme dont la mission est de nourrir les familles dans le besoin et de développer l'autonomie alimentaire des générations futures.

  • Acheter local, auprès d’un producteur québécois ayant récolté ses produits le matin ou la veille.
  • Se procurer une grande quantité de fruits et légumes de saison lorsqu’ils sont à petits prix pour les congeler ou en faire des conserves.
  • Dans les supermarchés, surveiller les sections de fruits et légumes dits « moches » : ils sont parfaits pour les jus, smoothies, coulis, purées, sautés, soupes, muffins ou conserves.

3. Fines, les herbes…

Les fines herbes comportent une foule d’avantages : elles ajoutent couleur et saveur à notre assiette, leurs bienfaits pour la santé sont connus et elles poussent très facilement. Et, comme la plupart d’entre elles se vendent très cher (environ 3 $ pour quelques branches), on épargne en les cultivant à la maison. Parmi les plus rentables : l’aneth, le basilic, la menthe, l’origan, le persil, la coriandre, le thym et la lavande. « De plus, ajoute Marie Eisenmann, on peut les faire sécher ou les congeler. Ou encore les broyer et y ajouter un peu d’huile et d’eau; on les met dans des cubes à glaçons et, une fois les cubes figés, on les garde dans un sac de congélation. »

4. Opération congélation

De nombreux fruits et légumes de saison, comme les courgettes et les tomates, peuvent aussi être congelés, entiers ou réduits en purée; on peut alors les utiliser jusqu’à l’année suivante dans des soupes ou des ragoûts. Certains légumes, comme les poireaux et les pois mange-tout, demandent à être blanchis avant d’être refroidis, puis congelés. La rhubarbe, qui pousse au printemps en quantité phénoménale, peut se congeler ou se déguster tout l’été sous forme de compote ou de confiture. Quant aux petits fruits, il suffit de les déposer sur une plaque et de les congeler individuellement avant de les placer dans un sac de congélation.

5. Pour en savoir plus

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