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Vie et collectivité

13 mai 2015

9 choses à savoir pour mieux comprendre votre garçon

Vous êtes mère d'un garçon, et vous vous demandez parfois comment vous comporter avec ce petit homme? Deux expertes nous parlent des garçons et nous aident à mieux les comprendre.

Les enfants, garçons ou filles, ont chacun leur propre personnalité. Mais on observe aussi des comportements et des attitudes propres aux garçons et aux filles, que l'on peut d'ailleurs parfois expliquer par des faits biologiques. Si vous êtes mère d'un garçon, vous vous êtes sûrement déjà demandée comment vous comporter avec ce petit homme. Deux expertes nous donnent quelques tuyaux.

Tout d'abord, une chose à éviter : étiqueter notre garçon et tomber dans les stéréotypes. Plus nous lui ouvrirons d'horizons, plus nous lui offrirons de modèles, plus il réussira à développer sa personnalité. Et, pour nous aider, voici quelques éléments utiles pour mieux comprendre les garçons.

Tenez compte de son développement

«Les filles sont souvent plus précoces que les garçons dans leur développement cérébral et physique. Et elles sont prépubères plus tôt que les garçons», explique Mélissa Sayeur, neuropsychologue à la Clinique Churchill, à Greenfield Park. Les garçons sont ainsi un peu moins matures que les filles du même âge quant au jugement, aux comportements sociaux et à la capacité à gérer leurs impulsions. Il faut donc en tenir compte dans nos exigences.

Il est débordant d’énergie

Actif ou hyperactif? D’abord, précisons que, de manière générale, les garçons ont un plus grand besoin de bouger que les filles. «Les garçons aiment avoir un grand espace de jeux, alors que les filles peuvent jouer dans des espaces plus restreints», note Mme Sayeur. Il faut aussi savoir que la prévalence de troubles du déficit d’attention est plus grande chez les garçons que chez les filles : «En général, les garçons sont plus hyperactifs, et les filles plus souvent inattentives», précise-t-elle.

Il vous faudra répéter, répéter

Il faut parfois répéter plus souvent les règles aux garçons. C'est normal, explique Mme Sayeur : «C’est souvent plus difficile pour les garçons que pour les filles de suivre les règles; c'est entre autres beaucoup lié à la maturité.»

Il a un lien unique avec son père…

«Les pères n’ont pas la même approche que les mères avec leurs enfants, constate Isabelle Paradis, coach familiale et éducatrice spécialisée, membre du réseau Nanny Secours. Ils les encouragent à explorer, ils sont plus dans l’action, ils les surprotègent moins. Et c’est parfait! La société change, les pères sont plus présents dans la vie des enfants. Désormais, les enfants ont le modèle d’un père et d’une mère qui travaillent en équipe!» Les garçons apprennent beaucoup au contact de leur père, qui est leur modèle masculin par excellence.

…Et avec sa mère

Si les filles vivent le complexe d’Œdipe avec leur père, les garçons vivent le complexe d’Électre avec leur mère; il est normal que les tout-petits éprouvent, un certain temps, une passion envers leur parent du sexe opposé. Les garçons essaient donc de gagner le cœur de leur mère. Cette phase de leur développement est nécessaire pour qu'ils construisent leur identité et, habituellement, autour de cinq ans, cela s’estompe. «Mais la mère reste, pour un garçon, le premier modèle féminin, celui auquel il comparera les autres femmes», explique Mme Paradis. Et l'une des forces des mères avec les garçons, c'est de leur apprendre à verbaliser ce qu’ils vivent, à mettre des mots sur leurs émotions et leurs sentiments.

Il ressent par en dedans

Les garçons ont tendance à être plus détachés de leurs émotions : ils parlent moins spontanément que les filles de ce qu’ils ressentent. «C'est pourquoi ils ont davantage des comportements extériorisés et plus impulsifs», observe Mélissa Sayeur. Si votre fils est bagarreur ou un peu prompt, il est d’autant plus important de lui apprendre à verbaliser ce qu’il vit pour qu’il apprenne à contrôler ses émotions.

Les stéréotypes ont la vie dure

«La société impose encore beaucoup de stéréotypes aux garçons, mais on sent que ça change, estime Mélissa Sayeur. Les différences sont moins stigmatisées, d’où l’importance de présenter plusieurs modèles à nos enfants : plus ils en ont, moins il y a de préjugés. Il faut surtout être à l’écoute de leurs intérêts. Aujourd'hui, les enfants ne sont plus confinés dans des activités censément liées à leur sexe : certains garçons peuvent préférer le chant au sport, par exemple.» Les parents doivent donc voir leur enfant d'abord comme un petit être humain plutôt que comme un garçon ou une fille. «Depuis une vingtaine d’années, on sent un réel effort des parents pour avoir une même approche éducative avec les garçons et les filles. Mais, sans qu'on s'en rende compte, certains stéréotypes persistent», précise Isabelle Paradis. Pour déjouer ces stéréotypes, il faut d’abord savoir qu'ils existent, puis s’efforcer de s’en éloigner quand nous sentons qu’ils influencent trop notre manière d’agir avec nos enfants.

Il devra s’adapter à la vie d’écolier

On dit souvent que l’école n’est pas pensée pour les garçons. En fait, selon Mme Paradis, le modèle scolaire actuel ne répond pas au besoin de bouger des enfants, garçons ou filles. Et, si les filles semblent s’y trouver mieux que les garçons, c’est peut-être parce qu'elles accordent plus d’importance que les garçons à ce que les autres pensent et ont davantage le souci de se conformer à ce que la société semble attendre d'elles. Puisque l’école ne changera pas d’un coup, les parents doivent s'assurer que leur garçon y trouve sa place. S’il est le gigoteux de la classe, qu’il a de la difficulté à rester concentré et dérange les autres, on peut par exemple l'inscrire à un sport de groupe. «On devrait intégrer 20 à 30 minutes d’activités physiques chaque jour. Bouger a un effet bénéfique et permet de régulariser la capacité d’attention et la gestion des émotions», explique Mélissa Sayeur.

Pensez à l'impact…sur votre portefeuille

Tout ce que nous venons de voir a-t-il un impact sur vos finances? Il semble que oui. Deux études, rapportées par les sites français Parents et Planet.fr, révèlent en effet qu'avoir un garçon pèserait plus lourd sur le portefeuille des parents. Les garçons deviendraient indépendants financièrement plus tard que les filles, et les Tanguys seraient donc plus souvent… des garçons! Si, durant la petite enfance, les coûts sont davantage reliés aux types d'activités plutôt qu'au sexe — au soccer, un garçon et une fille ont besoin du même équipement —, plus tard, cela change : par exemple, les primes d'assurance automobile sont plus élevées pour les garçons que pour les filles

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