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Vie et collectivité

10 septembre 2018

Apaiser ses anxiétés de nouvelle maman

Avoir un bébé peut générer son lot d’inquiétudes. Voici ce qu’il faut pour dormir (un peu) plus tranquille.

Boomerang

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Puisqu’elle est accompagnante à la naissance et que sa compagnie offre des services de relevailles aux nouvelles mamans, Sylvia Otvos de Montréal passe beaucoup de temps à écouter les craintes et inquiétudes des mamans en devenir. « Chez les femmes enceintes, les craintes sont essentiellement liées à l’accouchement. Mais dès que le bébé est né, les anxiétés s’articulent autour du rôle de mère : vais-je être une bonne mère? Mon bébé dort-il, boit-il assez? Est-ce que je vais l’échapper en pleine nuit ou rouler sur lui dans mon lit? » En somme, les questionnements ne manquent pas.

Ces anxiétés, jusqu’à un certain point, sont normales. Et ce qui angoisse une maman ne sera pas nécessairement ce qui en angoisse une autre. Pour Clara, 31 ans, maman de jumelles de 17 mois, c’est son rapport à la consommation qui était problématique. « On veut tant le meilleur pour nos enfants que j’ai passé des heures à faire les “bons” achats : à lire les critiques, à choisir des tissus non toxiques, etc. On peut tout trouver sur Internet… et justement, comme on peut tout trouver et son contraire, ça n’a pas de fin. Ça peut rapidement faire écho à ton angoisse! »

Se permettre de vivre ses émotions

On a souvent l’impression que les mamans d’aujourd’hui sont plus anxieuses que l’étaient leurs mères. « Je crois que c’est le cas, oui, confirme Sylvia Otvos, elle-même maman de trois enfants. Les médias sociaux, les faits divers relatés par les médias, les forums de mamans peuvent nourrir la comparaison et les peurs des mamans. » Mme Otvos et son équipe rappellent à leurs clientes que les hormones jouent en leur défaveur. Jusqu’à 80 % des femmes vont vivre un baby blues, une déprime transitoire liée aux changements hormonaux qui surviennent dans les jours suivant l’accouchement. « Dans une même journée, on peut vivre une véritable montagne russe d’émotions qui nous fera passer des larmes aux rires aux larmes, plusieurs fois! » Si la déprime s’installe pendant plus de quelques jours, se fait plus persistante, que la maman broie du noir et qu’elle n’arrive plus à dormir ou à s’alimenter ou à sortir du lit, il faudra consulter sans tarder. Il pourrait alors s’agir d’une dépression post-partum, un état médical nécessitant un suivi.

Comment s’aider à mieux vivre ces premières semaines, premiers mois avec un nouveau-né? Quelques conseils de Sylvia Otvos :

  • S’entourer. Là où c’est possible pour le papa de prendre congé, c’est l’idéal. (Au Québec, le Régime québécois d’assurance parentale permet aux papas de prendre jusqu’à 5 semaines de congé à la naissance du bébé et de toucher une prestation de 70 % du revenu, jusqu’à un revenu maximum de 74 000 $.) Un réseau fort et fiable est d’un précieux secours aux nouveaux parents, qui gagnent à avoir accès à de l’aide. Attention aux visiteurs bien intentionnés mais qui accaparent l’énergie des parents! On limite la visite dans les premiers mois et on privilégie la visite «utile» qui arrive munie de repas, de bras pour faire le ménage ou la lessive et qui offre de prendre bébé le temps que maman puisse prendre sa douche!
  • Briser l’isolement. L’anxiété n’est en rien aidée par une maman seule qui cherche ses réponses sur Internet! Si la famille est loin, on se tourne vers des amies, des voisins et des groupes de mamans qui se rencontrent périodiquement. Parfois, simplement rencontrer une amie pour un café afin de normaliser les courtes nuits et les pleurs de bébé, c’est déjà aidant.
  • Lâcher prise. Laissez tomber les cuisines étincelantes et les soupers 3 services! Les premières semaines avec bébé devraient servir à bâtir le lien avec lui et à apprendre le dur métier de parent. Tout le monde comprendra le panier de lavage qui déborde en permanence. Mieux encore, mettez les invités au boulot!

C’est inévitable : bébé finira par se faire un bleu, attraper un virus ou manger une poignée de sable au parc! Mais on peut quand même adopter les bons gestes pour éviter un maximum d’accidents fâcheux. Quelques recommandations en vrac de Sylvia Otvos :

  • Placer des veilleuses dans les couloirs et les escaliers de la maison et éviter de porter des bas dans l’escalier quand on porte bébé.
  • Toujours garder une main sur le bébé sur la table à langer. Si on doit se déplacer pour chercher un produit manquant, on prend bébé dans nos bras et on l’emmène avec nous.
  • Ne jamais laisser un bébé sans surveillance dans le bain, même un bébé qui se tient bien assis, même dans un bain contenant très peu d’eau. On laisse sonner le téléphone et on ignore la sonnerie de la porte. Si c’est urgent, on emmaillote bébé et on le prend avec soi.
  • Ne pas présumer que bébé peut dormir sans barrières sur notre lit puisqu’il ne rampe pas. Même les nouveau-nés arrivent parfois à ramper jusqu’au bord.
  • Dès que le bébé est en âge de ramper ou marcher à quatre pattes, il a besoin de surveillance constante. On couvre les prises électriques, on verrouille les armoires et tiroirs accessibles, on place en hauteur les médicaments et produits nettoyants ou dangereux (et on barre aussi ces armoires!), on place des barrières en haut et en bas de l’escalier, on attache solidement les étagères et meubles au mur, on met hors d’accès les cordes de rideaux et de stores.
  • Attention aux petits objets qui traînent (comme les LEGO de la fratrie!). Si l’objet peut passer dans un rouleau de papier de toilette, il peut passer dans la gorge d’un bébé. Attention particulièrement aux piles rondes et à la monnaie.
  • Durant l’hiver, surtout le temps des Fêtes, on peut demander aux gens malades d’éviter de nous visiter, mais on garde en tête que si un rhume est désagréable, tant que bébé ne fait pas de fièvre, son état ne nécessite pas qu’on s’inquiète outre mesure.

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