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Action diabète

10 novembre 2017

Ce qu’il faut savoir sur le prédiabète

Si le diabète confirme un excès de glucose sanguin, le prédiabète, lui, indique que ce danger vous guette sérieusement. Voici comment le maîtriser.

Tout le monde le sait : le diabète de type 2 est un problème de santé grandissant, tant au Canada que partout ailleurs sur la planète. On s’intéresse beaucoup moins, toutefois, au prédiabète – qui se caractérise par un taux de glucose sanguin supérieur à la normale mais pas suffisamment élevé pour établir le diagnostic du diabète.

C'est malheureux, puisque Diabète Québec estime que 1 Québécois sur 5 est prédiabétique et que bon nombre d'entre eux l’ignoreraient. De plus, bien que le prédiabète ne présente en général aucun symptôme apparent, il cause des dommages tissulaires et vous met ainsi à risque de subir plus tard des complications liées au diabète.  

Le temps est donc venu de sonner l’alarme pour signaler cette menace silencieuse. En poursuivant votre lecture, vous en apprendrez davantage sur ce qui se passe réellement au cours du prédiabète, sur les risques que celui-ci peut présenter pour votre santé et, surtout, sur la manière de le prévenir et de l’éliminer.

Le prédiabète, une question de résistance à l’insuline et de perte de maîtrise de la glycémie

Votre corps est doté d’un système qui lui permet de maintenir le taux de sucre dans le sang (que l’on nomme «taux de glucose sanguin» ou «glycémie») à un niveau santé. Lorsque la glycémie augmente, par exemple, après un repas à haute teneur en glucides, le pancréas libère une hormone appelée «insuline», qui indique aux cellules de transformer ce glucose en énergie. 

Si, toutefois, vous êtes en surpoids et vous mangez plus que vous ne le devriez, votre métabolisme deviendra moins efficace. 

«En présence de prédiabète, plusieurs fonctions métaboliques sont surchargées», explique le docteur David Jenkins, directeur du Clinical Nutrition and Risk Factor Modification Centre de l’hôpital St. Michael, à Toronto. Après un repas, l’utilisation du glucose par les muscles et d’autres organes qui en ont besoin finit par se faire moins facilement (cet état est appelé «résistance à l’insuline») et le pancréas libère de plus en plus d’insuline pour compenser.

Lorsque vous restez à jeun pendant plusieurs heures – la nuit, par exemple – votre foie libère plus de glucose pour alimenter votre corps en énergie, et votre pancréas doit alors sécréter alors plus d’insuline. «Cela dure jusqu’à ce que le pancréas s’enraye, indique David Jenkins. Alors, il cesse de fonctionner et vous commencez à voir monter votre glycémie.» 

Quels sont les risques liés au prédiabète?

Le principal risque associé au prédiabète est l’augmentation de la glycémie au point qu’elle atteint le taux caractéristique du diabète de type 2. Dans ce cas, on peut ressentir de la fatigue et prendre du poids de manière inexpliquée. On remarquera aussi qu’on urine plus abondamment que la normale et, par conséquent, qu’on a extrêmement soif. 

Le prédiabète a d’autres effets nocifs. À plus petite échelle, il reproduit ce qui se passe dans le corps lorsqu’on est atteint de diabète de type 2; de ce fait, plusieurs effets secondaires du diabète peuvent aussi se manifester en cas de prédiabète. «Avec le temps, les vaisseaux sanguins peuvent être endommagés, ce qui augmente le risque de maladie cardiovasculaire ou de dommages rénaux ou oculaires», ajoute le docteur Jenkins. 

Ne désespérez pas, cependant! En changeant vos habitudes de vie, vous pouvez prévenir (et contrer) le prédiabète.

Heureusement, vous n’avez pas besoin de tonnes d’outils santé ou de coûteux suppléments pour gérer le risque de prédiabète. Selon David Jenkins, la meilleure protection contre le prédiabète réside simplement dans l’application des principes fondamentaux d’une vie saine. Voici ce qu’il faut faire :

  • Maintenir un poids santé. L’embonpoint est le principal facteur de risque du prédiabète et du diabète de type 2. Des recherches menées au Leicester General Hospital au Royaume-Uni ont permis d’établir que même une petite perte de poids, maintenue durablement, est suffisante pour atténuer le risque et même contrer le prédiabète.
  • Garder la forme et rester actif. L’activité physique régulière vous aide à maintenir un poids santé et à développer vos muscles; vous aurez ainsi plus de tissu musculaire pour utiliser le glucose sanguin.
  • Manger des aliments frais et sains. Faites le plein de légumes! «En mangeant surtout des aliments végétaux et en consommant moins de viande, vous pourriez réduire votre risque», affirme le docteur Jenkins. En outre, la gestion de l’apport calorique permet d’éviter une prise de poids qui entraînerait l’augmentation du risque de prédiabète.
  • Bien dormir. Le sommeil est essentiel pour votre santé globale et certains indices suggèrent qu’il pourrait également contribuer à la gestion du risque de prédiabète.  

Répondez au questionnaire CANRISK

Si le prédiabète vous préoccupe, répondez au questionnaire canadien sur le risque de diabète pour avoir une idée du risque que vous présentez, et parlez à votre médecin de ce qui vous préoccupe. En vous attaquant tôt au prédiabète, vous pouvez agir rapidement pour atténuer et même éliminer le risque de diabète de type 2. Vous vous assurerez ainsi de faire ce qu’il faut pour rester en santé toute votre vie.

En savoir plus sur la prévention et la gestion du diabète :

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