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Vie et collectivité

26 octobre 2018

Lutter contre la faim dans votre collectivité

Les banques alimentaires devaient n’être qu’une mesure temporaire, mais elles font désormais partie de la réalité canadienne. Voici ce que vous pouvez faire pour aider.

C’est l’automne – la période de l’année où les arbres affichent leurs couleurs automnales, où les soirées deviennent plus fraîches et où l’on peut humer le parfum de la dinde au four et des tartes à la citrouille – c’est aussi la période où la banque alimentaire de votre localité fait appel à vous. Mais comment se fait-il que dans l’un des pays les plus riches et les plus favorisés du globe, il y ait des gens qui ont faim?

À Toronto seulement, il y a eu près de 1 million de visites dans les banques alimentaires pendant l’année qui s’est terminée en mars 2017, selon le rapport annuel de 2017 Who’s Hungry : Faces of Hunger de la banque alimentaire Daily Bread. Cela représente une augmentation de 9 % par rapport à l’année 2016 et de 24 % par rapport à l’année 2008 qui précédait la récession. Ce qui est encore plus troublant, c’est la durée de la période pendant laquelle les gens dépendent des banques alimentaires : en 2010, la durée moyenne était de 12 mois, puis elle a doublé pour atteindre 24 mois en 2017. Selon le rapport, le recours aux banques alimentaires à Toronto est en train de devenir une stratégie d’adaptation à long terme plutôt qu’une mesure d’urgence à court terme.

Chaque mois, près de 137 000 personnes (y compris 41 500 enfants) ont visité plus de 650 000 fois les banques alimentaires de Montréal, selon le rapport 2017 de Moisson Montréal intitulé Bilan-Faim. Plus de 14 millions de kilos de nourriture ont été distribués cette année-là. Ces résultats sont demeurés essentiellement les mêmes que ceux de l’année précédente. Dans son rapport, Moisson Montréal constate que malheureusement, les besoins sont toujours criants à Montréal.

À Vancouver, la Greater Vancouver Food Bank Society nourrit plus de 27 500 personnes chaque semaine. Lors de sa fondation en 1982 (dans le but d’offrir une aide en période de récession), elle nourrissait 200 personnes.

Qu’est-ce qui amène les gens à avoir recours à une banque alimentaire?

Vous vous demandez sans doute comment cela peut se produire au Canada. N’avons-nous pas en place un filet de sécurité sociale?

Ce que nous avons ne suffit pas, souligne-t-on dans le rapport Who’s Hungry : Faces of Hunger. Dans des villes comme Toronto, le coût du logement est si élevé que pour bien des gens (comme les personnes qui reçoivent de l’aide sociale, celles qui souffrent d’une invalidité, les réfugiés, les nouveaux immigrants, les personnes âgées et, de plus en plus, les travailleurs pauvres), il ne reste pas assez d’argent pour manger. Les personnes qui font appel aux banques alimentaires de Toronto dépensent en moyenne 69 % de leur revenu pour le logement et les services publics, ce qui leur laisse environ 7,33 $ par personne, par jour pour tout le reste, y compris la nourriture, indique-t-on dans le rapport. La banque alimentaire Daily Bread fait partie d’un groupe qui exerce des pressions auprès du gouvernement provincial afin que celui-ci accorde une allocation de logement aux personnes et aux familles à faible revenu, dans le but de remédier à cette situation. À Montréal, où les loyers ne sont pas aussi chers qu’à Toronto ou Vancouver, le problème est plutôt le coût de plus en plus élevé des aliments.

Voici ce que vous pouvez faire pour lutter contre la faim dans votre collectivité :

Prenez la bonne habitude de faire des dons. Les banques alimentaires ont toujours besoin de dons pour des choses essentielles comme le lait maternisé, du thon en boîte et du beurre d’arachides, car il s’agit là d’aliments très nutritifs et pour lesquels les besoins sont criants. Les bénévoles sont habituellement nombreux pour faire le tri des dons. Toutefois, la quantité d’aliments donnés fluctue selon les saisons, et les tablettes de nombreuses banques alimentaires se retrouvent souvent vides. Pourquoi ne pas ajouter une catégorie « banque alimentaire » à votre liste d’épicerie et faire ainsi régulièrement des dons pendant toute l’année?

La nourriture, c’est bien, mais l’argent, c’est mieux. En plus de donner de la nourriture, vous pourriez aussi faire un chèque. L’argent donné permet aux banques alimentaires de profiter d’aubaines parce qu’elles peuvent ainsi acheter en plus grande quantité. Aussi, si la banque alimentaire est un organisme de bienfaisance enregistré, elle peut vous établir un reçu d’impôt pour votre don en espèces.

Donnez de votre temps. La banque alimentaire de votre localité a besoin de bénévoles pour recevoir, trier et ranger sur les tablettes la nourriture qu’elle reçoit, et pour préparer et distribuer les boîtes qu’elle remet aux bénéficiaires. Vous pourriez également organiser une collecte de denrées et demander aux gens d’apporter des aliments non périssables que vous enverrez par la suite à la banque alimentaire de votre quartier. 

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