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Action diabète

24 août 2017

La rentrée scolaire avec le diabète : L’importance de communiquer

Les enfants atteints du diabète vont à l’école pour apprendre, mais leurs enseignants, eux, doivent apprendre à répondre à leurs besoins spéciaux – et ce sont les parents qui doivent le leur enseigner.

En septembre commence une nouvelle année scolaire remplie d’aventures et de défis inédits. Pour les parents d’un enfant atteint de diabète, la gestion au sein de la classe des soins qu’exige la maladie de leur enfant représente un défi important.

Sarah Avveduto est une enseignante au secondaire de Stouffville, en Ontario. Sa fille de 12 ans, Grace, a reçu un diagnostic de diabète de type 1 à l’âge de 8 ans. «J’ai eu beaucoup de mal à envisager son retour à l’école, sachant qu’elle pouvait aller bien à un moment puis mal le suivant», indique Mme Avveduto.

Qu’est-ce que le diabète?

Le diabète de type 1 est une maladie caractérisée par le fait que le corps cesse de produire de l’insuline, l’hormone qui contrôle le taux de sucre (le glucose) dans le sang. Sans insuline, le corps accumule le glucose dans le sang, plutôt que de laisser les cellules l’utiliser pour en tirer de l’énergie. Il en résulte, entre autres symptômes, de la fatigue, une vue trouble et une soif accrue. Le diabète de type 1 est la forme de diabète la plus courante chez les enfants. Selon la Société canadienne de pédiatrie, c’est «chez les enfants de moins de 5 ans que les nouveaux cas de diabète de type 1 connaissent la plus forte croissance.»

Les enfants peuvent aussi souffrir de diabète de type 2. Dans ce cas, le corps ne produit pas suffisamment d’insuline ou n’utilise pas bien l’insuline qu’il produit.

Créer un plan de soins pour l’élève atteint du diabète

Lorsque son taux de glucose sanguin est très faible (un état que l’on nomme hypoglycémie), l’enfant risque d’être pris de convulsions ou de perdre conscience. Il importe donc que votre enfant diabétique ait à l’école une trousse d’urgence contenant de l’insuline et du matériel médical.

En outre, vous devez rédiger un plan de soins à l’intention du personnel de l’école décrivant comment répondre aux besoins particuliers de votre enfant. La Société canadienne de pédiatrie met à votre disposition un modèle de plan de soins personnalisé qui indique les éléments que devrait comprendre ce plan. En plus de la version imprimée du plan de soins de votre enfant, vous devriez en transmettre une version numérique par courriel à tous ses enseignants et en mettre une copie à la disposition du secrétariat de l’école et des suppléants.

Le plan de soins devrait indiquer :

  • quand effectuer les vérifications du taux de glucose sanguin,
  • où se trouvent les collations d’urgence,
  • des notes sur les soins particuliers liés à l’activité physique,
  • les coordonnées des personnes à contacter en cas d’urgence (médecin, parents, infirmière, etc.),
  • où se trouvent les trousses d’urgence,
  • les procédures d’urgence à suivre en cas d’hypoglycémie et d’hyperglycémie,
  • des notes sur l’administration de l’insuline.

Conseils sur les soins du diabète à l’école

Voici cinq façons d’améliorer les soins relatifs au diabète de votre enfant à l’école :

  1. Nouez des liens rapidement et en personne avec les enseignants. «Je recommande toujours aux parents de prendre rendez-vous avec les enseignants en dehors des heures de classe», souligne Diana Mancuso, enseignante dans une école primaire du Conseil scolaire du district de Toronto et maman blogueuse sur le site Toronto Teacher Mom. «Cela est d’autant plus vrai à un moment comme la rentrée où les communications faites uniquement sur papier risquent d’être égarées.»
  2. Montrez aux camarades de classe et au personnel de l’école de votre enfant comment reconnaître les symptômes d’un malaise diabétique, tant de manière officieuse (par le biais d’affiches et de conversations) que de manière officielle, grâce à des présentations.
  3. Assurez-vous qu’il y ait toujours une collation dans le sac de votre enfant et dans la classe. (À l’école primaire, demandez à l’enseignant de pouvoir disposer d’un endroit pour ranger des collations.)
  4. Encouragez votre enfant à vérifier son taux de glucose sanguin après les cours d’éducation physique.
  5. Informez l’enseignant que votre enfant pourrait devoir faire ses examens plus tard si son taux de glucose sanguin est très élevé ou très faible et l’empêche de se concentrer.

Remarque : L’hôpital pour enfants de Toronto offre une excellente source d’information aux personnes soignantes qui veulent se renseigner sur le soutien à apporter aux personnes diabétiques.

Ne vous laissez pas arrêter par le diabète

Connor Doherty, 16 ans, vit avec le diabète depuis qu’il a huit mois. Pourtant, cela ne l’a pas empêché d’exceller dans les sports. Il fait partie des équipes de natation, de basketball et de baseball de l’école et est gardien de but de hockey depuis qu’il a quatre ans. Avant un entraînement, il s’assure de manger une barre de céréales pour empêcher son taux de glucose sanguin de baisser en raison de l’activité plus intense à laquelle il se soumet. De plus, parce que l’activité physique fait parfois monter ce taux en flèche, il le surveille très attentivement après une séance de sport. Selon lui, la vie avec le diabète nécessite des adaptations, mais cela ne doit pas empêcher les étudiants de poursuivre leurs passions. «Le diabète ne doit pas vous arrêter de faire les choses que vous aimez, dit-il. Si vous avez peur qu’on vous traite différemment, sachez que la plupart des gens vous traiteront normalement et que vos amis véritables vous comprendront et vous soutiendront.»

En conclusion

La meilleure manière de faire face à l’inquiétude que suscite la rentrée scolaire pour les parents d’enfants diabétiques consiste à instaurer des voies de communication efficaces avec l’école et à informer les personnes qui prennent soin de l’enfant. Plus vous vous renseignerez et encouragerez votre enfant à défendre ses intérêts, mieux ira la vie à l’école.

Des événements hors du commun surviendront parfois, mais une fois que vous aurez surmonté ce défi, votre enfant et vous vous sentirez plus confiants. «Une fois qu’il aura fait sa première sortie scolaire ou participé à la première rencontre d’athlétisme sans anicroche, la situation s’améliorera, souligne Sara Avveduto. Ne l’empêchez pas de prendre part à la sortie scolaire. Préparez-le simplement du mieux que vous le pouvez.»

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